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Canadian Paediatric Society

Document de principes

Les jeux de hasard chez les enfants et les adolescents

Affichage : le 1 mai 2012 | Reconduit :le 1 février 2016


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Auteur(s) principal(aux)

R Gupta, JL Pinzon; Société canadienne de pédiatrie, Comité de la santé de l’adolescent

Version abrégée : Paediatr Child Health 2012;17(5):265-6

Résumé

Même si, au Canada, les mineurs n’ont pas le droit de jouer à des jeux de hasard légalisés, les adolescents participent souvent à des jeux de hasard soit légalisés (produits de loterie, casino, terminaux de jeux vidéo), soit autonomes (jeux de cartes, paris sportifs, dés) à la maison et en milieu scolaire. Chez les adultes, le taux de prévalence de dépendance aux jeux de hasard au cours de la vie se situe entre 1 % et 2 %. D’après les données existantes, la prévalence chez les adolescents serait de deux à quatre fois plus élevée. On ne sait pas grand-chose des facteurs de risque d’apparition et de perpétuation d’une dépendance pathologique aux jeux de hasard. Le présent document de principes vise à informer les pédiatres, les médecins de famille et les autres professionnels de la santé des connaissances émergentes sur les jeux de hasard pendant l’enfance et l’adolescence et du risque de conséquences graves qui s’y rattachent. On y exhorte également les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux à inclure cette question dans leur programme et à tenir compte des facteurs sociopolitiques associés aux jeux de hasard.

Mots-clés : Adolescent gambling; Pathologic gambling

Introduction

Les jeux de hasard sont courants à l’adolescence et sont perçus par certains comme une activité inoffensive. À l’heure actuelle, le jeu pathologique est conceptualisé comme un trouble de contrôle des impulsions, caractérisé par un comportement de jeu inadapté, persistant et récurrent qui a des conséquences juridiques, financières, physiques et psychologiques néfastes et graves, quoiqu’on ne pose pas ce diagnostic si le comportement en matière de jeu s’explique mieux par un épisode de manie [1]. Le taux de prévalence chez les adultes au cours de la vie oscille entre 1 % et 2 % dans le monde [2][3], mais un taux plus élevé est constaté chez les adolescents [4]. Constatant les difficultés à comparer les ensembles de données, le National Research Council (NRC) des États-Unis conclut que la proportion de joueurs pathologiques chez les adolescents américains pourrait être plus de trois fois supérieure à celle des adultes (5,0 % par rapport à 1,5 %) [2]. Les enfants commencent souvent à jouer à des jeux de hasard avec des membres de leur famille : achat de billets de loterie, jeux de cartes et de bingo pour gagner de l’argent ou cadeaux sous forme de billets de loterie ou de « gratteux ». En vieillissant, les jeunes ont tendance à jouer davantage avec leurs camarades [5]. D’après le consensus, les jeux de hasard et d’argent sont relativement courants et populaires chez les jeunes, et les garçons sont deux fois plus susceptibles de contracter des problèmes [2][4][6]. Malgré le taux de prévalence plus élevé, les données probantes abondent pour indiquer que les joueurs compulsifs ne forment pas un groupe homogène, qu’ils soient adultes ou adolescents. Plusieurs approches théoriques divergentes visent à expliquer le jeu compulsif et le jeu pathologique, y compris la dépendance et les théories psychodynamiques, biologiques ou génétiques, neurobiologiques, d’apprentissage, cognitivo-comportementales et sociologiques [7]. Pour les besoins du présent document de principes, les jeux de hasard désignent une activité qui comporte un élément de risque pour les participants et qui entraîne le gain ou la perte d’argent ou d’un objet de valeur sentimentale ou monétaire [8].

