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Canadian Paediatric Society

Document de principes

Le Staphylococcus aureus méthicillinorésistant d’origine non nosocomiale dans les communautés autochtones du Canada

Affichage : le 7 septembre 2012 | Reconduit :le 30 janvier 2017


The Canadian Paediatric Society gives permission to print single copies of this document from our website. For permission to reprint or reproduce multiple copies, please see our copyright policy.

Auteur(s) principal(aux)

James Irvine; Société canadienne de pédiatrie, Comité de la santé des Premières nations, des Inuits et des Métis

Version abrégée : Paediatr Child Health 2012;17(7)::397-8

Résumé

 

Les infections à Staphylococcus aureus méthicillinorésistant d’origine non nosocomiale (SARM-ONN) sont devenues un grave problème dans certaines communautés autochtones du Canada (y compris les Premières nations, les Inuits et les Métis). Surtout associé à des infections de la peau et des tissus mous, cet organisme peut également entraîner une morbidité et une mortalité importantes. Il existe des lignes directrices canadiennes et américaines publiées sur la prise en charge des infections à SARM-ONN. Il faut examiner les modes précis d’épidémiologie, de microbiologie et de susceptibilité et la situation sociale et environnementale des infections à SARM-ONN dans les communautés autochtones pour parvenir à des stratégies qui en réduiront la transmission. La réduction des maisons surpeuplées et l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable au domicile sont des stratégies optimales pour réduire les conséquences de ces infections, mais il est recommandé de mettre en œuvre les lignes directrices canadiennes et d’accroître les stratégies de prévention à titre de mesures provisoires.

 

Mots-clés : Canada; Community-acquired infections; Indigenous populations; Methicillin-resistant S. aureus (MRSA); SSTI

Depuis quelques années, le Canada [1] et les États-Unis [2][3] ont publié des lignes directrices nationales sur les infections à Staphylococcus aureus méthicillinorésistant d’origine non nosocomiale (SARM-ONN). Cependant, il n’existe pas de lignes directrices publiées visant expressément les communautés autochtones (y compris les Premières nations, les Inuits et les Métis). Pour aborder les infections à SARM-ONN dans les communautés autochtones, il faut tenir compte de l’épidémiologie, de la microbiologie et de la situation sociale et environnementale.

Historique

Le SARM-ONN est un pathogène émergent dont certaines caractéristiques le distinguent du SARM généralement associé aux milieux de la santé. En général, le SARM-ONN désigne une infection à SARM qui se déclare dans la collectivité et qui ne s’associe pas aux facteurs de risque liés au SARM d’origine nosocomiale (SARM-ON) [1]. Comparativement au SARM-ON, les souches de SARM-ONN sont généralement plus susceptibles aux antimicrobiens, à l’exception des médicaments dérivés des bêta-lactamines [1]. On les associe surtout à des infections de la peau et des tissus mous (IPTM), mais elles provoquent une morbidité et une mortalité importantes en cas d’infections invasives [4].

Les différences entre le SARM-ONN et le SARM-ON se reflètent également par des souches de constitution génétique distincte. Les souches de SARM-ONN sont dotées de facteurs de virulence précis qui produisent des cytotoxines capables d’induire une nécrose tissulaire. On détermine le typage des souches par électrophorèse sur gel en champ pulsé. Les types de SARM qui s’associent le plus aux infections d’origine non nosocomiale au Canada sont le SARMC10 (USA300) et le SARMC7 (USA400) [5][6].

La distinction entre le SARM-ONN et le SARM-ON est imprécise, parce qu’il est difficile de déterminer le véritable foyer de transmission. Puisque les souches non nosocomiales se sont déplacées en milieu hospitalier et s’y propagent et puisque les souches nosocomiales se déplacent dans la collectivité, la distinction est devenue encore plus floue.

L’épidémiologie du SARM dans les communautés autochtones du Grand Nord et du Canada

Les souches SARMC10 et SARMC7 ont chacune une répartition géographique différente au Canada, même si on constate un certain chevauchement.

