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Canadian Paediatric Society

Document de principes

Les voyages en avion et la santé des enfants

Affichage : le 1 janvier 2007 | Reconduit :le 1 février 2016


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Auteur(s) principal(aux)

M Lang; Société canadienne de pédiatrie, Comité de la pédiatrie communautaire

Paediatr Child Health 2007;12(1):53-9

Résumé

Puisque plus d’enfants se déplacent en avion, les professionnels de la santé devraient se familiariser avec les problèmes de santé associés aux vols aériens. Une analyse bibliographique approfondie effectuée dans plusieurs bases de données (entre 1966 et 2006) n’a permis de colliger que très peu d’articles probants sur les voyages en avion et les enfants. Bon nombre des recommandations existantes se fondent sur des données descriptives et sur l’avis d’experts. Le présent document de principes aidera les médecins à informer les familles des enjeux de santé reliés aux voyages en avion et aux enfants, y compris l’otite moyenne, les troubles cardiopulmonaires, les allergies, le diabète, les infections et la prévention des blessures.

Mots-clés : Airline; Air travel; Barotitis; Child safety; Hypoxia

Introduction

Les déplacements en avion sont devenus un mode de transport tellement pratique et accessible que chaque année, on estime qu’un milliard de personnes, dont de nombreux enfants, empruntent des vols nationaux et internationaux [1]. Les voyages en avion s’accompagnent de questions de sécurité et de santé particulières, surtout pour le nourrisson. Sur les vols d’Air Canada, les incidents médicaux (par 100 000 passagers) oscillent entre 1,7 (1982) et 3,4 (1988) [2]. Sur les vols d’Air France entre 1989 et 1999, on a demandé des conseils médicaux 380 fois [3]. Chez ces deux transporteurs, quelques-uns de ces incidents touchaient des enfants, même si les raisons médicales ne sont pas précisées. Les médecins doivent connaître les problèmes de santé reliés aux déplacements, repérer les enfants vulnérables à des troubles de santé pendant les vols et fournir des conseils préventifs pertinents. Ils doivent offrir une lettre aux familles qui voyagent avec un enfant ayant des troubles de santé connus, dans laquelle ils détaillent le trouble médical, les besoins de médicaments et de fournitures (y compris les aiguilles pour injecter de l’insuline et les injecteurs d’EpiPen [DEY, États-Unis]), de même que les plans d’intervention médicale en cas d’urgence, y compris les coordonnées de personnel médical. Quel que soit le mode de déplacement privilégié, il faut s’y préparer lorsque des enfants sont présents et être sensible aux problèmes de sécurité et de santé potentiels. Les présentes lignes directrices visent à informer les médecins de quelques-uns des problèmes de santé dont peuvent souffrir les enfants qui voyagent en avion.

Objectifs

Les présentes lignes directrices visent à fournir de l’information sur les risques des voyages en avion pour les enfants, à déterminer les troubles de santé préexistants qu’un vol peut compliquer et à offrir des mesures préventives afin de réduire au minimum les risques potentiels pour les enfants pendant le vol.

La méthodologie et les résultats de la collecte de données

On a procédé à une recherche dans les publications au moyen des mots-clés aviation medicine, air travel ou aerospace medicine dans les bases de données suivantes : PubMed indexé pour MEDLINE (1966 à février 2006), EMBASE (1988 à février 2006), Global Health (1973 à décembre 2005), la Cochrane Database of Systematic Reviews, la Database of Abstracts of Reviews of Effects, le Cochrane Central Register of Controlled Trials et l’ACP Journal Club. Avant d’imposer des limites à la stratégie de recherche, on a repéré 14 087 articles. On a exclu les articles portant sur le transport aérien médical, la médecine spatiale, la phobie de l’avion, la formation des pilotes, la maladie de décompression et la grossesse. On s’est également limité aux articles reliés aux humains de moins de 18 ans et aux études de langue anglaise. On a ainsi retenu 55 articles, et on en a repéré d’autres dans la liste de référence des articles obtenus au moyen de la recherche informatique originale. On a également consulté des experts dans les domaines de l’otorhinolaryngologie et de la pneumologie.