Les jeux de hasard chez les jeunes canadiens

Les taux de participation aux jeux de hasard et de jeu compulsif chez les jeunes varient selon les provinces, les territoires et les pays, probablement en raison de facteurs comme l’accès et la disponibilité, les méthodologies de mesures et les définitions imprécises. Néanmoins, les taux au Canada sont très similaires à ceux déclarés aux États-Unis et ailleurs, ce qui laisse supposer que la majorité des adolescents ont participé à des jeux de hasard, et que la prévalence de jeu compulsif est similaire [9]. Par exemple, des recherches menées au Québec démontrent qu’environ 80 % des adolescents jouaient pour gagner de l’argent et que 10 % à 15 % d’entre eux étaient vulnérables à des problèmes de jeu. Environ 4 % de la population d’adolescents présentaient de graves problèmes de jeu [10]. Parmi les élèves (de la 7e à la 12e année) qui participaient à un sondage mené par le Centre de toxicomanie et de santé mentale de l’Ontario, 42 % avaient déclaré avoir participé à au moins une activité liée aux jeux de hasard au cours de l’année précédente. La participation aux jeux de hasard augmentait avec l’âge et était plus courante chez les garçons; 2,8 % respectaient les critères de jeu pathologique [11].

Dans la plupart des provinces canadiennes, les jeux de hasard sont présentés comme des activités de loisir, et pratiquement toutes les collectivités en proposent, sous forme de billets de loterie, de machines de jeux électroniques, de salles de bingo ou de casinos. Les organismes religieux, de bienfaisance et de services locaux, y compris les établissements de santé, organisent des loteries, des tirages ou des activités de divertissement de type casino pour amasser des fonds. Quelle que soit l’activité, les jeux de hasard sont très attrayants pour les jeunes, notamment le poker et les jeux virtuels ces dernières années [12].

Tous les jeux de hasard légalisés, gérés et réglementés par les gouvernements provinciaux et territoriaux sont interdits aux mineurs au Canada, l’âge légal variant entre 18 et 19 ans selon l’activité et la région [13][14]. Malgré ces restrictions, les jeunes peuvent avoir facilement accès à des jeux légalisés tels que les casinos, les machines de jeux électroniques installées dans les bars et les restaurants et les produits de loterie (notamment les gratteux et les loteries à thématique sportive) [6][10][15]. Les activités de jeu autonomes, telles que les jeux de cartes, les jeux de dés et les paris sportifs, sont courantes chez les jeunes, et les jeux virtuels représentent le segment de participation non légalisée à la plus forte croissance [16][17]. Le jeu en ligne est facilement accessible, pratique et anonyme, sans compter qu’il fournit une réalité virtuelle associée à une gratification immédiate, attrayante pour les adolescents. On ne comprend pas encore tout à fait en quoi la technologie influe sur l’apparition du jeu pathologique [18]. Toutefois, l’accès facile et la disponibilité du jeu virtuel sont une source importante d’inquiétude.

