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Canadian Paediatric Society

Document de principes

Recommandations sur l’utilisation du vaccin antirotavirus chez les nourrissons

Affichage : le 30 juin 2017


The Canadian Paediatric Society gives permission to print single copies of this document from our website. For permission to reprint or reproduce multiple copies, please see our copyright policy.

Auteur(s) principal(aux)

Nicole Le Saux; Société canadienne de pédiatrie, Comité des maladies infectieuses et d’immunisation

Paediatr Child Health 22(5):295-299.

Résumé

Le présent document de principes fournit de l’information sur l’infection à rotavirus clinique et les vaccins antirotavirus au Canada. Depuis l’adoption des programmes de vaccination antirotavirus financés par les gouvernements au Canada, les preuves s’accumulent quant à l’efficacité des vaccins antirotavirus pour prévenir la gastroentérite aiguë. Selon les données à jour, l’efficacité du vaccin serait de l’ordre de 85 % pour prévenir une maladie grave, y compris les hospitalisations et les consultations à l’urgence, lorsque la couverture vaccinale est élevée. De plus, une importante protection collective est attestée chez les enfants plus âgés. La surveillance postcommercialisation a permis de déceler une très légère augmentation du risque d’invagination chez les enfants (un à trois cas sur 100000), qui se manifeste généralement dans la semaine suivant la vaccination. Les nourrissons qui ont une immunodéficience marquée, démontrée ou présumée, ne devraient pas recevoir ce vaccin.

Mots-clés : Acute gastroenteritis, Diarrhea, Intussusception, Oral vaccine, Rotavirus, Vaccine

Le présent document de principes vise à fournir des recommandations sur l’utilisation du vaccin antirotavirus pour protéger les nourrissons du Canada. Il résume l’information sur la maladie clinique et son épidémiologie, ainsi que sur l’innocuité et l’efficacité des vaccins antirotavirus actuellement homologués pour prévenir les infections à rotavirus au Canada. La vaccination antirotavirus systématique, recommandée pour les nourrissons, est financée par le gouvernement de la plupart des provinces et des territoires. Le présent document de principes remplace celui qui a été publié en 2010 [1].

LE VIRUS

Les rotavirus sont des virus à ARN double brin. Le sérotype est défini par deux protéines de la couche externe de la capside : VP7, la glycoprotéine (protéine G), et VP4 (protéine P qui définit le sérotype du virus). Jusqu’à présent, la plupart des infections chez les humains sont causées par quatre génotypes du rotavirus : G1P(8), G2P(4), G3P(8), G4P(8), la souche G1 étant la plus courante au Canada [2]. Des sérotypes émergents peuvent s’observer dans d’autres régions du monde, soit G9, G5, G6 et G8 [3].

LA MALADIE CLINIQUE ET LE DIAGNOSTIC

Le rotavirus est transmis par voie féco-orale et par des fomites. Il peut demeurer viable pendant des mois sur des objets qui ne sont pas désinfectés (y compris les jouets et les objets du quotidien). La période d’incubation de l’infection à rotavirus est courte, généralement moins de 48 heures. L’apparition aiguë de vo missements et de fièvre peut précéder la diarrhée. La gastroentérite à rotavirus est généralement considérée comme plus grave que les maladies gastro-intestinales attribuables à d’autres causes, car elle s’associe davantage aux vomissements et entraîne une diarrhée abondante provoquée par des lésions à l’épithélium intestinal. La maladie clinique peut également s’accompagner d’une virémie, qui contribue à sa présentation souvent grave, particulièrement chez les jeunes nourrissons [4]-[6]. D’habitude, jusqu’à l’âge de trois mois, la maladie est légère grâce à la présence des anticorps de la mère. Entre l’âge de trois mois et de cinq ans, le spectre de la maladie varie entre une diarrhée aqueuse légère et une diarrhée abondante, accompagnée ou non de vomissements. D’ordinaire, les symptômes gastro-intestinaux disparaissent au bout de trois à sept jours. Lorsqu’elle est grave et qu’elle n’est pas traitée par l’administration des liquides appropriés, l’infection peut entraîner une importante déshydratation, un état de choc et un décès. En général, les manifestations les plus graves se déclarent lors du premier épisode de l’infection, tandis que les suivantes sont plus légères ou subcliniques. Dans le cadre d’une étude réalisée au Mexique, après une seule infection naturelle, 40 % des enfants étaient protégés contre toute infection subséquente, 75 %, contre la diarrhée à rotavirus et 88 %, contre une grave diarrhée à rotavirus [7].