La transmission des maladies infectieuses

Les maladies aérogènes

En raison du temps d’exposition, de l’air recyclé et de la ventilation limitée dans une zone confinée, les passagers et l’équipage des lignes aériennes risquent d’être plus vulnérables aux maladies infectieuses [4]. Ces facteurs, combinés à la proximité d’un cas de référence, sont responsables de la transmission de la tuberculose (tous les patients exposés étaient asymptomatiques, mais quelques-uns ont présenté une réaction positive au test cutané à la tuberculine converti) [5][6], de l’influenza (aucun cas depuis 1999), du syndrome respiratoire aigu sévère [7] et de la rougeole [8] pendant des vols. Le nombre de cas de rougeole pourrait d’ailleurs s’accroître, compte tenu de l’augmentation des vols internationaux associés aux vaccinations incomplètes. Bien que plusieurs personnes atteintes d’une maladie à méningocoque symptomatique aient emprunté des vols commerciaux, on n’a déclaré aucun cas de transmission de cette maladie en avion jusqu’à présent. Dans une telle situation, le transporteur doit collaborer avec les autorités sanitaires fédérales pour communiquer avec les passagers à risque et leur fournir une chimioprophylaxie [9].

Malgré les cas précédents, le risque de contracter une infection respiratoire à bord d’un avion est minime. D’après un rapport de l’Organisation mondiale de la santé [10], puisque les infections respiratoires sont généralement transmises par contact direct, le risque pour le passager d’un avion ne diffère pas de celui du passager d’un autobus ou d’un train.

Les filtres à particules de haute efficacité installés dans les cabines pressurisées suppriment 99,9 % des bactéries et des virus de l’air de la cabine [4][8]. Le renouvellement d’air limite également la propagation de l’infection. Dans un avion moderne, l’air est renouvelé au moins 15 à 20 fois à l’heure, par rapport à cinq fois à l’heure dans la plupart des maisons et à 12 fois à l’heure dans certains édifices à bureaux [8]. De plus, le débit d’air se produit du haut vers le bas, et peu de l’avant vers l’arrière, ce qui réduit encore davantage le risque d’infection [4][8]. Le lavage des mains demeure la meilleure forme de protection. Pour l’instant, on ne recommande pas le port systématique de masques à bord des avions [7][8].

On peut refuser l’embarquement à un passager qui est atteint ou semble être atteint d’une maladie transmissible [10]. Cependant, il est peu pratique pour le transporteur de procéder au dépistage systématique de tous ses passagers. Par conséquent, les professionnels de la santé doivent informer leurs patients de la sécurité pendant les vols et contribuer à dépister les personnes qui ne sont pas aptes à se déplacer en avion [8]. De plus, ils doivent déclarer rapidement aux autorités de santé publique une maladie transmissible qu’aurait contractée un enfant après un vol commercial (dans un délai d’incubation ou d’infection pertinent).

Les maladies intestinales et les maladies à transmission vectorielle

Une manipulation et une préparation insatisfaisantes des aliments a provoqué plusieurs (mais tout de même relativement peu) flambées de maladies d’origine alimentaire à bord d’avions, surtout à cause d’espèces de Salmonella, de Staphylococcus, de Shigella et de Vibrio [11]-[14]. Dans certains appareils en provenance d’endroits où des maladies sont transmises par des insectes (p. ex., le paludisme), on vaporise un pesticide à l’intérieur de l’avion. Il arrive que des passagers se trouvent à bord pendant ce processus. L’Organisation mondiale de la santé n’a découvert aucune donnée probante indiquant que ces insecticides sont nuisibles [10], mais on ne connaît pas le risque qu’ils posent pour les enfants.

