Passer au contenu
Canadian Paediatric Society

Document de principes

La gale

Affichage : le 5 octobre 2015


The Canadian Paediatric Society gives permission to print single copies of this document from our website. For permission to reprint or reproduce multiple copies, please see our copyright policy.

Auteur(s) principal(aux)

Anna Banerji; Société canadienne de pédiatrie, Comité de la santé des Premières nations, des Inuits et des Métis

Paediatr Child Health 2015;20(7):399-402.

Résumé

La gale est une infestation cutanée contagieuse causée par un acarien. Elle est responsable d’une morbidité importante dans le monde, puisqu’environ 300 millions de nouveaux cas se déclarent chaque année. Même si elle touche des individus de tous les milieux socioéconomiques, les personnes qui vivent dans la pauvreté ou qui habitent dans des logements surpeuplés y sont beaucoup plus vulnérables. À cause de l’absence de compétences locales, la gale risque de passer inaperçue, ce qui peut entraîner un retard de diagnostic et un traitement inadéquat des cas et des contacts. La gale est présente dans un nombre disproportionné de communautés autochtones (Premières nations, Inuits, Métis) où interviennent des facteurs de risque. Le risque de gale est également plus élevé chez les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. Des éclosions de gale se produisent également dans des établissements fermés. À part un prurit intense, la gale peut susciter des infections bactériennes secondaires et des complications connexes, de même que des préjugés, une dépression, de l’insomnie et des coûts financiers importants. Les lotions topiques contre la gale demeurent le pilier du traitement, mais l’ivermectine par voie orale s’est révélée efficace dans certaines situations. Les membres asymptomatiques et symptomatiques du ménage doivent tous être traités en même temps. Au Canada et dans le monde, la gale est généralement révélatrice de pauvreté et de manque d’accès aux besoins de première nécessité. Les cliniciens qui travaillent auprès des communautés autochtones peuvent améliorer leur capacité de diagnostiquer et de traiter la gale et doivent préconiser de meilleures conditions de vie dans les milieux où la gale est répandue.

La gale est une infestation cutanée contagieuse qui touche environ 300 millions de personnes dans le monde chaque année.[1] La gale sévit auprès d’individus de tous les milieux socioéconomiques, mais les personnes jeunes, âgées, immunodéprimées ou ayant un retard du développement sont beaucoup plus vulnérables à l’infestation et aux complications connexes.[2][3] Des éclosions se déclarent dans l’ensemble de la communauté et dans des établissements fermés,[2][4] tels que les milieux de garde, les centres de soins de longue durée et les pénitenciers. Puisque la gale s’associe à la pauvreté, au surpeuplement, à la malnutrition et à un accès limité aux soins de santé,[3] certaines communautés autochtones et pauvres en ressources sont disproportionnellement atteintes.[5][6] Dans certaines communautés autochtones éloignées de l’Australie, la prévalence ponctuelle de gale avoisinait les 50 %.[7]

Puisque la gale n’est pas une maladie à déclaration obligatoire au Canada, on n’en connaît pas l’épidémiologie et la véritable prévalence au sein des populations autochtones. Cependant, selon l’expérience des professionnels de la santé qui travaillent auprès des communautés autochtones, la gale provoque une morbidité importante et sous-évaluée. La pauvreté, le surpeuplement, le par-tage des lits et les familles nombreuses sont tous des facteurs qui accroissent le risque de propagation de la gale dans certaines communautés autochtones. À cause de l’absence de compétences locales, la gale risque de passer inaperçue et d’être diagnostiquée plus tardivement, tandis que les cas et leurs contacts risquent d’être traités de manière inadéquate. Le manque d’accès à l’eau courante peut contribuer aux infections cutanées secondaires et aux complications connexes. L’amélioration des conditions de vie et des compétences locales en matière de santé contribuera à réduire le fardeau de la gale au sein des communautés autochtones.