Il existe peu de facteurs de risque reconnus de grave infection à rotavirus. Dans une étude prospective canadienne, les facteurs socioéconomiques, la situation conjugale des parents, la fréquentation d’un service de garde et l’ethnie n’avaient pas d’influence sur les taux d’hospitalisation causés par le rotavirus [8]. Les nourrissons prématurés sont les plus à risque de grave infection à rotavirus, peut-être parce que leur mère n’a pas pu leur transmettre d’anticorps par voie transplacentaire. Une étude a démontré que l’allaitement assure une certaine protection contre l’infection à rotavirus symptomatique [9]. On sait que les enfants immunodéprimés sont plus vulnérables à une gastroentérite à rotavirus grave, prolongée ou même fatale [10][11].

Puisque les caractéristiques cliniques de l’infection à rotavirus ne sont pas spécifiques, il est impossible de s’y fier totalement pour poser le diagnostic. La détection de l’antigène dans les selles par épreuve immunoenzymatique est l’examen de laboratoire le plus utilisé pour confirmer le diagnostic, mais les examens moléculaires sont désormais offerts dans certains laboratoires.

LES VACCINS ANTIROTAVIRUS

En 1998, le RotaShield (Wyeth-Lederle Vaccines, États-Unis), un vaccin antirotavirus tétravalent rhésus-humain réassorti, a été retiré du marché dans l’année suivant sa commercialisation en raison de l’augmentation des cas d’invagination qui se déclaraient dans les trois à 14 jours suivant son administration [12]. Le risque était plus important à la première dose, de même que s’il était administré après l’âge de huit mois. À; cause de l’expérience du vaccin RotaShield, les vaccins antirotavirus maintenant homologués ont été soumis à d’énormes études afin de s’assurer de déceler cet événement relativement rare.

Deux vaccins sont actuellement homologués au Canada. Le premier, le vaccin RotaTeq (Rot-5), fabriqué par Merck Frosst Canada, a été approuvé en 2006. Il s’agit d’un vaccin pentavalent réassorti humain-bovin oral à virus vivant qui contient cinq souches du virus. Quatre souches réassorties expriment les protéines externes G1, G2, G3 et G4 de la capside, dérivées des souches mères humaines, de même que la protéine de fixation P7 tirée de la souche mère du rotavirus bovin. La cinquième souche réassortie exprime la protéine externe G6 de la capside, dérivée de la souche mère du rotavirus bovin, ainsi que la protéine de fixation P1(8) tirée d’une souche mère humaine. Le vaccin RotaTeq est distribué dans des tubes préremplis à dose unique de 2 mL et administré en trois doses par voie orale.

Le second vaccin, le Rotarix (Rot-1), homologué en 2008, est fabriqué par GlaxoSmithKline Biologicals (Belgique). Il s’agit d’un vaccin monovalent à virus vivant atténué G1P1[8] dérivé d’une seule souche humaine, le RIX4414. Les sérotypes G1 sont les souches qui circulent le plus dans le monde, y compris au Canada, et de nombreuses autres souches en circulation partagent le même antigène P. De plus, on constate une certaine réactivité croisée entre les sérotypes G1 contenus dans le vaccin et les autres sérotypes G. Le Rotarix est administré en deux doses par voie orale et distribué dans un tube prérempli à dose unique de 1,5 mL.