Les maladies cardiopulmonaires et les voyages en avion

La plupart des transporteurs atteignent une altitude de croisière de 9 150 m à 13 000 m, qui, si elle n’était pas compensée, entraînerait un taux mortel d’hypoxie. Les cabines sont donc pressurisées à une pression atmosphérique de 2 440 m (8 000 pieds), ce qui équivaut à environ seulement 15 % d’oxygène au niveau de la mer [15]. Bien qu’en théorie, des facteurs physiologiques (nourrissons avec une hémoglobine foetale [courbe de saturation d’oxygène déplacée vers la gauche, voies aériennes plus susceptibles à la bronchoconstriction]) et anatomiques (relativement moins d’alvéoles, cage thoracique souple, voies aériennes de plus petit diamètre) puissent rendre les nourrissons et les enfants plus vulnérables à l’hypoxie à bord d’un avion [15], on n’en sait pas autant sur les conséquences cliniques de la pression partielle réduite sur les enfants en santé. On a mesuré la saturation d’oxygène de 80 enfants en santé de six mois à 14 ans avant et après un vol long-courrier (plus de huit heures). Aucun des enfants n’a présenté de symptômes, mais leur saturation est passée de 98,5 % avant le vol à 95,7 % après trois heures de vol et à 94,4 % après sept heures de vol. On a également constaté une légère augmentation de la fréquence cardiaque, statistiquement significative, surtout chez les enfants de plus de six ans. Le sommeil était relié à une saturation plus faible. Les chercheurs ont conclu que les enfants en santé peuvent ne présenter aucun symptôme de diminution de la saturation d’oxygène après un vol prolongé (de plus de trois heures), mais que les enfants atteints d’une maladie cardiopulmonaire qui les prédispose à l’hypoxie peuvent y être plus vulnérables pendant un vol [16], y compris s’ils ont la fibrose kystique [17]. Toutefois, certains patients atteints de fibrose kystique tolèrent l’environnement de l’appareil sans prendre d’oxygène d’appoint [18][19]. Une spirométrie effectuée avant le vol peut contribuer à déterminer les patients atteints de fibrose kystique qui auront besoin d’oxygène d’appoint à bord de l’avion [20].

Une saturation d’oxygène normale peut sembler rassurante, mais on ne comprend pas tout à fait la réponse à une hypoxie reliée à l’altitude. Certains enfants devraient donc peut-être subir des tests pulmonaires spécialisés, y compris une spirométrie et un test de provocation hypoxique (tableau 1). Les adultes dont la pression artérielle partielle d’oxygène est inférieure à 70 mm Hg pourraient avoir besoin d’oxygène d’appoint. Lorsqu’une personne respire un mélange de nitrogène (85 %) et d’oxygène (15 %) (en simulant l’environnement de l’appareil au moyen du test de simulation d’hypoxie en altitude [HAST]), une tension artérielle partielle d’oxygène inférieure à 55 mm Hg indique le besoin d’oxygène d’appoint à bord d’un avion. On ne sait pas à quel point ces valeurs sont comparables pour les enfants, mais pour ceux qui présentent des facteurs de risque (tableau 1), il faut vérifier la pression partielle de gaz carbonique, car une hypercapnie peut laisser supposer de faibles réserves pulmonaires, ce qui pourrait devenir problématique à plus haute altitude [1]. Les nourrissons atteints d’une maladie pulmonaire chronique sont particulièrement vulnérables, mais les enfants autrement en santé, surtout s’ils sont prématurés, le sont également [15]. Il faut prendre des dispositions à l’avance avec le transporteur, afin d’obtenir de l’oxygène et du matériel de surveillance. À bord d’un avion, les bonbonnes d’oxygène fournissent 2 L/min pendant 4 h 22, 4 L/min pendant 3 h 13, 6 L/min pendant 1 h 30, et 8 L/min pendant 1 h 12 [2].

Certaines maladies cardiovasculaires sont des contreindications à des vols commerciaux. Chez les patients pédiatriques, soulignons l’hypertension non contrôlée, la tachycardie supraventriculaire non contrôlée et le syndrome d’Eisenmenger [21].

TABLEAU 1
Patients pour qui une évaluation d’hypoxémie est recommandée avant un voyage en avion*

Patients atteints d’une hypoxémie connue ou présumée

Patients atteints d’une hypercapnie connue ou présumée

Patients atteints d’une maladie pulmonaire obstructive chronique ou d’un syndrome respiratoire restrictif

Patients qui prennent déjà de l’oxygène d’appoint

Patients ayant des antécédents de problèmes pendant les voyages en avion

Patients ayant souffert récemment de l’exacerbation d’une maladie pulmonaire chronique

Patients atteints d’une autre maladie chronique pouvant être exacerbée par l’hypoxémie

* Le présent tableau contient la liste des patients adultes qui devraient subir une évaluation avant un voyage en avion, d’après les recommandations de la Société canadienne de thoracolagie [33]. Il faudrait aiguiller les enfants atteints des mêmes troubles afin qu’ils subissent une évaluation plus approfondie (gazométrie du sang artériel, explorations fonctionnelles respiratoires) afin de s’assurer que leur voyage en avion soit sécuritaire et de vérifier s’ils auront besoin d’oxygène pendant le vol.

