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Canadian Paediatric Society

Foire aux questions

Si vous vous posez des questions qui ne figurent pas dans les sections précédentes, écrivez-nous, à nrp@cps.ca , ou téléphonez-nous, au 613-526-9397, poste 249. Quelqu’un vous répondra dans un délai de sept à dix jours ouvrables.

Si la question est pertinente pour tous les utilisateurs du PRN, la réponse sera ajoutée à celles qui existent déjà.

Vous posez-vous des questions au sujet de l’examen virtuel du PRN? Visitez la Foire aux questions de l’examen virtuel du PRN pour en savoir plus.

En matière d’administration

  • Comment les questions incluses dans la FAQ du site Web du PRN hébergé par la SCP sont-elles affichées ou révisées?

    Les questions de la FAQ sont soumises au sous-comité d’éducation du PRN par les évaluateurs du PRN, la SCP ou les membres du conseil d’administration du PRN.

    Le sous-comité de l’éducation révise la FAQ et modifie ou supprime les questions selon les nouvelles données obtenues ou les dédoublements. La FAQ est ensuite distribuée au comité de direction du PRN, puis au conseil d’administration afin d’obtenir leurs commentaires et leur approbation avant d’être affichée.

    La FAQ reflète un consensus d’opinions de cliniciens, de formateurs et d’administrateurs de multiples territoires de compétences canadiens. Les réponses scientifiques sont des interprétations des documents scientifiques établies par le groupe. Les questions sont généralement rédigées pour répondre à des points qui ont besoin d’être clarifiés plutôt que des documents de principes, des lignes directrices prescriptives ou des recommandations scientifiques probantes.

    N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires ou de vos nouvelles questions si vous le jugez pertinent.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Quels crédits de formation ou de perfectionnement professionnel puis-je réclamer à l’égard du PRN?

    Le College des médecins de famille du Canada permet d’attribuer deux(2) crédits Mainpro + pour chaque heure de formation.

    Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada permet d'attribuer des crédits de la section 2 du maintien du certificat.  Les participants aux cours du PRN peuvent réclamer deux (2) crédits pour chaque heure de formation.  Ces crédits s’appliquent à toute la formation du PRN, y compris les cours pour les dispensateurs et les formations pour les évaluateurs.  En plus, les participants peuvent réclamer jusqu'à 10 heures de crédits sous la section trois.  

    Infirmières : Au Canada, les infirmières peuvent inclure le temps consacré à leur cours dans les exigences de compétences continues de leur organisme de réglementation provincial.

    Sages-femmes : Au Canada, les sages-femmes peuvent inclure le temps consacré à leur cours dans les exigences de compétences continues de leur organisme de réglementation provincial.

    Inhalothérapeutes : Chaque organisme de réglementation détermine ce qui est admissible aux crédits selon leur programme. La Société canadienne des thérapeutes respiratoires attribue un crédit par heure de formation.

    Révisé : le 7 mars 2017

  • Qu’est-ce que la base de données nationale des évaluateurs du PRN canadien?

    La base de données nationale des évaluateurs du PRN canadien est gérée par la Société canadienne de pédiatrie.

    Les évaluateurs et les formateurs des évaluateurs (FÉ) du PRN inscrits dans la base de données:

    a. reçoivent une carte d’évaluateur du PRN ou de FÉ du PRN.
    b. reçoivent des crédits pour diriger les cours ou en être l’assistant.
    c. ont accès à un système virtuel sécurisé pour mettre à jour leurs coordonnées et vérifier leur statut.
    d. sont en mesure d’inscrire les cours pour les dispensateurs et les évaluateurs et de soumettre la liste des participants aux cours par voie électronique.
    e. reçoivent des cartes de dispensateur préimprimées qu’ils distribuent aux participants aux cours.
    f. reçoivent des mises à jour régulières sur les lignes directrices canadiennes et la FAQ du PRN canadien.
    g. reçoivent des rappels six mois et trois mois avant de renouveler leur statut d’évaluateur.
    h. reçoivent un avis des ressources du PRN offertes dans le site Web.

    Lorsqu’ils sont inclus dans la liste d’un évaluateur, les dispensateurs du PRN :

    • reçoivent une carte de dispensateur du PRN afin de pouvoir prouver leur statut.
    • sont en mesure de vérifier leur statut auprès du bureau national.
    • peuvent récupérer une carte perdue de dispensateur du PRN par son profil en ligne.

    Confidentialité : Toute l’information contenue dans la base de données est confidentielle, mais le SCP partage les données du PRN avec les organisations provinciales et nationales du PRN afin de leur permettre de surveiller la disponibilité des FÉ et des évaluateurs ainsi que l’offre et le nombre de cours dans leur région.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Comment devient-on évaluateur du PRN?

    Consultez la page devenir évaluateur inscrit du PRN pour obtenir plus de renseignements.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Que signifie « coenseignement »?

    Le « coenseignement » (ou « démonstration » dans certaines provinces) est une dernière étape importante dans le processus pour devenir un évaluateur du PRN. Il devrait se dérouler peu après la participation à un cours d’évaluateurs du PRN, et pas plus de six mois après la fin du cours.

    Le coenseignement devrait être donné pendant un cours pour les dispensateurs du PRN. Le cours pour les évaluateurs du PRN peut inclure des ateliers d’intégration des habiletés, mais il ne respecte pas les exigences de ce coenseignement. Le coenseignement est une expérience d’apprentissage pour le candidat évaluateur pendant lequel un précepteur l’observe, fait un retour sur les événements et lui fait des commentaires constructifs. Il arrive que les candidats évaluateurs aient besoin de plus d’une expérience de coenseignement. La réussite du coenseignement est déterminée au gré du précepteur.

    Le précepteur doit être un formateur des évaluateurs (FÉ) du PRN ou un évaluateur du PRN d’expérience (délégué), désigné par un FÉ. Le rôle de précepteur consiste à soutenir et à orienter le nouvel évaluateur.

    Le cours de coenseignement ne fait pas partie des trois cours qu’un évaluateur doit donner tous les trois ans.

    Révisé : le 22 mars 2017

  • Mon cours « coenseignement » fait-il partie du nombre de cours exigés pour demeurer évaluateur du PRN?