Il est possible d’administrer les deux vaccins dès l’âge de six semaines ou conjointement avec les vaccins systématiques de l’enfance, à au moins quatre semaines d’intervalle entre les doses. La dernière dose doit être administrée avant l’âge de huit mois et 0 jour, en raison du risque d’invagination lorsqu’elle est prise plus tard. Selon le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) de l’Agence de la santé publique du Canada, la première dose doit être administrée avant l’âge de 14 semaines et six jours. Cependant, si la première dose du vaccin Rot-1 n’a pas été administrée à cet âge, il est possible de donner une première dose de rattrapage jusqu’à l’âge de 20 semaines [13]. Aucun de ces deux vaccins ne contient de latex. Puisque ce sont deux vaccins vivants, il faut les entreposer au réfrigérateur à une température de 2 °C à 8 °C. Ils n’ont pas besoin d’être reconstitués avant leur administration.

Comme les vaccins antirotavirus contiennent du sucrose, qui contribue à atténuer la douleur causée par les vaccins injectables, il peut être utile d’administrer le vaccin antirotavirus oral avant les vaccins injectables [14].

On ne sait pas si ces vaccins sont interchangeables. Dans la mesure du possible, il faut donc terminer la série à l’aide du produit utilisé pour la première dose. Cependant, si le vaccin Rot-5 a fait partie des doses de la série, il faut administrer un total de trois doses [13].

L’ÉPIDÉMIOLOGIE DE L’INFECTION À; ROTAVIRUS AVANT ET APRÈS L’ADOPTION DES PROGRAMMES DE VACCINATION

Avant la généralisation de la vaccination, la majorité des enfants étaient atteints d’au moins une infection à rotavirus avant l’âge de cinq ans, quel que soit leur situation socioéconomique ou leur lieu de résidence. Avant l’existence des vaccins, la gastroentérite causée par le rotavirus avait un caractère saisonnier prévisible, puisqu’elle faisait son apparition en novembre ou décembre, puis atteignait un pic entre février et mars dans l’Ouest canadien et entre mars et avril dans les Maritimes.

Comme seule une minorité d’enfants atteints d’une infection à rotavirus doivent être hospitalisés, la plupart des enfants qui ont besoin de consulter sont vus au cabinet ou à la clinique d’un médecin de famille ou d’un pédiatre ou à la salle d’urgence. Dans une étude menée sur une période de huit mois auprès des centres de la petite enfance de Toronto, en Ontario, 60 % des enfants avaient reçu un traitement médical en raison de la diarrhée, 17 % s’étaient rendus à l’urgence, tandis que 6 % avaient été hospitalisés ou avaient reçu une hydratation intraveineuse à l’urgence en raison d’une maladie diarrhéique [15]. Avant l’existence des vaccins, les infections à rotavirus représentaient de 4 % à 5 % des hospitalisations toutes causes confondues chez les enfants de moins de cinq ans aux États-Unis [16]. Selon une étude auprès de 1359 enfants hospitalisés entre 2005 et 2007 en raison d’une infection à rotavirus d’origine communautaire dans 12 hôpitaux pédiatriques canadiens, plus de 60 % des enfants avaient moins de deux ans. La plupart (68 %) n’étaient atteints d’aucune maladie sous-jacente. La majorité (69 %) souffrait des trois symptômes, soit les vomissements, la diarrhée et la fièvre. Le tiers des patients avaient consulté plus d’une fois avant d’être hospitalisés, pendant une période médiane de trois jours [17]. Au Québec, 58 % de toutes les hospitalisations se produisaient dans des unités d’hospitalisation de courte durée, soit de 50 à 74 hospitalisations sur 10000 avant l’existence des vaccins [18]. La surveillance dans les hôpitaux pédiatriques du Canada a également révélé que 27 % de tous les enfants hospitalisés à cause du rotavirus avaient contracté ce virus alors qu’ils étaient hospitalisés pour une autre raison [19].