Les troubles vasculaires et les maladies thromboemboliques en vol

Aucune donnée probante n’indique que les enfants en santé qui empruntent un vol long-courrier sont vulnérables à une thrombose veineuse profonde. Le Cochrane Peripheral Vascular Diseases Group a toutefois soumis un protocole qui pourrait évaluer ce risque [22]. Les enfants atteints de thrombophilie, qui ont déjà souffert d’un thromboembolisme, qui ont un cancer malin ou qui ont subi une opération importante dans les six semaines précédentes risquent peut-être davantage de subir une thrombose veineuse profonde et d’avoir besoin d’une prophylaxie à l’héparine de faible masse moléculaire ou à l’acide acétylsalicylique [1]. Il peut être indiqué de consulter un spécialiste des thromboses. Pour l’instant, aucune donnée probante n’appuie l’utilisation prophylactique d’acide acétylsalicylique chez les enfants en santé. En fait, l’enfant risquerait alors de contracter le syndrome de Reye.

La drépanocytose

On n’a pas documenté de troubles médicaux pendant les voyages en avion chez les enfants ayant des traits drépanocytaires. Cependant, en raison de la pression d’oxygène réduite dans la cabine, les personnes atteintes de drépanocytose risquent de subir une crise pendant le vol. Il faut donc disposer d’oxygène pour ces enfants durant le vol. Il est recommandé d’administrer une oxygénothérapie aux personnes drépanocytaires qui sont à bord d’un avion à des altitudes supérieures à 2 135 m (7 600 pieds), surtout si elles souffrent de splénomégalie et si leur viscosité sanguine est relativement plus élevée [15].

L’otite moyenne et les voyages en avion

Les fluctuations de la pression ambiante peuvent modifier la pression de l’oreille moyenne. Le barotraumatisme, caractérisé par une otalgie, est une conséquence de l’incapacité d’équilibrer la différence de pression, souvent plus importante à l’atterrissage qu’au décollage. La plupart des gens, y compris les enfants plus âgés, peuvent équilibrer cette pression en bâillant, en avalant, en mâchant ou en pratiquant la manoeuvre Valsalva (pincer le nez et souffler en constituent souvent la forme la plus simple). Toutefois, les nourrissons et les jeunes enfants sont souvent incapables d’effectuer délibérément ces activités. Leurs parents les aident en les encourageant à boire ou à mâcher. Les enfants en profiteront peut-être davantage à l’atterrissage qu’au décollage [23].

L’otite barotraumatique est une modification inflammatoire (aiguë ou chronique) de l’oreille moyenne causée par un barotraumatisme. Elle se caractérise par une douleur subite de l’oreille, un déficit auditif et parfois des vertiges et une rupture de la membrane tympanique. Dans le cadre d’une étude [24], on a constaté que 22 % des enfants souffraient d’otite barotraumatique après un vol; des douleurs auriculaires et une congestion nasale antérieure étaient des facteurs connexes. Pour éviter l’otite barotraumatique, il suffit d’apprendre à l’enfant à pratiquer la manoeuvre Valsalva, de lui installer des tubes de tympanotomie ou de traiter sa congestion nasale ou son infection sinusale avant le vol.