    Non, le « coenseignement » n’est pas considéré comme l’un des cours exigés pour demeurer en règle.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • L’inscription dans la nouvelle base de données coûte-t-elle quelque chose?

    Oui. Les évaluateurs paient des frais d’inscription de 115 $ plus taxes à tous les trois ans. Ces frais couvrent les coûts de gestion de la base de données et contribuent à l’émission des cartes des évaluateurs et des dispensateurs. La SCP ne facture pas directement les dispensateurs. .

    Frais d’inscription pour les évaluateurs du PRN
     
    Période de trois ansFraisTPS/THV/TVQTotale
    Provinces/ Térritoires   
    AB, BC, MB, NT, NU, SK, YT115,00 $5%120,75 $
    ON115,00 $13%129,95 $
    QC115,00 $5 % + 9.975%132,22 $
    NB, NL, NS, PE115,00 $15%132,25 $
    L’extérieur du Canada115,00 $n/a115,00 $

    Révisé : le 10 octobre 2016

  • Une organisation peut-elle payer l’inscription de multiples évaluateurs?

    Oui. Pour ce faire, les organisations doivent remplir un formulaire d’inscription des évaluateurs différent au nom de chaque évaluateur et expédier tous les formulaires, de même que le paiement de chaque évaluateur.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Les coordonnateurs du PRN dans les établissements peuvent-ils saisir la liste des participants aux cours pour le compte des évaluateurs?

    Oui. Écrivez à nrp@cps.ca pour obtenir un numéro d’ouverture de session et un mot de passe.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Comment maintient-on son statut d’évaluateur?

    Un évaluateur doit enseigner deux cours tous les deux ans et payer les frais d’inscription pour demeurer en règle. La base de données de la SCP conservera un dossier électronique des listes de participants virtuelles qui confirmeront quels évaluateurs auront donné des cours.

    Six mois avant l’expiration de leur statut, les évaluateurs recevront un rappel par courriel, qui inclura la date d’expiration officielle de leur inscription à titre d’évaluateur, ainsi que le nombre de cours que la SCP a en dossier à leur sujet. Trois mois plus tard, les évaluateurs recevront une lettre papier (à leur adresse favorite) qu’ils devront remplir et envoyer au bureau de la SCP, conjointement avec les frais pertinents. Ces frais sont payables par chèque (à l’ordre de la SCP), Visa ou MasterCard. Lorsque tous les documents nécessaires auront été reçus, le renouvellement sera traité et une nouvelle carte des évaluateurs sera émise.

    Les nouveaux candidats évaluateurs doivent « coenseigner » un cours pour les dispensateurs avec un formateur des évaluateurs ou son délégué avant de pouvoir soumettre leur formulaire d’inscription et le saisir dans la base de données. Ce cours en « coenseignement » ne compte pas parmi les cours exigés pour demeurer en règle.

    Les évaluateurs en règle doivent participer à un atelier de perfectionnement des évaluateurs lorsqu’un changement important est apporté aux lignes directrices du PRN.

    Tous les évaluateurs du PRN doivent également :

    • demeurer à jour en matière d’exercices et de formation en réanimation néonatale.
    • connaître leurs propres limites et chercher des ressources et de l’aide, au besoin.
    • remplir et soumettre les listes de participants à la SCP, afin de s’assurer que les participants qui auront réussi leur cours reçoivent les cartes de dispensateur.
    • maintenir les communications avec leur programme du PRN provincial ou régional.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Proroge-t-on la période pour enseigner le nombre de cours exigé lorsqu’un évaluateur part en congé parental ou en congé prolongé?

    Non. Dans des situations exceptionnelles, les établissements peuvent proroger le statut d’évaluateur pendant une période fixe (ne dépassant pas trois mois) afin de donner un cours et de respecter les exigences (voir la question similaire au sujet des dispensateurs). Cette prorogation est accordée au gré de l’établissement, mais la date de renouvellement demeurera inchangée.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Que faire si mon statut d’évaluateur a expiré?

    Vous aurez besoin de suivre un cours pour les évaluateurs. Prenez contact avec votre formateur des évaluateurs du PRN ou avec votre représentant régional ou provincial pour obtenir plus d’information.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Que dois-je faire lorsque je suis prêt à donner un cours pour les dispensateurs?

    Consultez  La tenue du cours du PRN. Les évaluateurs doivent être inscrits pour pouvoir soumettre des listes ou recevoir des crédits à titre d’évaluateur adjoint.

    Révisé : le 1er septembre 2016

  • Quels sont les volets du cours pour les dispensateurs et quelle devrait être la durée d’un cours?

    Un cours pour les dispensateurs du PRN doit inclure les éléments suivants :

    i. La lecture préalable du manuel du PRN,6e édition (accompagnée ou non de la visualisation du dévédérom), suivie de la réussite de l’examen virtuel dans les 30 jours précédant la tenue du cours prévue.

    ii. La réussite d’un atelier du PRN en direct qui inclut :

    • les stations de compétences de rendement,
    •  les stations de compétences intégrées (scénarios d’exercices, y compris une évaluation du mégacode pour chaque participant),
    • la participation à une séance d’apprentissage fondée sur la simulation et un exercice de retour sur les événements.

    La durée et le contenu de chaque cours varient selon les besoins d’apprentissage des participants. Par exemple, les participants qui sont membres d’une équipe de transport régionale peuvent déterminer qu’ils ont besoin de s’exercer à l’intubation et à l’insertion d’un cathéter dans la veine ombilicale. Ils doivent réussir les stations de compétences de rendement, les stations de compétences intégrées, les mégacodes et les exercices de simulation et de retour sur les événements portant sur ces besoins d’apprentissage. Selon le nombre de participants, ce cours durera probablement de trois à quatre heures.

    Les cours destinés aux nouveaux apprenants ou à ceux qui ont besoin de revoir plus de matière dans le cadre des stations de compétences de rendement (c’est-à-dire la vérification du matériel, les étapes initiales, l’administration des médicaments, une ventilation en pression positive efficace, etc.) peuvent être plus longs, mais ils contiennent également les éléments obligatoires, soit les stations de compétences de rendement, les stations de compétences intégrées ainsi que la simulation et le retour sur les événements. Ce cours peut durer de six à huit heures.