Même si très peu de décès sont attribuables au rotavirus au Canada, la morbidité associée à une infection à rotavirus aiguë ressemble à celle d’autres maladies infantiles courantes, telles que la pneumonie ou l’otite moyenne aiguë sans complication [20]. Ainsi, sans vaccination, les parents absorbent des coûts sociétaux importants. Conjugués aux frais de santé, ces coûts étaient évalués à 125 millions de dollars sur cinq ans pour chaque cohorte de naissances [21]. Les vaccins antirotavirus sont financés par les gouvernements de certaines régions du Canada depuis la fin de 2011, et jusqu’à présent, ils font partie des programmes de vaccination systématique de la plupart des provinces et des territoires (http://canadiensensante.gc.ca/healthy-living-vie-saine/ immunization-immunisation/schedule-calendrier/infants-children- vaccination-enfants-nourrissons-fra.php).

Depuis l’adoption des programmes de vaccination antirotavirus, de nombreuses études ont démontré une baisse marquée de l’infection à rotavirus. Chez les enfants de moins de deux ans, l’efficacité du vaccin est évaluée à 85 %, et la protection est maintenue jusqu’à l’âge de deux à trois ans [22]-[28]. Le Programme canadien de surveillance active de l’immunisation (IMPACT), un système de surveillance déployé dans des hôpitaux pédiatriques, a également permis de constater une diminution de l’incidence des hospitalisations attribuables au rotavirus dans les régions sociosanitaires qui disposent de programmes de vaccination [29]. L’Ontario, qui privilégie le Rot-1, a signalé une réduction considérable du nombre d’hospitalisations et de consultations à l’urgence à cause de gastroentérites causées par le rotavirus ou de gastroentérites aiguës non spécifiques par rapport à la période qui précédait l’adoption du programme de vaccination. On y a constaté une diminution de 79 % des hospitalisations causées par une gastroentérite à rotavirus chez les nourrissons de moins d’un an et une diminution de 73 % de ces hospitalisations chez les enfants de 12 à 23 mois par rapport à la période qui précédait l’adoption du programme de vaccination [30]. Grâce à l’utilisation précoce et soutenue du vaccin antirotavirus, le pic d’activité annuelle habituel a raccourci et même disparu dans certaines régions [31]. La protection collective, qui s’étend aux cohortes d’enfants et d’adultes non vaccinés, a également révélé une diminution de l’infection incontestablement attribuable à la baisse de la transmission du rotavirus sauvage. L’étude réalisée en Ontario seulement 20 mois après le lancement du programme financé par le gouvernement a démontré clairement l’effet collectif, puisque les hospitalisations attribuables à la gastroentérite à rotavirus ont clairement reculé chez les 19 ans ou moins et que les hospitalisations causées par une gastroentérite aiguë ont considérablement fléchi dans tous les groupes d’âge, y compris chez les 65 ans ou plus [30].

Dans une étude américaine sur le vaccin Rot-5, les chercheurs ont remarqué une diminution des infections à rotavirus et des gastroentérites aiguës chez les enfants et les adultes de 24 ans ou moins ainsi qu’une diminution non significative dans les groupes plus âgés [32]. Dans les régions du monde pauvres en ressources, les programmes de vaccination antirotavirus ont favorisé une diminution substantielle des décès causés par une maladie diarrhéique et de la morbidité qui s’y associe [33][34].

Des données émergentes démontrent également l’effet protecteur du vaccin antirotavirus pour réduire les hospitalisations liées aux convulsions pendant l’enfance, particulièrement avant l’âge de deux ans [35][36]. Cet effet découlerait du moins grand nombre d’infections à rotavirus chez les enfants prédisposés aux convulsions fébriles ou de la disparition des effets neurologiques directs d’une infection à rotavirus systémique.