On demande souvent aux médecins quels sont les effets des voyages en avion sur les oreilles de l’enfant (douleur et audition), surtout s’il y a des antécédents d’otite moyenne. Pourtant, il existe peu d’études publiées sur le sujet, et la plupart sont descriptives ou fondées sur des avis d’experts. D’après l’information disponible, les enfants qui souffrent d’otites moyennes récurrentes et d’hypertrophie des adénoïdes éprouvent plus de difficulté à équilibrer la pression de l’oreille moyenne. Sur les conseils d’un médecin, un décongestionnant nasal topique peut les aider s’ils en prennent au moins 30 minutes avant le décollage et avant l’atterrissage [15]. Dans le cadre d’une étude aléatoire et contrôlée à double insu, la pseudoéphédrine par voie orale n’avait procuré aucun bienfait symptomatique aux enfants ayant mal aux oreilles pendant un vol, mais elle avait accru la somnolence [25]. Dans le cadre d’une étude prospective, limitée par un échantillon de 14 sujets, les enfants atteints d’une otite moyenne avec effusion n’avaient pas éprouvé plus de symptômes ou de complications en raison d’un voyage en avion, peut-être parce que leurs trompes d’Eustache étaient remplies de liquide plutôt que de gaz ou de niveaux hydroaériques. [26]. Les enfants bien traités pour soigner une otite moyenne aiguë (OMA) pourraient voyager en avion en toute sécurité deux semaines après le diagnostic [27]. Ces données sont toutefois limitées à des avis d’experts. Dans la mesure du possible, les enfants atteints d’une OMA doivent subir une évaluation clinique avant le vol. Si le diagnostic d’OMA est posé dans les 48 heures précédant un vol qui ne peut être retardé, l’enfant devrait prendre des analgésiques convenables.

Les allergies alimentaires

Il peut être difficile d’éviter les allergies alimentaires en avion. L’allergie aux arachides est l’une des formes d’allergie les plus courantes et les plus graves chez les enfants. On n’offre plus de sachets d’arachides dans la plupart des avions, mais il est impossible d’empêcher les passagers d’apporter leurs propres aliments à bord. Le risque d’exposition à un allergène alimentaire est donc toujours présent. Certains transporteurs, s’ils sont avisés à l’avance, peuvent tenter de cerner une « zone sans arachides » à bord de l’avion [28]. La faisabilité d’une telle mesure peut toutefois être problématique et même fournir un faux sentiment de sécurité, car le système de ventilation peut diffuser de la poussière d’arachides, qui renferme des protéines d’arachides. Pour causer une réaction allergique, on pense qu’au moins 25 passagers doivent manger des arachides [29]. Une entrevue téléphonique auprès de 3 704 personnes inscrites au United States Peanut and Tree Nut Allergy Registry a révélé que 42 personnes, d’un âge moyen de 5,9 ans, avaient subi une réaction en avion. De ces 42 personnes, 35 avaient réagi aux arachides, et seulement 14 après une ingestion directe. Les autres réactions (certaines graves) avaient été causées par le contact cutané et l’inhalation. Curieusement, l’équipage n’avait été avisé que de 33 % des réactions [29]. Bien que les réactions allergiques à l’inhalation de protéines d’arachides soient très rares et qu’elles exigent une exposition à un fort volume de protéine d’arachides (p. ex., de nombreux passagers qui ouvrent un sachet d’arachides), les parents doivent tout de même aviser le transporteur et l’équipage que leur enfant est allergique, et apporter un EpiPen et des antihistaminiques à bord.

La prise en charge du diabète de type 1 et les voyages en avion

Un enfant atteint de diabète de type 1 peut prendre l’avion et voyager en toute sécurité, pourvu qu’on prenne des dispositions pertinentes, y compris une consultation auprès du spécialiste du diabète de l’enfant et du transporteur. Il faudra peut-être rajuster la dose d’insuline si l’on traverse des fuseaux horaires pendant le vol. Pendant un voyage vers l’est, la journée raccourcit, et si elle diminue de plus de deux heures, il faudra peut-être réduire la quantité d’insuline à effet intermédiaire ou à action prolongée. Par contre, si la journée rallonge de plus de deux heures (dans le cadre d’un voyage vers l’ouest), il faudra peut-être administrer plus d’unités d’insuline.

Les convulsions et les voyages en avion

Si leurs convulsions sont contrôlées par des médicaments, les enfants épileptiques peuvent prendre l’avion. Les parents doivent toutefois être conscients que certains aspects du voyage, tels que le décalage horaire, les repas retardés, le potentiel d’hypoxie et la fatigue, peuvent réduire le seuil épileptogène. À titre de précaution, au moment de l’embarquement, les parents doivent aviser l’agent de bord que leur enfant souffre d’un trouble convulsif. Ils doivent aussi avoir des antiépileptiques à portée de la main (p. ex., dans les bagages à main).