    L’adaptation de chaque cours du PRN afin qu’il réponde aux besoins d’apprentissage des participants est un concept relativement nouveau pour le PRN, et il faudra peut-être du temps pour établir la logistique et la durée de chaque cours. Toutefois, elle donnera lieu à des cours plus efficaces et plus pertinents. Les discussions avec vos collègues évaluateurs avant un cours et le retour sur les événements par la suite amélioreront l’expérience des participants et faciliteront la planification des prochains cours.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Je ne donne pas le cours de base du PRN mais je dirige des exercices d’apprentissage fondés sur la simulation. Est-ce qu’ils peuvent être comptabilisés comme cours du PRN?

    Non. Pour que les apprenants terminent une formation du PRN reconnue, ils doivent effectuer tous les éléments du cours, soit la réussite de l’examen virtuel avant la réussite d’un cours en salle.

    Les cours du PRN comprennent des postes d’habiletés pratiques axés sur l’acquisition des habiletés personnelles en équipe, la réussite d’une évaluation objective (mégacode) et un exercice de simulation et de retour sur les événements axé sur les habiletés en équipe. L’apprentissage fondé sur la simulation n’est que l’un des aspects du cours du PRN. Pour réussir la formation du PRN, les apprenants doivent en réussir tous les volets.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Combien de temps doit-on conserver la documentation (c.-à-d. les contrats de confidentialité, les mégacodes, etc.)

    Étant donné les exigences d’inscription du comité directeur national et de la Société canadienne de pédiatrie (SCP), il est suggéré que les évaluateurs ou les établissements conservent les documents suivants en fichier pendant trois ans :

    1. La liste complète des participants (remplie par les participants en classe ou une copie de la liste soumise par voie électronique à la SCP)
    2. Une copie de la feuille de réussite de l’examen virtuel

    Il est également suggéré de conserver une copie signée du contrat de confidentialité de chaque participant pendant une période d’un an.

    Si vous avez demandé des crédits de formation continue pour un cours, l’organisme subventionnaire peut avoir des exigences précises. Vérifiez auprès de l’organisme. De plus, chaque établissement peut disposer de lignes directrices sur la gestion des dossiers du personnel. Les évaluateurs sont donc encouragés à consulter leur gestionnaire ou leur service de gestion du risque ou d’assurance-qualité.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Je suis dispensateur du PRN. Que dois-je faire pour conserver mon statut?

    Le statut de dispensateur doit être renouvelé tous les deux ans et pour ce faire, il faut réussir l’examen virtuel et participer à un atelier pour les dispensateurs. Depuis l’adoption des lignes directrices de la 6e édition, il n’y a plus de cours de « renouvellement des dispensateurs ». Les dispensateurs devront plutôt suivre un cours dont le contenu est adapté pour respecter leurs besoins et leur offrir l’occasion de s’exercer dans le cadre des ateliers d’intégration des habiletés et de réussir le mégacode pertinent.

    Dans des situations exceptionnelles, les établissements ou les régions autorisent une prorogation ou une période « de grâce », prorogeant l’inscription des dispensateurs du PRN pendant quelques semaines afin de permettre de planifier des cours ou des calendriers universitaires. Cette période de grâce ne peut pas dépasser trois mois, mais la prorogation est accordée au gré de l’établissement. Il est à souligner que la date de renouvellement originale du dispensateur demeurera inchangée. La prorogation du statut de dispensateur devrait être l’exception plutôt que la règle et être réservée aux situations inattendues ou inévitables. Consultez la rubrique Maintenir le statut de dispensateur à jour pour obtenir plus d’information.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • La base de données fait-elle le suivi des dispensateurs du PRN?

    Oui, par les listes de participants aux cours et la distribution des cartes de dispensateur. Les données relatives aux évaluateurs et aux dispensateurs seront fournies aux organisations provinciales pour aider à surveiller et à améliorer les activités du PRN dans chaque province.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Comment les cartes de dispensateur sont-elles distribuées?

    Lorsqu’une liste de participants à un cours est soumise, le personnel de la SCP transmet les cartes de dispensateur à l’évaluateur du cours, qui les signera et les distribuera aux participants au cours.

    Nous invitons les évaluateurs à demander aux participants de leur remettre une enveloppe-réponse affranchie dans laquelle ils leur enverront leur carte de dispensateur. Le coût des cartes de dispensateur est inclus dans les frais d’inscription des évaluateurs.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Que dois-je faire si je perds ma carte d’évaluateur ou de dispensateur?

    Vous avez maintenant accès à votre carte de dispensateur ou d’évaluateur par l’entremise de la base de données des programmes de réanimation et de stabilisation néonatales. Si vous avez égaré votre carte, vous pouvez demander un nouveau mot de passe en passant par le lien « Remise à zéro/Mot de passe oublié? » au milieu de la page www.cps.ca/fr/nrp-prn/base-de-donnees. Un courriel incluant votre numéro d’usager vous sera expédié par noreply@cps.ca pour vous confirmer votre nouveau mot de passe. Vous trouverez votre carte à l’onglet « Mes dossiers ».

    Si vous avez encore des problèmes, écrivez au personnel de la SCP, à nrp@cps.ca

    Révisé : le 22 mars 2017

  • Le système virtuel avise-t-il automatiquement l’évaluateur des résultats de l’examen virtuel (réussite ou échec) et des réponses incorrectes?

    Non. Le participant doit imprimer la page qui indique s’il a réussi ou échoué et l’apporter à l’évaluateur. L’information imprimée n’indique pas quelles questions le participant a échouées. Les futures versions du logiciel corrigeront peut-être le problème.

    Si l’établissement de l’évaluateur a créé un site Express avec HealthStream, l’évaluateur pourra créer des rapports liés aux activités des participants (nombre de tentatives et résultats).

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Je déménage dans une autre province. Mon statut du PRN y sera-t-il reconnu?

    Tant le statut d’évaluateur que celui de dispensateur est transférable partout au Canada.