La transmission et la maladie

La gale est causée par l’infestation d’un acarien, le Sarcoptes scabiei, transmise par contact peau contre peau.[2] Puisque l’acarien survit seulement pendant une courte période loin de la peau humaine (généralement de 24 heures à 36 heures),[8] la transmission par les fomites, tels que les vêtements et la literie, est limitée. L’acarien femelle adulte creuse des sillons dans l’épiderme, où il dépose ses œufs sur une période de plusieurs jours. Les larves éclosent en l’espace de deux à quatre jours, et il leur faut de dix à 14 jours pour devenir des acariens adultes.[3][8] Les personnes infectées acquièrent une réaction d’hypersensibilité aux acariens, à ses œufs ou à ses excréments qui, en général, se déclare environ trois semaines après l’exposition initiale. Lors de réinfestations, la réponse immunitaire peut être rapide, et même se déclencher dès le lendemain de la réinfection.[8] Un adulte est infesté par dix à 15 acariens femelles adultes en moyenne.[3]

La présentation classique de la gale est formée de sillons, de papules érythémateuses et d’un prurit généralisé qui s’aggrave généralement la nuit. D’ordinaire, les sillons apparaissent entre les doigts, dans le pli des poignets, des coudes ou des aisselles et sur les organes génitaux et les seins. Ils sont parfois difficiles à repérer.[3] Chez les nourrissons et les personnes âgées, on peut les voir sur la tête et le cou, sous forme de vésicules, de pustules ou de nodules.

La gale est souvent confondue avec d’autres éruptions prurigineuses, telles que l’eczéma, l’impétigo, le tinea corporis (teigne) et le psoriasis.[3] Par exemple, selon une étude réalisée au Brésil,[9] de 18 % à 43 % des enfants qui avaient reçu un diagnostic d’eczéma étaient plutôt atteints de la gale. Le fait de se gratter fréquemment entraîne des infections bactériennes secondaires, comme l’impétigo, la pyodermite à Staphylococcus aureus et le streptocoque du groupe A. La glomérulonéphrite[10] et la cardio-pathie[11] post-streptococciques font partie des complications des infections bactériennes. De plus, la gale peut entraîner des préjugés, une dépression, de l’insomnie et des coûts financiers di-rects et indirects importants.[5][8][12]

La gale hyperkératosique (qu’on appelle également gale norvégienne ou gale croûteuse) est une maladie rare causée par la réponse de l’hôte pour contrôler les acariens, qui entraîne une hyperinfestation par des millions d’acariens, une grave inflammation et la réaction hyperkératosique qui lui donne son nom.[13] Environ la moitié des patients qui en sont atteints ne présentent pas de prurit. La gale hyperkératosique peut se déclarer chez des hôtes normaux sur le plan immunologique,[13] mais elle s’observe davantage dans des cas d’immunodéficiences comme le VIH, le virus T-lymphotrope humain de type 1, la leucémie, les lymphomes à cellules T ou les maladies auto-immunes, de même qu’à un retard du développement et à une malnutrition.[13] La gale hyperkératosique, qui est souvent confondue avec le psoriasis et l’eczéma, surtout lorsqu’un stéroïde topique est déjà prescrit,[14] est plus difficile à traiter que la gale classique. À cause du fardeau des acariens (qui peuvent se compter par millions),[15] la gale hyperkératosique est également plus contagieuse que la gale classique et peut provoquer d’importantes éclosions.[16]

Le diagnostic

En général, le diagnostic clinique de gale dépend de la présence d’une éruption prurigineuse qui s’aggrave pendant la nuit et qui se manifeste à des endroits caractéristiques, surtout lorsque d’autres membres de la famille présentent des symptômes similaires. Même si les sillons contribuent souvent à confirmer le diagnostic, ils sont peu fréquents. Il existe d’autres moyens de poser un diagnostic définitif de gale :

  • le grattage de la peau (gratter un sillon avec une lame de scalpel couverte d’huile et examiner le prélèvement au microscope).
  • le test à l’encre (enduire un sillon d’encre, puis essuyer la peau avec de l’alcool; le sillon absorbe l’encre, qui laisse des traces).
  • la dermatoscopie (visualiser directement la peau par microscopie de surface). Dans bien des localités, et particulièrement les communautés éloignées, cette solution n’est pas envisageable.[3]