Le mal de l’air

De nombreux éléments peuvent favoriser le mal de l’air : les turbulences, l’emplacement du siège (le mouvement est accru à l’arrière de l’avion), l’anxiété et des antécédents de mal des transports. Les antiémétiques sont plus efficaces lorsqu’ils sont administrés avant l’apparition des nausées et des vomissements. La dimenhydrinate est l’antiémétique le plus utilisé. Il n’existe pas de données sur l’innocuité d’autres antiémétiques, comme la scopolamine transdermique, chez les enfants. Il faut informer les parents de l’effet sédatif de la dimenhydrinate et les avertir de ne pas utiliser le médicament pour cette raison. Une sédation excessive, associée à la pression partielle d’oxygène réduite dans la cabine, peut constituer un danger pour certains enfants. Afin de remplacer les antiémétiques pour soulager le mal de l’air, on peut orienter de l’air ventilé frais vers le visage, regarder l’horizon et réserver un siège à l’avant de l’avion [1].

Les effets sur le comportement

Un enfant en santé, à plus forte raison un enfant ayant des troubles de comportement (p. ex., trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité, autisme ou retard de développement), peut trouver le voyage en avion stressant. Les parents ne doivent pas seulement songer aux sièges étroits, à la turbulence et à l’accès restreint aux cabinets, mais également à la durée du périple et au stress potentiel relié à la foule, aux files d’attente, aux contrôles de sécurité, aux retards imprévus ou aux annulations de vol [1].

Pour préparer leur enfant avant le voyage, les parents peuvent leur montrer des livres sur les voyages en avion, leur expliquer les différentes étapes (transport à l’aéroport, contrôles de sécurité, attente dans différentes files) et se rendre à l’aéroport pour s’exercer. Si l’anxiété pose problème, les parents peuvent répéter un exercice de relaxation avec leur enfant. Étant donné les effets secondaires potentiels (sursédation et irritabilité paradoxale), les médicaments comme la dimenhydrinate, l’hydrate de chloral et la prométhazine sont à éviter pour contrôler le comportement des enfants à bord d’un avion.

Le décalage horaire

Le décalage horaire désigne un groupe de symptômes (fatigue pendant la journée, troubles du sommeil, irritabilité et diminution de l’efficacité mentale) qui se produisent en présence d’un déséquilibre entre l’horloge interne de l’organisme et l’environnement externe. Les facteurs de risque sont le passage de multiples fuseaux horaires, surtout vers l’est, et les perturbations du sommeil. On ne sait pas dans quelle mesure les enfants ressentent le décalage horaire, mais leur réaction peut différer car ils émettent de fortes quantités de mélatonine, une hormone efficace dans le traitement des adultes présentant un décalage horaire. La mélatonine n’est toutefois pas recommandée chez les enfants, car son profil d’effets secondaires n’est pas bien étudié et une récente méta-analyse [30] n’a révélé aucun bienfait pour les enfants atteints d’un trouble du sommeil secondaire ou de décalage horaire.

Les appareils médicaux mécaniques à bord des avions

En raison des fluctuations de la pression de la cabine, l’expansion des gaz de certains éléments pneumatiques (p. ex., sondes d’alimentation, sondes urinaires) peut provoquer l’introduction d’air dans un viscère creux. Il faut donc fermer toutes les sondes d’alimentation et d’infusion pendant le décollage et l’atterrissage.

Les plâtres orthopédiatriques

Le gaz coincé sous un plâtre peut prendre de l’expansion pendant le vol. Si l’enfant vient de subir une fracture (dans les 48 heures), il faut prévoir un plâtre bivalve, fait de plâtre ou de fibre de verre, pour prévenir la douleur et les troubles circulatoires. Il faut également lui donner des analgésiques et lui expliquer d’élever le membre fracturé (il faut vérifier le caractère sécuritaire d’une telle élévation avec l’équipage, notamment au décollage et à l’atterrissage). La plupart des transporteurs interdisent les attelles pneumatiques [21].