    Cependant, compte tenu des différences de traitement provinciales et territoriales, les évaluateurs et les formateurs des évaluateurs doivent prendre contact avec l’administration du PRN locale, régionale ou provinciale, car les critères d’admissibilité peuvent différer selon les territoires de compétence.

    Certains territoires exigent que les nouveaux évaluateurs fassent du coenseignement avant de donner des cours dans leur établissement. Les évaluateurs qui déménagent aux États-Unis devront prendre contact avec le représentant local ou étatique, car les exigences et les ressources obligatoires y sont différentes.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • La SCP recense-t-elle les cours donnés à l’extérieur du Canada?

    La SCP ne recense pas systématiquement les dispensateurs du PRN de l’extérieur du Canada. Des exceptions sont possibles, sous réserve d’une entente préalable avec le conseil d’administration du PRN canadien afin d’aider les territoires de compétence qui font appel au matériel canadien et qui n’ont pas encore les moyens de gérer leur propre infrastructure du PRN.

    Les évaluateurs du PRN déjà inscrits à la SCP et qui donnent des cours pour les dispensateurs ou pour les évaluateurs à l’extérieur du Canada peuvent demander que le cours soit inclus dans la base de données de la SCP. La SCP peut l’accepter si :

    • il est soutenu par un établissement de formation canadien;
    • des évaluateurs du PRN canadien en sont les professeurs;
    • la version canadienne du PRN est enseignée.

    Les évaluateurs canadiens peuvent alors inscrire qu’ils ont donné ce cours dans le cadre du maintien de leur statut d’évaluateur.

    La SCP n’a aucune autorité sur les dispensateurs de soins de l’extérieur du Canada. Les évaluateurs du PRN canadien qui enseignent à l’extérieur du Canada doivent connaître les organisations locales qui supervisent la formation en réanimation néonatale. Au moment d’enseigner le PRN, il faut établir clairement que le PRN est un programme de formation et que les étudiants de l’extérieur du Canada ne recevront pas de carte de dispensateur. La réussite du programme ne procure ni certification ni compétence clinique.

    Révisé : le 24 mars 2017

  • Qui doit prendre la leçon 8 intitulée « La réanimation des bébés prématurés? »

    La leçon 8 et mieux adaptée aux dispensateurs qui sont susceptibles de soigner des prématurés, mais il est important de souligner qu’un enfant prématuré peut naître dans n’importe quel établissement. Tous les dispensateurs sont invités à lire l’intégralité du texte du PRN.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Les praticiens sont-ils tous tenus de terminer les leçons 1 à 9?

    Non. Il existe deux possibilités pour terminer le cours. Les praticiens tenus d’effectuer tous les types de réanimation ou d’y être assistants doivent réussir toutes les leçons. Les praticiens dont l’ensemble de compétences ou la portée de pratique n’inclut pas toute l’étendue de la réanimation doivent réussir les leçons 1 à 4, la leçon 9 et le mégacode de base pour s’inscrire au cours. Les praticiens sont invités à effectuer également la leçon 8.

    La carte de dispensateur émise par la Société canadienne de pédiatrie indiquera les leçons et le mégacode réussis. Tous les dispensateurs sont invités à lire l’intégralité du texte du PRN.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Je travaille à l’urgence. La leçon 9 ne semble pas s’appliquer dans ce contexte. Dois-je tout de même terminer cette leçon pour réussir le cours de base?

    Oui. Même si la leçon 9 porte sur la mise en œuvre de principes éthiques et de communication tels qu’ils peuvent surgir dans la salle clinique de travail et d’accouchement, les principes fondamentaux s’appliquent à la réanimation en tous lieux. Les professionnels de la santé, tels que les professionnels paramédicaux et le personnel de la salle d’urgence, peuvent faire face à des situations de travail et d’accouchement prématuré imprévues. Pour soutenir les parents et dispenser des soins dans ces situations stressantes, il est utile de comprendre les principes éthiques et de communication et de les appliquer de manière éclairée, compatissante et axée sur la famille. Le cours du PRN peut fournir des possibilités de discussion qui peuvent contribuer à la mise en application du contenu de la leçon 9 dans votre environnement.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Que doit-on faire lorsqu’un étudiant a constamment besoin de faire réévaluer leurs ateliers d’intégration des habiletés ou leur mégacode?

    Parmi les solutions proposées pour un participant qui a constamment besoin de faire réévaluer les ateliers d’intégration des habiletés et le mégacode, soulignons :

    • le retour sur les événements avec le participant et la résolution de problèmes pour découvrir où le(s) problème(s) surgi(ssen)t;
    • une période de reprise de formation pour régler les problèmes;
    • la reprise de l’examen avec un autre évaluateur;
    • des exercices supervisés supplémentaires.

     

    L’état de préparation à la pratique clinique et la certification des habiletés sont déterminés par les employeurs et les organismes de réglementation dans le domaine de la santé et non par la participation à un cours du PRN, qui est un outil de formation. En outre, le mégacode n’évalue pas les compétences, mais l’habilité à effectuer une activité d’apprentissage fondée sur la simulation.

    Révisé : le 1er mai 2014

En matière de clinique et d’éducation

  • Dans les lignes directrices de la 5e édition, il y avait des différences entre les États-Unis et le Canada sur le plan de la pratique clinique. Est-ce le cas dans la 6e édition?

    Puisque l’utilisation de l’air comme gaz favorisé pour amorcer la réanimation de la plupart des bébés se généralise, les algorithmes pour les États-Unis et le Canada sont désormais identiques. La différence majeure en pratique clinique porte sur la dose d’adrénaline recommandée. Au Canada, on continue d’utiliser les doses simplifiées recommandées en 2006.

    L’interprétation de la 6e édition dans le contexte canadien comporte d’autres différences mineures. Les étudiants qui suivent des cours au Canada devraient lire l’Addenda canadien pour obtenir le résumé des recommandations thérapeutiques au Canada.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Quels sont les principaux changements à l’algorithme dans la 6e édition?