L’évolution naturelle et les facteurs de risque des jeux de hasard

La plupart des joueurs pathologiques affirment avoir commencé à jouer avant ou pendant l’adolescence. D’après des données rétrospectives obtenues auprès de 35 joueurs pathologiques d’âge adulte, Dell et coll. (1981) ont conclu que l’âge moyen d’apparition était de 13 ans, 37 % ayant commencé avant dix ans et 49 % entre 11 et 19 ans [9]. Des recherches préliminaires ont établi que les modes de jeu se fixent pendant les années du primaire [20] et évoluent simplement au fil du temps selon l’accès aux fonds et la disponibilité par les nouvelles technologies. Les comportements de jeu se perçoivent mieux sur une ligne droite, les jeux sociaux et non compulsifs se situant à une extrémité et le jeu pathologique à l’autre, entrecoupés de divers degrés de participation. La majorité des gens qui s’adonnent aux jeux le font sans problème [21][22]. D’après les recherches et les présentations cliniques, certains facteurs rendraient certaines personnes plus vulnérables au jeu compulsif, tels que la dépression, un deuil, la maltraitance, l’impulsivité, des caractéristiques antisociales et des troubles d’apprentissage [23]-[25]. L’évolution du jeu non problématique au jeu compulsif se fait rapidement dans certains cas, et selon le consensus, les jeunes y sont vulnérables en raison de leur tendance à prendre des risques et de leurs processus de prise de décision en développement [21][26]. Puisque la majorité des jeunes déclarent avoir joué au moins une fois à un jeu de hasard, il est important de distinguer le jeu compulsif de celui qui ne l’est pas. Les recherches tendent à indiquer que les jeunes qui jouent régulièrement, soit au moins une fois par semaine, ont tendance à accroître leur risque d’acquérir des problèmes liés aux jeux [10]. Les plus vulnérables sont ceux qui jouent pour échapper à des problèmes ou pour satisfaire des besoins physiques [27][28]. Les jeunes ayant des problèmes de jeu se disent très préoccupés par des pensées liées aux jeux, au point de nuire à leur sommeil et à leurs activités scolaires ou professionnelles. La pratique des jeux de hasard à l’adolescence constitue le comportement à risque pour la santé le plus prévalent dans les écoles secondaires du Québec (28,2 % y participent toutes les semaines), suivi du tabagisme (17,4 %), puis de la consommation de drogues (13,8 %) et d’alcool (13,5 %) [10]. La plupart des adolescents jouaient à des jeux de hasard à la maison (65,3 %), les joueurs pathologiques étant plus susceptibles de participer à des activités illégales pour financer leur habitude et d’avoir des parents qui jouaient également [10].

Les jeux de hasard et la comorbidité

Les personnes qui ont des problèmes liés au jeu sont plus susceptibles de présenter des comorbidités. Les chercheurs ont découvert que le risque de jeu pathologique est 8,3 fois plus élevé chez les personnes qui ont des troubles de la personnalité, 6,0 fois plus élevé chez celles qui font une consommation abusive d’alcool, 4,4 fois plus élevé chez celles qui consomment des drogues au cours de leur vie et 4,4 fois plus élevé chez celles qui ont des troubles de l’humeur [29]. Une étude nationale auprès d’un échantillon représentatif de 36 948 Canadiens de 15 ans et plus a conclu que les problèmes de jeu étaient fortement associés à des troubles de consommation de drogues et d’alcool au cours de l’année précédente [30]. Une étude auprès de 3 426 élèves québécois (de la 7e à la 11e année) a établi que le jeu pathologique s’associe à la consommation d’alcool, à de mauvaises notes et à des comportements délinquants [8]. Selon d’autres recherches, le jeu pathologique est courant chez les jeunes qui consomment de la marijuana, et ces adolescents ont des problèmes psychosociaux importants [31]. Une étude menée aux États-Unis en 2009 sur l’association entre les jeux de hasard et les troubles des conduites auprès d’un échantillon de jeunes de 14 à 21 ans fait état d’une solide comorbidité entre ces deux phénomènes, les joueurs dont les problèmes se sont déclarés plus jeunes étant plus vulnérables [32]. Le jeu pathologique s’associe également aux TDAH, à la dépression et à l’anxiété [33]-[35].

Le dépistage des problèmes liés aux jeux de hasard

Les dispensateurs de soins devraient procéder au dépistage des comportements liés aux jeux. Il faut particulièrement les craindre lorsque :

  • les parents expriment leur inquiétude au sujet de la santé affective de leur adolescent;
  • la performance scolaire semble en souffrir;
  • on constate des troubles du sommeil;
  • l’argent ou les possessions de la maison disparaissent ou on remarque des activités criminelles, telles que le vol;
  • on sait ou on craint que l’adolescent fasse un mésusage d’alcool ou de drogues, ou la situation justifierait un test de dépistage de consommation d’alcool ou de drogues;
  • les relations familiales ou les amitiés en souffrent (les adolescents qui ont perdu le contrôle de leur comportement en matière de jeu auront probablement eu recours au vol ou à la tromperie pour financer leur habitude);
  • on remarque l’une des comorbidités figurant à la rubrique précédente.