Les blessures en avion

Les parents qui empruntent un vol commercial avec des enfants de moins de deux ans peuvent amener leur enfant gratuitement (s’ils le tiennent sur leurs genoux, conformément aux directives de l’agent de bord). Ils peuvent aussi acheter un billet, souvent à prix réduit, et attacher leur bébé dans un siège d’auto (acheté au Canada, comportant la marque nationale de sécurité et l’étiquette indiquant que son utilisation est certifiée à bord d’un avion), sur un siège passager. Certains transporteurs interdisent l’utilisation de la base lorsque le fabricant du siège la juge facultative (docteur L Warda, communication personnelle). Les parents doivent s’assurer d’apporter les directives d’installation avec eux, car elles peuvent comporter des particularités à bord d’un avion. Les sièges pour nourrissons dirigés vers l’avant et les porte-bébés ne doivent pas être utilisés à cette fin et doivent être enlevés pendant le décollage et l’atterrissage. Bien que les données soient limitées, les nourrissons non attachés présentent un risque de mortalité relativement plus élevé que les adultes attachés [31]. Des sièges d’auto pour enfant ont protégé des enfants dans au moins deux accidents d’avion.

En 2001, l’American Academy of Pediatrics a publié une déclaration de principes dans laquelle elle recommandait l’adoption d’une loi fédérale obligeant le recours aux dispositifs de protection pour enfant en avion [31]. On a ensuite procédé à une analyse économique et du risque pour déterminer les répercussions d’une telle loi sur la mortalité des enfants. Une étude [32] a permis d’évaluer que les sièges d’auto pour enfants pourraient prévenir de 0,05 à 1,6 décès par année. Les chercheurs ont conclu que si les sièges d’auto étaient obligatoires pour les enfants de moins de deux ans en avion, de nombreux parents choisiraient de se déplacer en voiture, ce qui risquerait d’accroître les décès par accidents de voiture [32]. Pourtant, malgré cette conclusion, la Federal Aviation Administration des États-Unis recommande encore fortement l’utilisation de dispositifs de protection pour enfant dans les avions. Des recherches supplémentaires s’imposent sur la sécurité des enfants et la prévention des blessures à bord des avions.

L’assistance médicale en avion

Les agents de bord possèdent une formation de base en premiers soins et en réanimation cardiopulmonaire. Cependant, des situations médicales surgissent souvent en avion, suscitant une demande d’assistance médicale de la part d’un dispensateur de soins formé. Les médecins doivent savoir que s’ils se portent volontaires pour offrir de l’assistance médicale à bord d’un avion, ils sont protégés des poursuites en vertu de la clause du bon samaritain de la loi sur la sécurité des passagers à bord des avions [7]. On trouve une trousse de premiers soins de base dans presque tous les avions commerciaux, et une trousse de matériel de secours plus complète dans les avions de plus de 100 passagers. Cette trousse devrait contenir des médicaments et du matériel de réanimation de base, dont certains peuvent convenir aux enfants. Une liste détaillée du matériel recommandé figure dans les lignes directrices de l’Association de médecine aéronautique et spatiale [1].

Résumé

Il existe peu de recherches probantes en médecine aérospatiale, notamment auprès des enfants. C’est pourquoi les recommandations suivantes découlent de rapports de cas, d’études de cohortes, d’exposés de synthèse et d’avis de spécialistes et du comité de la pédiatrie communautaire de la Société canadienne de pédiatrie. On pourrait modifier ces recommandations à mesure que plus d’études probantes seront publiées sur le sujet. Le tableau 2 énonce les qualités de preuves et les catégories de recommandations.

TABLEAU 2
Qualité des preuves et catégories de recommandations*

Qualité des preuves

Description

 

I

Données obtenues dans le cadre d’au moins un essai comparatif bien conçu randomisé

II-1

Données obtenues dans le cadre d’essais comparatif bien conçu, sans randomisation

II-2

Données obtenues dans le cadre d’études de cohortes ou d’études analytiques cas-témoins bien conçues, réalisées de préférence dans plus d’un centre ou par plus d’un groupe de recherche

II-3

Données comparatives de différents lieux et époques avec ou sans intervention; résultats spectaculaires d’études non comparatives

III

Opinions exprimées par des sommités dans le domaine et reposant sur l’expérience clinique; études descriptives ou rapports de comités d’experts

Catégories de recommandations

Description

 

A

Il y a des preuves suffisantes pour recommander la mesure clinique préventive.