    Les changements de l’algorithme incluent :

    • Trois questions d’évaluation rapide au lieu de quatre.
    • Un changement de la ligne de temps (marge de gauche) pour refléter la nécessité de procéder à une réévaluation toutes les 30 secondes seulement pendant les 90 premières secondes. Au bout de 90 secondes et une fois les compressions amorcées, la réévaluation à lieu toutes les 45 à 60 secondes.
    • Dégager les voies aériennes, « au besoin ».
    • L’utilisation de la saturométrie à l’amorce de la ventilation en pression positive (VPP) ou à l’administration d’oxygène d’appoint.
    • L’utilisation d’une PPC aux nourrissons dont la respiration est laborieuse ou qui présentent une cyanose persistante.

    REMARQUE : Même si « Liquide amniotique transparent? » ne fait plus partie des questions de l’évaluation rapide, les soins des nourrissons non vigoureux nés dans du liquide amniotique contenant du méconium n’ont pas changé. Ces nourrissons devraient être intubés et faire l’objet d’une aspiration derrière les cordes vocales avant d’être stimulés ou de subir une ventilation en pression positive.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Pourquoi devrions-nous recourir à l’apprentissage fondé sur la simulation?

    D’après l’International Liaison Committee of Resuscitation [ILCOR] , Le recours à la simulation en complément des méthodes de formation classiques peuvent améliorer le rendement des professionnels de la santé en milieu clinique et lors des simulations de réanimations (2010, p. E1330). La formation fondée sur la simulation permet d’assimiler à la fois les tâches et les habiletés du travail d’équipe, dans un milieu d’apprentissage sécuritaire.

    La création de scénarios simulés fournit une expérience d’apprentissage standardisée et permet à l’évaluateur de se concentrer sur des objectifs d’apprentissage préétablis axés sur les besoins des apprenants. Ces objectifs d’apprentissage intègrent des aspects cognitifs, techniques et comportementaux de la réanimation et favorisent l’acquisition d’habiletés de travail d’équipe. Des scénarios bien élaborés permettent à l’apprenant de s’immerger dans le scénario et de se comporter comme il le ferait dans la vraie vie. La participation à ces scénarios, suivie d’une réflexion et d’une discussion, favorise de riches apprentissages qui sont utiles en milieu clinique. La formation fondée sur la simulation ne procure pas seulement des possibilités de formation standardisées, mais permet aux apprenants d’acquérir de l’expérience dans le cadre de scénarios qui risquent de peu se produire, mais qui posent un risque clinique élevé. Il est fortement recommandé de faire appel à des équipes interprofessionnelles (p. ex., infirmière, médecin, inhalothérapeute agréée, sage-femme, etc.), afin de reproduire le mieux possible un milieu réel.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Ai-je besoin de matériel « haute fidélité » pour procéder aux simulations?

    Non. L’augmentation de la fidélité technique d’une simulation n’améliore pas toujours l’expérience d’apprentissage des participants au cours. Le principal élément d’une simulation bien élaborée demeure son réalisme et, par conséquent, la capacité pour l’apprenant de « mettre son incrédulité en suspens » et d’agir comme il le ferait dans la vraie vie. La fidélité technique du matériel peut varier selon les objectifs d’apprentissage d’un scénario donné. La création d’un contexte ou d’un milieu d’apprentissage réaliste importe davantage que le recours à du matériel de haute technologie. De simples accessoires, comme une blouse et des gants, peuvent accroître considérablement la « fidélité contextuelle » d’une simulation et ainsi favoriser la participation de l’apprenant au scénario.

    L’enregistrement vidéo des scénarios simulés, suivi d’un visionnement et d’une discussion réflexive, fournit d’autres occasions d’apprentissage.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Pourquoi devrions-nous revenir sur les événements?

    D’après l’International Liaison Committee of Resuscitation [ILCOR], il est raisonnable de recommander les retours sur les événements pendant les activités d’apprentissage comportant des soins à des patients simulés, de même que pendant les activités cliniques (2010, p. E1330) . Grâce au retour sur les événements, les apprenants réfléchissent au scénario qui vient de se dérouler et discutent d’aspects cognitifs, techniques et comportementaux importants de la réanimation. Le retour sur les événements devrait être axé sur les objectifs d’apprentissage préétablis, mais peut inclure d’autres points de discussion soulevés pendant le scénario.

    L’enregistrement vidéo pour faciliter le retour sur les événements ou les scénarios simulés aide à la fois le facilitateur et les apprenants à déterminer quels sont les points d’apprentissage. Grâce aux groupes de discussion dirigés par un facilitateur, les apprenants peuvent réfléchir à leur exécution de tâches importantes et à leurs habiletés en équipe. Plutôt que de faire des commentaires, le facilitateur pose des questions ouvertes pour encourager le groupe à réfléchir et à apprendre. Ce processus de promotion et de stimulation de la pensée critique de l’apprenant et la réflexion que ce processus suscite à l’égard du rendement de l’apprenant représentent de puissants outils d’apprentissage.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • En quoi le clampage tardif du cordon touche-t-il la pratique de la réanimation?

    D’après l’International Liaison Committee of Resuscitation [ILCOR], il est recommandé de reporter le clampage du cordon ombilical d’au moins une minute chez les nouveau-nés qui n’ont pas besoin de réanimation (2010, p. S524).

    D’après des données probantes, le fait de reporter le clampage du cordon améliore les issues néonatales à court et à long terme. Tant l’ILCOR que la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) recommandent que les cliniciens adoptent cette pratique dans certaines populations de nouveau-nés.

    Le moment de clamper le cordon chez les bébés en santé qui n’ont pas besoin d’être réanimés dépend de la politique de l’établissement et des souhaits de la mère. À l’instar de toute pratique clinique, le report du clampage du cordon comporte à la fois à des indications et des contre-indications. Les équipes obstétricales et néonatales devraient être préparées et coordonnées et avoir des attentes claires en matière d’évaluation, de réanimation et d’observation du bébé dont l’état semble compromis.

    Les données sont insuffisantes pour étayer ou réfuter une recommandation de reporter le clampage du cordon chez les bébés qui ont besoin d’être réanimés. (ILCOR, 2010, p. S524).

    La plupart des études sur le report du clampage du cordon excluaient les enfants qui avaient besoin d’être réanimés, et il y a peu d’études sur la faisabilité de la réanimation avant le clampage du cordon.