On ne connaît pas exactement la durée de la protection que confère le vaccin antirotavirus, mais son efficacité est clairement démontrée par la réduction de l’utilisation des soins de santé jusqu’à l’âge d’au moins trois ans, c’est-à-dire pendant la période où les enfants sont les plus vulnérables à une grave maladie. Aux États-Unis, cet effet a favorisé d’importantes économies pendant les trois premières années suivant l’adoption de programmes de vaccination antirotavirus [37][38].

Selon certaines données probantes, les génotypes sauvages en circulation du rotavirus peuvent muter après l’adoption de la vaccination universelle. Le Brésil et la Belgique ont tous deux déclaré une augmentation des génotypes G2 après l’adoption du vaccin Rot-1, mais l’efficacité vaccinale n’a pas tellement changé après la mutation des génotypes sauvages [39][40].

L’INNOCUITÉ

Deux grandes études charnières des vaccins Rot-1 et Rot-5, auprès d’environ 130000 nourrissons ont été conçues pour repérer les invaginations liées aux vaccins. Aucune n’a constaté d’augmentation de l’incidence dans le groupe vacciné par rapport au groupe placebo [25][41]. Cependant, la surveillance de populations plus vastes réparties dans plusieurs pays, entreprise après la commercialisation, a permis de déceler une légère augmentation du risque d’invagination chez les nourrissons, de un à sept jours après l’administration de la première et de la deuxième dose du vaccin antirotavirus. Ce risque était de l’ordre de un à trois cas de plus par tranche de 100000 nourrissons vaccinés [42][43]. Un risque similaire était présumé en Australie après l’administration des vaccins Rot-1 et Rot-5 [44].

Aux États-Unis, le Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) a signalé un risque attribuable de 0,8 cas sur 100000 doses du vaccin Rot-5 et de 1,6 cas sur 100000 doses du vaccin Rot-1 [45][46]. Dans d’autres contextes de surveillance postcommercialisation, la Vaccine Safety Datalink des Centers for Disease Control and Prevention a remarqué un risque attribuable de 5,3 cas sur 100000 doses du vaccin Rot-1, et une autre étude multicentrique, un risque attribuable de 1,1 à 1,7 cas sur 100000 doses [47][48]. Une méta-analyse de six études publiées a déterminé le risque relatif d’invagination à 5,4 (IC à 95 % : 3,4 à 7,4) après l’administration d’une première dose du vaccin Rot-1, et à 5,5 (IC à 95 % : 3,3 à 9,3) après l’administration d’une première dose du vaccin Rot-5. Le risque relatif après la deuxième dose était plus faible, puisqu’il se situait entre 1,7 et 1,8 après l’administration du vaccin Rot-5 et Rot-1, respectivement. Dans l’ensemble, le risque d’invagination était évalué entre un et trois cas sur 100000 enfants ayant reçu le vaccin antirotavirus [42][43][45][47]-[50]. Au Canada, 19 rapports de cas d’invagination ont été signalés après l’administration d’un vaccin antirotavirus entre 2011 et 2014. Quinze d’entre eux se sont manifestés dans les 21 jours suivant la vaccination, ce qui représente un taux de 0,74 cas sur 100000 doses distribuées pendant cette période [51].

Compte tenu de ces données, la légère augmentation du risque transitoire d’invagination après l’administration du vaccin Rot-1 ou Rot-5 est généralement reconnue. Les parents et les tuteurs doivent être informés des avantages de prévenir la maladie, qui sont marqués, par rapport à la très légère augmentation du risque d’invagination [52][53]. Le risque est particulièrement présent pendant la semaine suivant l’administration du vaccin antirotavirus. Les dispensateurs de soins devraient assurer un suivi auprès de tous les nourrissons qui présentent des vomissements persistants ou qui semblent souffrir de graves douleurs abdominales, de selles sanguinolentes ou de forte fièvre ou qui sont atteints d’une invagination attestée, et demander expressément s’ils ont récem ment reçu le vaccin antirotavirus. Ils devraient signaler tous les cas d’invagination qui se produisent dans les 21 jours suivant l’administration du vaccin antirotavirus aux autorités locales de santé publique, par l’entremise du système de déclaration administré par l’Agence de la santé publique du Canada (www.phac-aspc.gc.ca/im/aefi-essi-form-fra.php).