Les dispensateurs de soins pourraient utiliser les lignes directrices suivantes pour dépister un problème de jeu :

  • s’informer de la fréquence (la valeur seuil est d’au moins une fois par semaine);
  • s’informer si le patient a tendance à jouer plus que ce qu’il a prévu (incapacité de respecter ses limites personnelles);
  • s’informer de comportements indiquant qu’il cache son comportement en matière de jeu aux autres, tels que les mensonges.

Les stratégies de prévention et de traitement

Les renseignements figurant dans les publications sont limités quant aux stratégies de prévention et de traitement des jeux de hasard à l’adolescence. En 2001, l’Université McGill a ouvert le Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, lequel a élaboré une série de documents de prévention conçus pour accroître les connaissances, rajuster les attitudes et corriger les croyances erronées au sujet de la participation aux jeux de hasard. Ces produits sont très utilisés au Canada, aux États-Unis et dans plusieurs pays européens. Récemment, Taylor et coll. ont mis au point un programme de sensibilisation au jeu intitulé Don’t Gamble Away our Future [36]. Le programme est conçu pour les jeunes de huit à 18 ans et a été évalué auprès d’un échantillon de 8 455 élèves. L’évaluation avant le test est suivie d’un programme de prévention de 45 minutes composé des conférences, d’activités et de discussions, animés par des enseignants qui s’appuient sur un manuel et un cédérom interactif de formation. Les résultats ont démontré une augmentation des connaissances sur les effets négatifs du jeu à court terme [36]. Il n’existe pas encore d’évaluation à long terme de ces programmes.

Un autre type de prévention non structurée peut s’associer au style de pratiques parentales. Il est établi que la fréquence de participation aux jeux de hasard à l’adolescence est liée à la fréquence et aux problèmes de jeu des parents, au faible taux de surveillance parentale et au taux élevé de pratiques disciplinaires inadéquates [37]. Heureusement, des pratiques parentales positives peuvent faire office de mécanisme protecteur, un taux plus élevé d’attachement, de supervision et de surveillance de la part des parents s’associant à un taux moins élevé de problèmes de jeux à l’adolescence [38]. Ces données sont de nature corrélationnelle, mais d’après la modélisation statistique, on remarque une association causale entre le type de pratiques parentales et le jeu responsable.

Il existe très peu de publications sur le traitement des problèmes de jeu à l’adolescence. Une étude (1994) fondée sur un modèle cognitivo-comportemental a été menée auprès d’un échantillon trop restreint pour justifier des commentaires [39]. Des cliniciens du Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque traitent de jeunes joueurs compulsifs depuis plus d’une décennie et obtiennent de bons résultats, mais ceux-ci sont limités par l’absence de groupe témoin [40][41]. Même s’il n’existe pas de norme de traitement, on pense généralement que le jeu pathologique peut et doit être abordé selon le même paradigme que les autres dépendances comportementales [7], même s’il demeure classé parmi les troubles de contrôle des impulsions.

Conclusions et recommandations

La participation aux jeux de hasard chez les jeunes se produit dans le cadre d’activités légalisées et autonomes, à domicile, à l’école ou en milieu de travail. Selon les données, la prévalence de jeu compulsif est plus élevée chez les adolescents et les jeunes adultes. On ne sait pas grand-chose des facteurs de risque sur l’apparition et la perpétuation du jeu à problème et du jeu pathologique. En cette époque de plus en plus axée sur Internet et les réseaux sociaux, une nouvelle frontière s’est créée, et on n’a pas encore déterminé les répercussions des nouvelles technologies sur cette activité très risquée. Il faudra mener des recherches sur le jeu virtuel pour mieux soutenir les jeunes qui s’adonnent à ce type de pratique, notamment les garçons. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont besoin de travailler avec des cliniciens et des chercheurs pour mieux comprendre ce problème sociétal complexe et déterminer les interventions qui s’imposent.