    Pour établir le moment du clampage du cordon ombilical après la naissance d’un bébé chez qui la réanimation est indiquée, il faut tenir compte des éléments suivants :

    • Les principaux principes de la réanimation néonatale s’appliquent toujours. Ils incluent l’inflation et la ventilation des poumons, ainsi que le maintien d’un milieu thermique stable.
    • La ventilation au masque, la principale intervention en réanimation néonatale, est une habileté difficile à maîtriser, même dans des situations contrôlées.
    • Les avantages de reporter le clampage du cordon pendant une apnée prolongée ou une bradycardie n’ont pas fait l’objet d’études.
    • Puisque le PRN a été créé lorsqu’on clampait rapidement le cordon, la plupart des interventions existantes ont été évaluées dans ce contexte.

    Il est proposé de s’attarder à l’équilibre clinique lorsqu’on songe à entreprendre une réanimation néonatale avant de couper le cordon. En attendant d’autres données probantes, une démarche raisonnable consiste à procéder à une évaluation initiale avant de couper le cordon. Si les signes cliniques indiquent qu’il faut procéder à la réanimation (effort respiratoire insuffisant ou bradycardie malgré une stimulation prudente), il faut clamper le cordon et amorcer le soutien respiratoire conformément aux lignes directrices du PRN. On peut aussi envisager la réanimation sans couper le cordon dans le cadre d’un essai clinique ou si les politiques de l’établissement, la formation du personnel ou l’installation de la salle d’accouchement appuient cette pratique.

    Révisé : le 1er mai 2014

La prise en charge thermique

  • On continue de lire que le fait de refroidir les bébés peut être bénéfique pour les issues neurologiques. Devrait-on refroidir les bébés à la naissance?

    D’après des données d’observation, l’augmentation de la température corporelle à la naissance peut nuire au cerveau néonatal des nourrissons qui ont un syndrome hypoxique-ischémique. Cependant, il existe peu de données probantes, sinon aucunes, pour indiquer que les bébés dont l’état est compromis devraient être refroidis pendant les premières minutes suivant la naissance (c.-à-d. pendant ou immédiatement après la réanimation). Il est important de déterminer la cause sous-jacente (et la gravité) de la détresse avant d’amorcer le refroidissement thérapeutique. Cependant, chez les bébés à terme et presque à terme, une fois les indications déterminées, le refroidissement devrait être entrepris sans délai, de préférence dans les six heures suivant l’accouchement et en consultation avec votre centre de soins tertiaires.

    Tant qu’on n’aura pas plus d’information à ce sujet, les recommandations au sujet de la prise en charge de la température contenues dans les présentes lignes directrices du PRN doivent prévaloir :

    • Pendant et après la réanimation, le manuel du PRN (2011) recommande de « maintenir (l)a température (des bébés) dans la plage normale. » (p. 252)
    • Il faut discuter avec votre centre de soins tertiaires des décisions relatives à la prise en charge continue de la température des candidats potentiels à une hypothermie induite ou qui visent le seuil inférieur des basses températures.

    Révisé : le 1er mai 2014

La prise en charge des voies aériennes

  • Pourquoi ne demande-t-on plus « Liquide amniotique transparent? » dans les questions d’évaluation rapide?

    Le liquide amniotique qui contient du méconium continue d’être un facteur de risque de réanimation néonatale, et il faut en informer le réanimateur lorsqu’on lui présente les autres facteurs de risque (tels qu’un tracé de la fréquence cardiaque anormal) observés avant la naissance.

    Cependant, les questions d’évaluation rapide contribuent à déterminer si un bébé a besoin d’être réanimé ou s’il peut demeurer avec sa mère et recevoir des soins peau à peau tout en demeurant en observation. La présence ou l’absence de méconium dans le liquide amniotique n’influe pas sur cette décision, et les bébés vigoureux et à terme qui baignaient dans le liquide amniotique contenant du méconium devraient demeurer avec leur mère.

    Tant que des recherches supplémentaires n’auront pas établi autre chose, les pratiques actuelles prévalent, et les bébés non vigoureux nés dans du liquide amniotique contenant du méconium devraient être intubés en vue d’une aspiration trachéale. On rappelle aux dispensateurs de soins de s'informer de la présence de méconium dans le liquide amniotique avant l'accouchement, car l'information orientera les pratiques et les interventions. 

    Révisé : le 1er mai 2014

  • On n’utilise pas le masque laryngé très souvent. Devrait-on en avoir à notre disposition?

    Oui. Le PRN recommande qu’un masque laryngé soit facilement accessible afin que le personnel formé à son utilisation l’utilise, au besoin. Tout comme pour l’intubation, l’utilisation clinique du masque laryngé exige une formation et une supervision supplémentaires et doit tenir compte des considérations relatives à l’établissement ainsi qu’à la portée de la pratique professionnelle.

    Révisé : le 1er mai 2014

L’administration d’oxygène

  • Quand devrions-nous utiliser la saturométrie et comment contribue-t-elle à orienter la pratique?

    Il faut envisager la saturométrie pendant la réanimation néonatale lorsque la ventilation en pression positive (VPP) est amorcée ou que de l’oxygène d’appoint est administré. Les bébés qui demeurent cyanosés ou qui ont une respiration laborieuse sont également candidats à la saturométrie, qui vise à éviter des taux oxygène trop élevés ou trop faibles pendant la réanimation.

    La saturométrie contribue à orienter à la fois l’administration et le titrage de l’oxygénothérapie, tout comme le fait de connaître les cibles de saturation du nouveau-né pendant la période de transition des dix premières minutes de vie. Le tableau suivant expose les saturations préductales acceptables pendant la transition chez les nourrissons à terme.

    CIBLES DE SATURATION (SpO2) PRÉDUCTALE APRÈS LA NAISSANCE

    1 minute60% à 65%
    2 minutes 65% à 70%
    3 minutes70% à 75%
    4 minutes75% à 80%
    5 minutes80% à 85%
    10 minutes85% à 95%

    Les données probantes sont limitées pour établir la vitesse à laquelle titrer l’oxygène inspiré et les incréments à privilégier. Les données d’observation appuieront l’augmentation ou la diminution des concentrations d’oxygène inspiré de 10 % à 15 % toutes les 30 secondes afin d’atteindre les cibles de saturation. D’autres recherches s’imposent pour clarifier les pratiques exemplaires.