Aucun autre effet secondaire grave n’a été relevé pendant les études initiales ou les études de surveillance postcommercialisation du vaccin antirotavirus. Le Canada est doté d’un système de surveillance rigoureux, comportant des phases précommercialisation et postcommercialisation, afin de déceler les effets secondaires graves ou rares.

Seules quelques études auprès de populations spécialisées (telles que les nourrissons soignés dans une unité de soins intensifs néonatals) ont été menées depuis l’homologation du vaccin antirotavirus. Dans l’une d’elles, le vaccin Rot-5 était bien toléré, car environ le quart des nourrissons présentait des symptômes gastro-intestinaux attribuables à d’autres maladies, et non au vaccin [54].

En 2010, des composants de l’ADN du circovirus porcin de type 1 ont été décelés dans les vaccins Rot-1 et Rot-5. Ils provenaient des lots de trypsine utilisés pendant le processus de fabrication. Aucune maladie humaine ou risque pour la sécurité connus ne s’associent à la découverte de cette enzyme, et les fabricants s’engagent à éliminer ce composant des vaccins antirotavirus.

L’excrétion fécale du virus du vaccin antirotavirus est courante (50 % à 80 %) pendant la semaine suivant la vaccination, mais chute à moins de 24 % au bout de 30 jours. L’excrétion est moins courante aux doses subséquentes. On ne connaît pas la signification clinique de l’excrétion virale ni son potentiel de transmission horizontale, mais jusqu’à présent, aucun effet clinique indésirable n’a été déclaré pour les membres du ménage ou les contacts du nourrisson vacciné. Les nourrissons qui habitent avec une personne immunodéprimée ou une femme enceinte devraient se faire vacciner conformément au calendrier systématique, car la protection indirecte assurée par la prévention de l’infection à rotavirus sauvage est supérieure au risque de transmettre le virus du vaccin. Il faut souligner l’importance des bonnes pratiques d’hygiène, y compris le nettoyage des surfaces et le lavage des mains après un changement de couche.

LES CONTRE-INDICATIONS ET LES PRÉCAUTIONS

Le CCNI répertorie les contre-indications suivantes à l’administration des vaccins antirotavirus [13] :

  • Des antécédents d’invagination ou une plus grande susceptibilité à l’invagination (p. ex., un diverticule de Meckel non corrigé)
  • Une hypersensibilité à l’un des ingrédients des vaccins antirotavirus (consulter les monographies des produits)
  • Une immunodéficience combinée sévère connue ou présumée ou une autre immunodéficience importante

À; l’instar d’autres vaccins, les vaccins antirotavirus peuvent être administrés aux nourrissons atteints d’une maladie légère, accompagnée ou non de fièvre. Lorsque les nourrissons présentent une gastroentérite aiguë importante ou une autre maladie aiguë, les dispensateurs de soins devraient évaluer si le report de la vaccination risque d’empêcher l’administration de la première dose ou de toute la série de vaccins. Si un nourrisson crache ou régurgite une dose après l’avoir reçue, il ne faut pas la lui réadministrer, mais poursuivre la série de vaccins conformément au calendrier.

LES GROUPES PARTICULIERS

Les nourrissons qui ont déjà souffert d’une infection à rotavirus attestée doivent tout de même recevoir toute la série de vaccins s’ils font partie du groupe d’âge recommandé. Les nourrissons prématurés peuvent également se faire vacciner. Le CCNI recommande que les nourrissons nés prématurément reçoivent le vaccin antirotavirus entre l’âge de six semaines et de huit mois, à compter du moment de leur congé de l’unité de soins intensifs néonatals ou d’une autre pouponnière [13], conformément au calendrier des nourrissons à terme. Dans le cas des nourrissons qui demeurent hospitalisés, il faut soupeser le risque qu’ils ne se fassent pas vacciner pendant la période prévue par rapport au risque potentiel qu’ils excrètent le virus du vaccin à l’hôpital. Les nourrissons qui sont exposés au VIH doivent se faire vacciner en fonction de leur âge chronologique.