Recommandations

Les médecins et les autres professionnels de la santé devraient :

  • s’informer auprès des enfants plus âgés, notamment les adolescents, de leurs comportements à l’égard des jeux de hasard, surtout en présence de comportements connexes connus.
  • utiliser des lignes directrices connues pour dépister un problème de jeu : fréquence, tendance à jouer plus que prévu et attitudes laissant croire que les jeunes cachent leur comportement relativement aux jeux de hasard.
  • dépister le risque de dépression et de suicide chez les adolescents qui sont conscients de leur problème de jeu, car ils ont probablement contracté une dette importante.
  • se familiariser avec les dispensateurs et les services de traitement locaux relativement aux problèmes de jeux de hasard. Les dispensateurs qui soignent la consommation abusive de drogues ou d’alcool seront peut-être prêts à travailler avec des jeunes qui surconsomment les jeux de hasard.
  • préconiser que les écoles deviennent proactives au sujet des jeux de hasard chez les élèves :
    • en faisant prendre conscience aux enseignants et aux conseillers scolaires que les comportements liés aux jeux de hasard chez les jeunes s’associent à des risques, y compris l’échec scolaire et l’absentéisme.
    • en s’assurant que des conseillers scolaires parlent aux adolescents des risques liés aux jeux de hasard lorsqu’ils sont au courant d’une consommation de drogues ou d’alcool, en raison du lien important entre ces deux comportements.
    • en aidant les conseils ou commissions scolaires à adopter et à mettre en œuvre une politique interdisant les jeux de hasard dans leurs écoles.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux qui dirigent des programmes de jeux de hasard devraient :

  • s’attarder aux répercussions sociologiques et environnementales des jeux de hasard sur les jeunes Canadiens (c.-à-d., exposition, accessibilité et attitudes publiques) et au ratio coûts-avantages de la situation actuelle.
  • élaborer des stratégies efficaces pour soutenir les jeunes et les familles touchées par ce phénomène de santé publique.
  • Les organismes gouvernementaux et législatifs devraient évaluer et contrôler les répercussions potentielles de la publicité sur l’initiation aux jeux de hasard et sur leur maintien dans les populations vulnérables, y compris les enfants et les adolescents.
  • Les gouvernements provinciaux et territoriaux devraient évaluer les répercussions potentielles des nouvelles offres en matière de jeux de hasard (comme les jeux de hasard virtuels par des corporations de loterie) sur les jeunes avant de les adopter, afin de s’assurer de réduire au minimum les dommages causés par de telles initiatives.

D’autres recherches s’imposent pour mieux comprendre ce problème de santé publique :

  • Malgré un ensemble croissant de recherches transversales établissant les facteurs de risque liés à l’apparition et à la perpétuation d’une dépendance pathologique aux jeux de hasard, des projets de recherche longitudinaux à grande échelle s’imposent.
  • Il faut mener une étude sur les répercussions économiques, personnelles et sociales globales des jeux de hasard légalisés sur la société canadienne. Dans d’autres pays, des initiatives similaires se sont révélées bénéfiques [42][43].
  • Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux devraient soutenir activement de tels projets de recherche et affecter des fonds expressément à l’étude du problème des jeux de hasard chez les jeunes.

RESSOURCES SUPPLÉMENTAIRES

Remerciements

Le comité de la santé mentale et des troubles du développement de la Société canadienne de pédiatrie ont révisé le présent document de principes.


COMITÉ DE LA SANTÉ DE L’ADOLESCENT

Membres : Franziska Baltzer MD; April S Elliot MD; Johanne Harvey MD; Margo A Lane MD; Stan Lipnowski MD (représentant du conseil); Jorge L Pinzon MD (président)
Représentant : Mark Norris MD, section de la santé de l’adolescent de la SCP
Auteurs principaux : Rina Gupta Ph. D.; Jorge L Pinzon MD


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Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.

Mise à jour : le 18 avril 2016