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Canadian Paediatric Society

Document de principes

Approche déontologique de l'examen génital de l'enfant

Affichage : le 1 février 1999 | Reconduit :le 1 février 2016


The Canadian Paediatric Society gives permission to print single copies of this document from our website. For permission to reprint or reproduce multiple copies, please see our copyright policy.

Auteur(s) principal(aux)

S Woods; Société canadienne de pédiatrie, Comité de la pédiatrie communautaire

Paediatr Child Health 1999;4(1):72

À l’instar de toutes les interventions, l’examen génital de l’enfant exige des normes déontologiques qui devraient devenir une pratique systématique dans le cabinet du médecin. Le respect envers l’enfant, la sensibilité face aux besoins de l’enfant et de la patience pour exécuter l’examen revêtent une importance particulière.

Ainsi, on recommande les pratiques suivantes pendant l’examen génital du patient pédiatrique.

  • N’effectuer l’examen physique des parties génitales que s’il le faut expressément, par exemple pendant la visite de santé périodique, afin de vérifier le développement normal des organes génitaux externes, la présence d’anomalies endocriniennes ou des signes de violence sexuelle présumée ou parce que les parents le demandent.
  • Informer les enfants plus vieux qui sont compétents (des mineurs matures) de la tenue de l’examen et des raisons qui justifient cet examen, et leur demander leur approbation avant d’y procéder. Garantir le respect de la vie privée et de la confidentialité.
  • Éviter les remarques à connotation sexuelle, qui sont tout à fait inutiles, pendant l’entrevue et l’examen.
  • Ne pas toucher les parties génitales ou les seins de l’enfant, sauf s’il le faut pendant l’examen physique. Toujours avertir l’enfant qu’il sera touché à ces endroits.
  • Si l’enfant se sent mal à l’aise face à l’examen physique, ne jamais utiliser la force ou la contrainte. Expliquer clairement la raison de l’intervention aux parents et à l’enfant (p. ex., cas présumé d’agression sexuelle, traumatisme, infection). Si l’enfant refuse de collaborer, reporter l’examen.
  • Dans le cas des nourrissons et des enfants d’âge scolaire, le ou les parents ou la gardienne devraient demeurer près de l’enfant tout au long de l’examen physique. Aider l’enfant à se déshabiller au besoin et lui permettre de se rhabiller dès l’examen physique terminé. Procéder à l’examen lentement et avec attention, afin de réduire la gêne et la douleur au minimum. Les fillettes peuvent s’asseoir les jambes en grenouille, sur les genoux du parent ou de la gardienne, afin de permettre une bonne visualisation de l’orifice vaginal et de l’anus. Cette position est moins anxiogène que les autres. La position genupectorale, l’enfant à quatre pattes, permet de mieux voir l’hymen et la voûte du vagin, mais peut effrayer l’enfant qui ne voit pas l’examinateur. Chez les garçons, le décubitus latéral permet un examen satisfaisant.
  • Dans le cas des enfants d’âge scolaire plus vieux et des adolescents, prévoir la présence d’un parent ou d’une infirmière et en expliquer la raison. Permettre à l’enfant de s’isoler pour s’habiller et se déshabiller et de porter une jaquette à l’examen. L’examen pelvien ne fait pas partie de l’examen physique systématique des adolescentes non actives sexuellement, même si elles prennent des contraceptifs oraux. Un test de Papanicolaou (test Pap) ou un test de dépistage des maladies transmises sexuellement n’est indiqué que si l’adolescent a une vie sexuelle active.

Grâce à une planification consciencieuse et à de la minutie, le médecin peut faire preuve de respect envers le jeune patient et obtenir sa confiance, pour qu’il se sente moins menacé ou traumatisé par l’examen génital.

COMITÉ DE LA PÉDIATRIE COMMUNAUTAIRE

Membres : Cecilia I Baxter MD; Fabian P Gorodzinsky MD; Denis Leduc MD (président); Paul Munk MD (administrateur responsable); Peter G Noonan MD; Sandra Woods MD
Représentant : Joseph Telch MD, section de la pédiatrie générale de la SCP
Auteure principals : Sandra Woods MD


Références

  1. Narendra K, Lazoritz S. Evaluation for possible physical or sexual abuse. Pediatr Clin North Am 1998;45:214-7.

Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.

Mise à jour : le 8 juillet 2016