Le traitement

Tous les contacts du ménage, et même ceux qui n’ont pas de symptômes, doivent se faire traiter simultanément afin d’éviter la réinfestation et la transmission. La principale raison pour laquelle tous les contacts du ménage sont traités, c’est qu’il faut parfois attendre plusieurs semaines avant que les symptômes de gale se déclarent, surtout lorsqu’il s’agit de nouveaux cas. Dans le cadre d’éclosions dans l’ensemble de la collectivité ou dans un établissement fermé, il faut envisager un traitement massif. Les possibilités de traitement classiques de la gale sont exposées au tableau 1. Les lotions topiques en sont considérées comme le pilier, même si récemment, l’ivermectine administrée par voie orale a été utilisé dans des situations particulières.[17] Le traitement de première ligne continue d’être constitué de crème ou de lotion de permé-thrine 5 % appliquée sur la peau, du cou aux orteils. On laisse agir le produit plusieurs heures (souvent toute la nuit), puis on lave. Chez les nourrissons, il faut également appliquer la lotion sur le visage. Certains produits doivent être appliqués de nouveau après un intervalle de une à deux semaines, parce qu’ils ne tuent pas les œufs des acariens.[17] En général, une deuxième application au bout de sept jours améliore l’efficacité du traitement. Il est impor-tant de souligner qu’en raison de la réaction hypersensible, le prurit peut persister ou même augmenter pendant quelques semaines, et ce, même si les acariens sont morts. Ce phénomène ne prouve pas la persistance de l’infection. Cependant, l’apparition de nouvelles lésions doit être considérée comme un signe d’infection persistante et comme une indication de reprendre le traitement. Il faut avertir les parents et leur famille de la possibilité de prurit persistant et envisager la prescription conjointe d’un antihistaminique ou d’un stéroïde pour le soulager.[17] Il faut traiter les infections bactériennes secondaires au moyen d’antibiotiques topiques ou par voie orale, en fonction de leur gravité.

Les crèmes ou lotions topiques contenant de la permé-thrine 5 % sont peu toxiques et donnent d’excellents résultats, mais elles sont relativement chères par rapport aux autres traitements. Un deuxième traitement est généralement administré une semaine après le premier pour éliminer les œufs récemment éclos. Le benzoate de benzyl (28 % pour les adultes et 10 % à 12,5 % pour les enfants) est très efficace et moins coûteux. Son utilisation est généralisée à l’extérieur de l’Amérique du Nord. Pourtant, il cause parfois une irritation cutanée immédiate. Le lindane (gamma-hexachlorure de benzène), un composé organochloré, qui a été retiré du marché dans de nombreuses régions du monde à cause de sa potentielle neurotoxicité,[18] est envisagé seulement après l’échec d’autres traitements. Le soufre précipité mêlé à de la gelée de pétrole a été utilisé en toute sécurité chez les jeunes enfants et les femmes enceintes, mais son odeur et son caractère salissant peuvent compromettre l’adhérence au traitement.

L’efficacité de l’ivermectine par voie orale est démontrée dans les situations décrites ci-dessous, mais ce médicament n’est pas offert au Canada, sauf par l’entremise du Programme d’accès spécial de Santé Canada. L’ivermectine est un médicament synthétique dont les effets sur la gale ont été découverts par hasard lors d’un traitement de masse contre la strongyloïdose et la filariose. Même si, selon les études, la perméthrine 5 % continue d’être plus efficace,[19] l’ivermectine a l’avantage d’être administrée une seule fois par voie orale, ce qui facilite le traitement dans certains milieux. L’efficacité de l’ivermectine par voie orale est démontrée pour prendre en charge les éclosions dans la collectivité ou les établissements fermés, et ce médicament soulage rapidement les symptômes de la gale.[20] L’ivermectine traite également la gale hyperkératosique avec grande efficacité, particulièrement en cas de récurrence, et souvent en combinaison avec des kératolytiques (pour décomposer la kératine contenue dans les squames de la peau) ou de la perméthrine 5 % topique.[21] L’ivermectine est une indication non autorisée pour le traitement de la gale, mais on peut en faire la demande par l’entremise du Programme d’accès spécial de Santé Canada (http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/acces/drugs-drogues/index-fra.php) pour contrôler les éclosions et traiter la gale hyperkératosique. Elle n’est pas approuvée chez les enfants de moins de 15 kg ni chez les femmes enceintes ou qui allaitent. L’ivermectine topique pourrait s’ajouter à l’arsenal thérapeutique, mais elle n’est pas encore homologuée pour traiter la gale.