    Une autre question clinique difficile consiste à établir la définition de « cyanose persistante » chez un nouveau-né qui respire spontanément. La difficulté surgit lorsque les observateurs n’arrivent pas à s’entendre pour déterminer que la cyanose centrale naturelle n’est plus présente. Selon des données d’observation, l’âge moyen auquel on cesse de déceler la cyanose centrale chez un bébé en santé est d’environ cinq minutes, mais la plage est très large. Malheureusement, l’évaluation de la cyanose est peu corrélée avec la saturométrie, ce qui souligne la nécessité d’utiliser le saturomètre lorsqu’on envisage d’administrer de l’oxygène d’appoint.

    Les étapes pour établir la saturométrie

    • Élaborer une stratégie pour avoir accès à la saturométrie en tout temps pendant la réanimation néonatale.
    • Renforcer les cibles de stauration pendant la réanimation en affichant un tableau des plages ciblées dans l'aire de réanimation néonatale. 
    • Enseigner au personnel les mesures suivantes:
      • Brancher le saturomètre dans la prise électrique.
      • Installer le capteur de saturation sur le poignet droit ou la main droite de l'enfant.
      • Une fois le capteur de saturation est bien installé sur le poignet du patient, vérifier le capteur de saturation à l'écran.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Quel est le gaz de réanimation optimal pour les prématurés? (En cours de révision)

    On ne sait pas quel est le gaz de réanimation optimal pour les nourrissons prématurés. En général, il est accepté que chez les bébés nés à au moins 33 semaines d’âge gestationnel, la réanimation peut être amorcée à l’air (oxygène 21 %) et que l’oxygénothérapie subséquente dépende de la saturométrie. Les cibles de saturométrie artérielle se fondent sur l’augmentation normale observée chez les nourrissons à terme et en santé pendant les quelques premières minutes de vie.

    Les données probantes sont moins claires chez les bébés de moins de 33 semaines d’âge gestationnel. Si on cible l’augmentation normale de la saturométrie artérielle observée chez les nourrissons à terme et en santé, de nombreux nourrissons prématurés en santé auront besoin de suppléments d’oxygène.

    Pour cette raison, de nombreux experts recommandent d’amorcer la réanimation par de l’oxygène 30 % avant un certain seuil d’âge gestationnel (quelque part entre 28 et 32 semaines). Puisque la plupart de ces bébés sont nés dans des centres périnatals de soins secondaires avancés ou de soins tertiaires, il est recommandé de respecter les protocoles bien établis de votre centre à haut risque local.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Le ballon autogonflable peut-il remplacer le mélangeur d’oxygène en salle d’accouchement? (En cours de révision)

    Non, le ballon autogonflable ne remplace pas le mélangeur d'oxygène. Le mélangeur d'oxygène demeure le moyen le plus fiable de titrer l'administration d'oxygène entre 21 et 100 %.

    Dans le manuel du PRN, on précise qu’il est possible d’administrer environ 40 % d’oxygène en retirant le réservoir du ballon autogonflable relié à une source d’oxygène. Cependant, la documentation scientifique récente indique que ce n’est peut-être pas le cas et qu’en réalité, des ballons autogonflables de diverses dimensions pourraient administrer de plus fortes concentrations d’oxygène que celles décrites ci-dessus. Il est donc important de se familiariser avec la fonction et la capacité du ballon de réanimation qu’on utilise.

    Révisé : le 8 mars 2017

Le soutien respiratoire

  • Doit-on se procurer un insufflateur néonatal pour les cours du PRN?

    Idéalement, les évaluateurs du PRN devraient connaître les trois appareils recommandés pour administrer la ventilation en pression positive pendant la réanimation (ballon autogonflable, ballon d’anesthésie et insufflateur néonatal). Les dispensateurs ont seulement besoin d’être formés pour utiliser l’appareil utilisé au sein de leur établissement. Le choix du type d’appareil appartient à l’établissement et ne constitue pas une recommandation du PRN.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Quelle pression inspiratoire de pointe devrait-on utiliser pendant la ventilation en pression positive

    Les données probantes sont limitées pour faire une recommandation solide sur les pressions inspiratoires de pointe initiales à administrer en réanimation néonatale. On suggère une pression inspiratoire de pointe initiale de 20 cm H2O à 25 cm H2O. On peut l’augmenter si on ne parvient pas à corriger une ventilation inefficace en rajustant le masque, en remettant la tête du bébé en position, en aspirant l’oropharynx et en ouvrant la bouche du bébé. Si on doit administrer une pression supérieure à 30 cm H2O, il faut envisager d’utiliser une autre voie aérienne. D’autres recherches s’imposent pour clarifier la question.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Quel est le moyen le plus précis de confirmer une ventilation en pression positive suffisante : l’excursion thoracique, l’auscultation de l’entrée d’air ou l’augmentation du rythme cardiaque?

    D’après les études, dans les quelques secondes suivant l’inflation des poumons, on observe normalement une augmentation de la fréquence cardiaque pendant la réanimation néonatale. Par conséquent, une fréquence cardiaque à la hausse est le premier indicateur d’une inflation ou d’une ventilation suffisante des poumons. Il faudrait toutefois observer l’excursion thoracique et ausculter l’entrée d’air bilatérale pour confirmer ces signes, surtout si la ventilation est administrée par sonde trachéale.

    Si la fréquence cardiaque n’augmente pas après l’amorce de la ventilation en pression positive, entreprendre les mesures correctives énoncées dans le manuel du PRN, qui s’établissent comme suit :

    • Régler le masque
    • Remettre les voies aériennes en position
    • Aspirer les sécrétions de la bouche et du nez
    • Ouvrir la bouche
    • Accroître la pression
    • Utiliser une autre voie aérienne

    L’acronyme MR SOPA peut vous aider à vous souvenir de ces mesures correctives.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Quelle est la différence entre la PEP et la PPC?

