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Canadian Paediatric Society

Assurer la sécurité des enfants atteints du diabète à l’école

le 30 septembre 2016

OTTAWA — Une initiative nationale pour s’assurer de la sécurité des élèves atteints du diabète de type 1 à l’école a été lancée aujourd’hui par la Société canadienne de pédiatrie (SCP), l’Association canadienne du diabète (ACD) et le Groupe canadien d’endocrinologie pédiatrique (GCEP). 

Le diabète à l’école a été créé pour répondre au besoin croissant de soutenir les 30 000 enfants d’âge scolaire atteints du diabète de type 1, une maladie qui exige une prise en charge intensive et constante. Puisque ce sont chez les enfants de moins de 5 ans que les nouveaux diagnostics connaissent la plus forte croissance, de plus en plus d’écoles comptent des élèves atteints de la maladie dans leurs rangs.

« Les élèves passent la moitié de leurs heures d’éveil à l’école. Il est donc essentiel de s’assurer que leur diabète est pris en charge en toute sécurité, affirme la docteure Sarah Lawrence, chef d’endocrinologie au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario et responsable médicale du site Le diabète à l’école. Pour y parvenir, le personnel scolaire doit être informé et se sentir en confiance. Nous voulions nous assurer que les familles et éducateurs canadiens aient accès à une fourchette de ressources et de formations fondées sur des données probantes. »

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dont on ne connaît pas la cause. Elle ne découle pas des habitudes alimentaires ni de l’inactivité. En cas de diabète de type 1, le pancréas ne produit plus d’insuline, une hormone qui aide l’organisme à contrôler le taux de sucre (ou glycémie). Les personnes atteintes du diabète de type 1 vérifient leur glycémie régulièrement et s’injectent de l’insuline plusieurs fois par jour.

De nombreux étudiants plus âgés peuvent se soigner eux-mêmes, mais les élèves plus jeunes ont besoin d’aide dans leurs tâches quotidiennes, telles que la vérification de la glycémie, l’administration d’insuline, de même que le dépistage et le traitement de l’hypoglycémie (faible taux de sucre dans le sang). Non traitée, l’hypoglycémie peut entraîner une perte de connaissance ou des convulsions.

Le soutien des élèves atteints du diabète varie au Canada et parfois même dans une même région, et de nombreuses familles ont peu d’accès aux outils et aux ressources d’éducation nécessaire pour que leurs enfants soient en sécurité à l’école. Seulement 5 provinces disposent de lignes directrices ou de politiques sur la prise en charge du diabète à l’école.

En 2014, l’Association canadienne du diabète et la Société canadienne de pédiatrie (conjointement avec le Groupe canadien d’endocrinologie pédiatrique) ont publié des lignes directrices sur la prise en charge du diabète de type 1 à l’école, dans lesquelles sont formulées des recommandations sur le soutien que les écoles devraient apporter aux élèves atteints du diabète de type 1.

Le nouveau site Web sur le diabète à l’école propose des ressources de formation bilingues destinées aux éducateurs, aux commissions et conseils scolaires, aux parents et aux enfants atteints du diabète. On y parle, entre autres, de comprendre la glycémie, de l’alimentation et l’insuline, de l’activité physique et le diabète de type 1 et de la communication entre la maison et l’école. Le site contient également un plan de soins personnalisé, qui détaille tous les aspects des soins de l’élève atteint du diabète lorsqu’il est à l’école.

« Il est crucial d’assurer la santé, la sécurité et le bien-être affectif de chaque élève atteint du diabète, affirme Rick Blickstead, président et chef de la direction de l’Association canadienne du diabète. Comme nous le soulignons dans notre Charte du diabète pour le Canada, nous devons protéger les enfants atteints du diabète, et nous continuerons de recommander l’adoption de politiques et de lignes directrices dans chaque province et chaque territoire. »

Le diabète à l’école est dirigé par un groupe consultatif national de professionnels de la santé et de parents d’enfants atteints du diabète de type 1. 

Mise à jour : le 3 octobre 2016