Les mesures de contrôle de la gale

  • Traiter tous les membres du ménage symptomatiques et asymptomatiques et les contacts étroits au moyen de l’un des traitements décrits au tableau 1.
  • Pour prévenir la réinfection, traiter tous les membres du ménage et les contacts étroits en même temps que le cas connu.
  • Laver toute la literie (draps, taies d’oreiller, couvertures) et les vêtements portés près de la peau (sous-vêtements, t-shirts, chaussettes, pantalons) à l’eau chaude et les faire sécher à l’air chaud.
  • S’il n’y a pas d’eau chaude, mettre la literie et les vêtements dans des sacs de plastique scellés et les entreposer pendant cinq à sept jours hors de la portée des membres du ménage et des contacts étroits. L’acarien ne peut pas survivre plus de quatre jours sans contact avec la peau humaine.
  • Les enfants peuvent réintégrer le milieu de garde ou l’école le jour après avoir terminé la première série de traitements.
  • Grâce à l’amélioration des conditions de vie et à l’acquisition de compétences locales au sein des communautés autochtones, il est possible de réduire la morbidité individuelle et le risque de propagation de la gale.

Autres considérations

Il faut discuter clairement de la prise en charge de la gale avec les patients, leur famille et leurs contacts étroits, au besoin. Des di-rectives écrites peuvent leur être utiles, surtout lorsqu’elles leur sont remises dans leur langue maternelle. Il est important d’informer la famille que malgré un bon traitement, les symptômes peuvent persister plusieurs semaines. Il faut également expliquer à un contact asymptomatique qu’il peut y avoir un délai de trois semaines entre l’infestation et l’apparition des symptômes et que c’est la raison pour laquelle il faut traiter l’ensemble de la famille ou du ménage pour prévenir une réinfestation et une propagation de la maladie.

Les futures mesures

L’OMS considère la gale comme une maladie tropicale négligée qui s’associe à un important fardeau de par le monde.[3][11] Cette désignation pourrait favoriser la multiplication des recherches sur la prévalence et le contrôle de la gale. Au Canada, le fait de se pencher sur les facteurs de risque sous-jacents, tels que la pauvreté, les logements surpeuplés et l’absence d’accès à l’eau potable, tout en améliorant l’accès aux soins, devrait contribuer à réduire le fardeau de cette maladie au sein des communautés autochtones. Des dérivés de plante pourraient se révéler prometteurs pour traiter la gale, mais ils n’ont pas encore été évalués.[3]