B

Il y a des preuves acceptables pour recommander la mesure clinique préventive.

C

Les preuves sont conflictuelles pour qu’on puisse recommander l’inclusion ou l’exclusion d’une mesure clinique préventive, mais d’autres facteurs peuvent influer sur la prise de décision.

D

Il y a des preuves acceptables pour recommander d’exclure une mesure clinique préventive.

E

Il y a des preuves suffisantes pour recommander d’exclure une mesure clinique préventive.

F

Les preuves sont insuffisantes pour faire une recommandation, mais d’autres facteurs peuvent influer sur la prise de décision.

 

* Adapté de la référence [34]

Recommandations

  • Tenir un nourrisson ou un enfant sur ses genoux ne constitue pas un bon moyen de contention, ne remplace pas la ceinture de sécurité et risque même de favoriser des blessures pendant le vol, notamment en cas de turbulences (qualité de preuve III, catégorie de recommandation C).
  • Dans la mesure du possible, les enfants qui souffrent d’une OMA doivent attendre deux semaines avant de prendre l’avion. Ils peuvent utiliser un décongestionnant nasal topique avant le décollage et l’atterrissage, selon les directives du médecin. Avaler, sucer et la manoeuvre Valsalva représentent des stratégies efficaces pour réduire les malaises au minimum pendant le décollage et l’atterrissage. Les enfants qui souffrent d’une otite moyenne avec effusion ne ressentiront peut-être pas autant de malaises ou de complications que ceux qui souffrent d’une OMA (qualité de preuve III, catégorie de recommandation B). Les décongestionnants par voie orale ne sont pas recommandés pour traiter les douleurs auriculaires reliées aux voyages aériens chez les enfants (qualité de preuve I, catégorie de recommandation A).
  • Certains enfants atteints d’une maladie cardiopulmonaire ou de drépanocytose peuvent avoir besoin d’oxygène pendant le vol. Il est recommandé de consulter un médecin avant le vol (qualité de preuve III, catégorie de recommandation A).
  • Les médecins doivent être prêts à rédiger une lettre médicale décrivant brièvement l’état médical du patient et, s’il y a lieu, ses besoins de matériel médical (p. ex., oxygène ou pompes), de fournitures médicales (p. ex., aiguilles et seringues) et de médicaments (qualité de preuve III, catégorie de recommandation A).

Remerciements

L’auteure principale remercie les personnes suivantes pour leurs conseils d’expert dans leur domaine : Docteurs M Witmans (pneumologue pédiatrique), H El-Hakim (otorhinolaryngologiste pédiatrique) et P Lidman (allergologue pédiatrique), université de l’Alberta, Stollery Children’s Hospital, Edmonton (Alberta). Les auteurs remercient également madame L Swan qui a participé à la préparation du manuscrit. Le docteur Lynne Warda, présidente du comité de prévention des blessures de la SCP, a révisé le présent document de principes.


COMITÉ DE LA PÉDIATRIE COMMUNAUTAIRE

Membres : Minoli Amit MD; Carl Cummings MD; Mark Feldman MD (président); Mia Lang MD; Michelle Ponti MD; Janet Grabowski MD (représentante du conseil)
Représentant : Raphael Folman MD, section de la pédiatrie générale, Société canadienne de pédiatrie
Auteure principale : Mia Lang MD


Références

  1. Association de médecine aéronautique et spatiale. Medical Guidelines for Airline Travel, 2nd edition. www.asma.org/pdf/publications/medguid.pdf (version à jour le 29 novembre 2006)
  2. Skjenna OW, Evans JF, Moore MS, Thibeault C, Tucker AG. Helping patients travel by air. CMAJ 1991;144:287-93.
  3. Szmajer M, Rodriguez P, Sauval P, Charetteur MP, Derossi A, Carli P. Medical assistance during commercial airline flights: Analysis of 11 years experience of the Paris Emergency Medical Service (SAMU) between 1989 and 1999. Resuscitation 2001;50:147-51.
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Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.

Mise à jour : le 8 juillet 2016