RECOMMANDATIONS

  • Le vaccin antirotavirus prévient une grave maladie et réduit considérablement le risque de déshydratation et d’hospitalisation associé au rotavirus. Le vaccin antirotavirus est recommandé pour tous les nourrissons, sauf ceux qui sont immunodéprimés ou qui ont des antécédents de maladie (ou une maladie connue) qui les prédisposent à une invagination.
  • Les deux vaccins antirotavirus homologués sont efficaces, mais on ne possède pas de données sur leur interchangeabilité. Lorsque c’est possible, la série de vaccins antirotavirus doit être effectuée au moyen du même produit, mais si le vaccin Rot-5 faisait partie des doses de la série, il faut administrer trois doses du vaccin.
  • Les vaccins antirotavirus sont administrés par voie orale, et ils peuvent l’être dès l’âge de six semaines. En général, les doses sont administrées dans le cadre du calendrier de vaccination systématique des nourrissons entre l’âge de deux et quatre mois au moyen du vaccin Rot-1, et d’une troisième dose à l’âge de six mois si on utilise le vaccin Rot-5. Dans les rares occasions où la première dose du vaccin Rot-1 (Rotarix) est retardée après l’âge de 15 semaines, le CCNI indique qu’une première dose de rattrapage peut être administrée jusqu’à 20 semaines d’âge chronologique. Pour l’instant, ce report ne s’applique pas au vaccin Rot-5.
  • Les parents et les tuteurs de nourrissons doivent être informés de la légère augmentation du risque transitoire d’invagination, particulièrement dans la semaine suivant l’administration du vaccin antirotavirus. Tous les cas d’invagination doivent être déclarés aux autorités locales de santé publique, à l’adresse www.phac-aspc.gc.ca/im/aefi-essi-form-fra.php.
  • Les médecins doivent continuer de préconiser le financement universel des vaccins antirotavirus et leur intégration aux programmes provinciaux et territoriaux du Canada ainsi qu’aux calendriers de vaccination mondiaux, afin de garantir un accès équitable à tous les enfants. La diminution de la morbidité et de la mortalité causées par une maladie diarrhéique à rotavirus grâce à la vaccination antirotavirus universelle sera cruciale dans les milieux pauvres en ressources du monde entier.

Remerciements

Le comité de la pédiatrie communautaire de la Société canadienne de pédiatrie a révisé le présent document de principes.


COMITÉ DES MALADIES INFECTIEUSES ET D’IMMUNISATION DE LA SCP

Membres : Natalie A. Bridger MD; Shalini Desai MD; Ruth Grimes MD (représentante du conseil); Charles P.S. Hui MD (membre sortant); Timothy Mailman MD; Joan L. Robinson MD (présidente); Marina Salvadori MD (membre sortante); Otto G. Vanderkooi MD

Représentants : Upton D. Allen MBBS, Groupe de recherche canadien sur le sida chez les enfants; Tobey Audcent MD, Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages, Agence de la santé publique du Canada; Carrie Byington MD, comité des maladies infectieuses, American Academy of Pediatrics; Rhonda Kropp B. Sc. inf. MHP, Agence de la santé publique du Canada; Nicole Le Saux MD, Programme canadien de surveillance active de l’immunisation (IMPACT); Dorothy L. Moore MD, Comité consultatif national de l’immunisation; Patricia Mousmanis MD, Le Collège des médecins de famille du Canada

Conseillère : Noni E. MacDonald MD

Auteure principale : Nicole Le Saux MD


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Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.

Mise à jour : le 5 juillet 2017