TABLEAU 1
La prise en charge de la gale au Canada
TraitementPériode d’applicationRepriseRestrictions d’âgeAvertissement(s)Autres commentaires
Crème perméthrine 5 % (crème Nix Dermal*, lotion Kwellada-P)Laisser pendant 12 h
à 14 h, puis laver
7 joursPlus de 3 mois Envisagé en première ligne
Lotion ou crème de crotamiton 10 % (crème Eurax)24 hPeut être repris au bout de
24 h; laver 48 h après la dernière application
 Irritation cutanée et
dermatite de contact
Envisagé en deuxième ligne
Soufre précipité (8 % à 10 %) mêlé à de la gelée de pétrole préparé par le pharmacienTous les jours pendant trois jours consécutifsNonSécuritaire pendant
la grossesse et chez les nourrissons
 Efficace, mais peu utilisé en raison de son caractère salissant et de son odeur
Benzoate de benzyl 28 % chez les adultes, 10 % à 12,5 % chez les enfants24 hPeut être repris le lendemainPrudence pendant la grossesse Non offert en Amérique du Nord, mais largement distribué ailleurs
Crème Lindane 1 %Appliquer pendant 8 h à 12 h chez les adultes, et 6 h à 8 h chez les enfants, puis laverSeulement si de nouveaux acariens ou de nouvelles papules font leur apparition après 7 jours de traitementUtiliser avec prudence chez les jeunes enfantsAssocié à une neurotoxi-cité, à une ataxie, à des tremblements et à une suppression de la moelle osseuseEnvisagé seulement en deuxième ligne
Ivermectine (par voie orale) pour les éclosions (Stromectol, Mectizan)Monodose de 200 μg/kg par voie oralePeut devoir être repris au bout de 2 semainesInnocuité non établie chez les nourrissons de moins de 15 kg, chez les femmes enceintes ou qui allaitent Non homologué au Canada§
Ivermectine (par voie orale) pour la gale hyperkératosique (Stromectol, Mectizan)Monodose de 200 μg/kg par voie oraleMultiples doses répétées de kératolytiques; envisager une combinaison avec de
la perméthrine 5 %
Innocuité non établie chez les nourrissons de moins de 15 kg, les femmes enceintes ou qui allaitent Non homologué au Canada§
Lire les monographies avant de prescrire ou d’appliquer l’un ou l’autre de ces produits. Pour obtenir de l’information sur les produits administrés en vertu du Programme des services de santé non assurés, voir <www.drugcoverage.ca/fr-ca/Federal-Plans/non-insured-health-benefits>. *GlaxoSmithKline, États-Unis. MedTech Products, États-Unis. Merck and Co., États-Unis. §Il faut faire une demande au Programme d’accès spécial de Santé Canada <www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/acces/drugs-drogues/index-fra.php>. Les kératolytiques contribuent à décoller la kératine pour favoriser une meilleure pénétration des médicaments topiques.

Recommandations

La gale est une affection qui touche les communautés autochtones de manière disproportionnée au Canada, en grande partie à cause de leurs conditions de vie. La Société canadienne de pédiatrie recommande que les professionnels qui travaillent auprès des communautés autochtones :

  • connaissent parfaitement les signes et symptômes de la gale, les mesures diagnostiques à jour et les possibilités de traitement.
  • participent aux efforts de défense d’intérêts pour faire connaître le lien entre la gale et des conditions de vie insalubres et exercer des pressions pour améliorer le niveau de vie de base. Pour en savoir plus, il est conseillé de lire le document de principes de la Société canadienne de pédiatrie intitulé Les besoins en matière de logement au Canada : une vie saine commence chez soi.
  • contribuent à réduire le taux d’infection grâce à la défense d’intérêts et à l’éducation, car la gale devrait être relativement peu fréquente dans un pays comme le Canada.

Remerciements

Le comité des maladies infectieuses et d’immunisation, le comité de la pédiatrie communautaire et le comité de la pharmacologie et des substances dangereuses de la Société canadienne de pédiatrie ont révisé le présent document de principes.


COMITÉ DE LA SANTÉ DES PREMIÈRES NATIONS, DES INUITS ET DES MÉTIS DE LA SCP
Membres
: Anna Banerji MD (membre sortante); Roxanne Goldade MD (représentante du conseil); James Irvine MD; Radha Jetty MD;
Keith Menard MD; Sam Wong MD (président)
Représentants : Halina Cyr, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada; James Jarvis MD, comité de la santé des enfants autochtones américains, American Academy of Pediatrics; Lisa Monkman MD, Association des médecins indigènes du Canada; Melanie Morningstar, Assemblée des Premières nations; Anna Claire Ryan, Inuit Tapiriit Kanatami; Eduardo Vides, Rassemblement national des Métis; Cathy Winters, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada
Auteure principale : Anna Banerji MD