    On utilise généralement le terme pression expiratoire positive (PEP) lorsqu’un patient reçoit une ventilation en pression positive par ventilation manuelle ou mécanique comportant des insufflations respiratoires mécaniques. D’après des études sur des animaux, l’utilisation de la PEP est bénéfique lorsqu’on veut préserver la fonction du surfactant et maintenir le volume pulmonaire. La pression positive continue (PPC) est surtout utilisée pour indiquer que le patient reçoit un soutien en pression positive tout en respirant spontanément sans respiration mécanique imposée.

    Techniquement, la PEP et la PPC décrivent le même phénomène : une pression positive maintenue dans les voies aériennes et les alvéoles du patient pendant l’expiration. La PEP et la PPC visent toutes deux à prévenir un collapsus des voies aériennes et des alvéoles à l’expiration et à maintenir un volume pulmonaire fonctionnel.

    Les lignes directrices du PRN 2011 ont adopté l’utilisation de la PPC pour le nourrisson qui, lorsqu’il respire spontanément, présente une détresse respiratoire ou demeure constamment cyanosé. Si le patient respire spontanément et n’a pas besoin d’insufflations manuelles, la PPC peut lui être administrée au ballon d’anesthésie ou à l’aide de l’insufflateur néonatal. Il est à souligner que la PPC NE PEUT PAS être administrée au moyen d’un masque autogonflable, même si on utilise une valve de PEP.

    Il faut utiliser un manomètre de pression pour surveiller la PEP ou la PPC, généralement administrée entre 3 cm d’eau et 6 cm d’eau. En l’absence de maladie pulmonaire, une trop grande PEP ou PPC (surtout si elle est supérieure à 6 cm d’eau) peut être nuisible, accroître le travail respiratoire, provoquer une distension excessive des poumons et nuire au débit cardiaque. Les prématurés qui ont besoin d’un soutien respiratoire par PPC peuvent être candidats à une thérapie par surfactant, surtout si leurs besoins en oxygène augmentent.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Comment peut-on administrer la PEP ou la PPC à l’aide des divers appareils en pression positive? (En cours de révision)

    Pendant la vérification du matériel avant la réanimation, vous pouvez utiliser ces conseils pratiques pour administrer une PEP ou une PPC pendant et après la réanimation :

    a) Ballon d’anesthésie : À l’aide d’un débit d’environ 8 L/min (en commençant par de l’oxygène 21 %), bloquer la sortie patient (ou le masque) et régler la valve de contrôle de débit pour fournir une PEP ou une PPC de base de 5 cm d’eau à 6 cm d’eau.

    b) Ballon autogonflable : Cet appareil ne peut pas être utilisé pour administrer la PPC, mais peut servir pour administrer la PEP pendant la ventilation manuelle si une valve de PEP externe y est fixée. Si c’est le cas, il faut tourner la vis de la valve de PEP à la marque de 5 cm d’eau. On peut vérifier l’efficacité de ce réglage à l’aide d’un manomètre et en exécutant la manœuvre tout en bloquant la sortie du patient (son masque).

    c) Insufflateur néonatal : Pendant l’installation de l’insufflateur néonatal, bloquer la sortie patient (ou son masque) et régler la valve de PEP de manière que la lecture du manomètre soit de 5 cm d’eau. Le fabricant peut recommander d’utiliser un poumon artificiel pendant l’installation.

    On utilise de plus en plus une PPC par voie nasale (au moyen d’une canule ou d’un masque) après la réanimation des prématurés, pendant qu’on évalue la nécessité d’une thérapie au surfactant et qu’on envisage une intubation trachéale. Si vous n’administrez pas de PPC systématiquement, vous devriez évaluer comment administrer ce type de soutien avant que l’occasion surgisse. Votre centre de formation régional peut vous aider à cet égard.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Quelle PEP devrait-on utiliser lorsqu’on amorce la ventilation en pression positive?

    Les données probantes n’établissent pas clairement s’il faut opter pour la pression expiratoire positive (PEP) pendant une ventilation mécanique. Le comité du PRN canadien est arrivé au consensus suivant : la valeur implicite de départ peut être de 5 cm d’eau (plage de 3 cm d’eau à 6 cm d’eau). D’autres recherches s’imposent pour clarifier la question.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • Nous n’admettons pas les bébés à l’USIN lorsqu’ils ont reçu une ventilation en pression positive pendant de brèves périodes. Le devrions-nous?

    Les soins postréanimation sont soumis au jugement clinique et aux protocoles de stabilisation. Ce sont des décisions cliniques qu’influence la pratique de l’établissement.

    Révisé : le 1er mai 2014

L’administration des médicaments

  • Pourquoi a-t-on besoin de seringues de divers calibres pour prélever de l’adrénaline?

    La pratique systématique de préleber de l'adrénaline dans deux seringues de calibres différents (3 mL pour l'administration par voie trachéale et 1 mL pour  l'administration par voie intraveineuse) peut réduire les risques d'erreur de médication. 

    Le comité du PRN canadien recommande d’administrer la première dose d’adrénaline par voie trachéale pendant la réanimation cardiorespiratoire, conjointement avec l’installation de l’accès veineux ombilical.

    Puisque la dose trachéale (1 mL/kg d’une solution d’adrénaline 1:10 000, jusqu’à concurrence de 3 mL) correspond à dix fois la dose intraveineuse (0,1 mL/kg d’une solution d’adrénaline 1:10 000), il serait logique de prélever la dose trachéale dans une seringue de 3 mL et la dose intraveineuse, dans une seringue de 1 mL. La pratique systématique de prélèvement d’adrénaline dans des seringues de deux calibres (3 mL pour l’administration trachéale et 1 mL pour l’administration intraveineuse) pourrait réduire le risque d’erreur de médicament.

    Révisé : le 1er mai 2014

  • S’il s’agit d’un médicament administré après la réanimation, la naloxone doit-elle figurer sur la liste de réanimation?

    La naloxone est un médicament postréanimation, et son utilisation ne doit être envisagée qu’après la réanimation du bébé et l’instauration d’un soutien respiratoire pertinent. Par conséquent, l’utilisation et l’accessibilité de la naloxone dans la zone d’accouchement sont déterminées par l’établissement.

    Révisé : le 1er mai 2014

L’éthique et la fin de vie

Mise à jour : le 25 octobre 2017