Références

  1. Organisation mondiale de la Santé. Les maladies liées à l’eau, Gale. 2001. ww.who.int/water_sanitation_health/diseases/scabies/fr/ (consulté le 23 juillet 2015)
  2. Fuller LC. Epidemiology of scabies. Curr Opin Infect Dis 2013;26(2):123-6.
  3. Hengge UR, Currie BJ, Jäger G, Lupi O, Schwartz RA. Scabies: A ubiquitous neglected skin disease. Lancet Infect Dis 2006;6(12):769-79.
  4. Meyer EP, Heranney D, Foeglé J et coll. Gestion d’une épidémie de gale aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg, France. Med Mal Infect 2011;41(2):92-6.
  5. Worth C, Heukelbach J, Fengler G, Walter B, Liesenfeld O, Feldmeier H. Impaired quality of life in adults and children with scabies from an impoverished community in Brazil. Int J Dermatol 2012;51(3):275-82.
  6. Kearns T, Clucas D, Connors C, Currie BJ, Carapetis JR, Andrews RM. Clinic attendances during the first 12 months of life for Aboriginal children in five remote communities of northern Australia. PLoS One 2013;8(3):e58231.
  7. Currie BJ, Connors CM, Krause VL. Scabies programs in Aboriginal communities. Med J Aust 1994;161(10):636-7.
  8. Heukelbach J, Feldmeier H. Scabies. Lancet 2006;367(9524):1767-74.
  9. Strina A, Barreto ML, Cunha S et coll. Validation of epidemiological tools for eczema diagnosis in Brazilian children: The ISAAC’s and UK Working Party’s criteria. BMC Dermatol 2010;10:11. www.biomedcentral.com/1471-5945/10/11 pour obtenir la version à jour du texte intégral.
  10. Chung SD, Wang KH, Huang CC, Lin HC. Scabies increased the risk of chronic kidney disease: A 5-year follow-up study. J Eur Acad Dermatol Venereol 2014;28(3):286-92.
  11. Hay RJ, Steer AC, Engelman D, Walton S. Scabies in the developing world–its prevalence, complications, and management. Clin Microbiol Infect 2012;18(4):313-23.
  12. Heukelbach J, Mazigo HD, Ugbomoiko US. Impact of scabies in resource-poor communities. Curr Opin Infect Dis 2013;26(2):127-32.
  13. Roberts LJ, Huffam SE, Walton SF, Currie BJ. Crusted scabies: Clinical and immunological findings in seventy-eight patients and a review of the literature. J Infect 2005;50(5):375-81.
  14. Gach JE, Heagerty A. Crusted scabies looking like psoriasis. Lancet 2000;356(9230):650.
  15. Currie B, Huffam S, O’Brien D, Walton S. Ivermectin for scabies. Lancet 1997;350(9090):1551.
  16. Bouvresse S, Chosidow O. Scabies in healthcare settings. Curr Opin Infect Dis 2010;23(2):111-8.
  17. Mounsey KE, McCarthy JS. Treatment and control of scabies. Curr Opin Infect Dis 2013;26(2):133-9.
  18. Nolan K, Kamrath J, Levitt J. Lindane toxicity: A comprehensive review of the medical literature. Pediatr Dermatol 2012;29(2):141-6.
  19. Chhaiya SB, Patel VJ, Dave JN, Mehta DS, Shah HA. Comparative efficacy and safety of topical permethrin, topical ivermectin, and oral ivermectin in patients of uncomplicated scabies. Indian J Dermatol Venereol Leprol 2012;78(5):605-10.
  20. Worth C, Heukelbach J, Fengler G et coll. Acute morbidity associated with scabies and other ectoparasitoses rapidly improves after treatment with ivermectin. Pediatr Dermatol 2012;29(4):430-6.
  21. Ortega-Loayza AG, McCall CO, Nunley JR. Crusted scabies and multiple dosages of ivermectin. J Drugs Dermatol 2013;12(5):584-5.

Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.

Mise à jour : le 18 avril 2016