Dans un hôpital albertain où l’on a fait une enquête sur une éclosion de SARM en 1986, la majorité des cas avaient été contractés avant l’hospitalisation et comportait des liens avec une communauté autochtone [7]. Une étude subséquente a établi qu’une hospitalisation antérieure constituait un facteur de risque, mais a confirmé qu’une transmission continue se produisait dans cette communauté, même chez les personnes qui n’avaient pas été hospitalisées au cours de l’année précédente [8]. Un sondage rétrospectif effectué dans cinq hôpitaux d’enseignement des provinces des Prairies entre 1990 et 1992 a révélé que les patients des Premières nations représentaient 62 % des personnes positives au SARM à leur admission à l’hôpital [9]. Dans les années suivantes, on a déclaré de plus en plus de SARM-ONN en Alberta, la souche SARMC10 étant prédominante, même si la souche SARMC7 a causé des éclosions communautaires dans les populations autochtones [10]. Lors d’une récente éclosion à Calgary, on a remarqué que 70 % des cas étaient des personnes marginalisées ayant des antécédents d’itinérance, de consommation de drogues ou d’incarcération [11].

Dans les Territoires du Nord-Ouest, la souche SARMC10 était prédominante. Dans une récente étude, on a décelé 267 cas, dont 89 % de souche SARMC10 [12]. Quatre-vingt-trois pour cent de ces cas étaient d’origine autochtone, même si les Autochtones représentent environ 50,6 % de la population. Depuis 2003, l’incidence de SARMC7 a augmenté dans les petites communautés autochtones du nord du Manitoba [13], du nord de la Saskatchewan [14] et d’une communauté inuite éloignée du Nunavut [15]. Les cas observés dans ces régions ont révélé des profils épidémiologiques similaires, plus fréquents dans des groupes d’âge plus jeunes ayant une IPTM.

Au nord de la Saskatchewan, où 84,3 % de la population se dit Autochtone, les tests sont favorisés et les tests de laboratoire positifs au SARM doivent être déclarés à la santé publique. Le taux annuel y est passé de 8,2 cas à 142,6 cas sur 10 000 habitants entre 2001 et 2008, le taux atteignant même 482 cas sur 10 000 habitants dans une communauté autochtone [16]. Parmi les cas d’infections à Staphylococcus aureus diagnostiquées, 54 % étaient attribuables au SARM, et de ce nombre, 97,4 % étaient de souche SARMC7.

Les facteurs de risque de SARM-ONN

Les facteurs de risque courants repérés dans le cadre d’éclosions de SARM-ONN sont le surpeuplement des maisons, le contact peau contre peau fréquent avec les gens, la participation à des activités qui provoquent une abrasion ou une atteinte des surfaces cutanées, le partage d’objets personnels susceptibles d’être contaminés, les difficultés à maintenir la propreté et l’hygiène personnelles et l’accès limité aux soins de santé [17]. De nombreux patients ne courent aucuns de ces facteurs de risque classiques, mais le nombre d’enfants et d’adolescents de milieux défavorisés qui sont atteints est disproportionné. On croit également que l’exposition aux antibiotiques facilite l’acquisition du SARM [18].

Dans les communautés autochtones éloignées de l’Australie, les souches de SARM-ONN semblent émerger des communautés mêmes plutôt que d’un mouvement des souches de SARM-ON vers les communautés [19]. Les conditions sociales des populations défavorisées ont pu en faciliter l’émergence. Steven Tong et coll. ont souligné que l’utilisation inconditionnelle d’antimicrobiens dans les collectivités défavorisées, qui ne tenaient pas compte des conditions socio-économiques sous-jacentes, est susceptible de favoriser encore davantage l’émergence d’une résistance microbienne [20].

En Alaska, on constatait des taux plus élevés d’hospitalisations attribuables aux IPTM et au SARM chez les Autochtones de l’Alaska provenant de communautés ne disposant pas de services d’aqueduc et de collecte des ordures à domicile [21].

Dans les communautés autochtones du Canada, les maisons surpeuplées accroissent les contacts étroits et compliquent le maintien d’un milieu propre, de l’hygiène personnelle et de la séparation des articles personnels. Certaines maisons ne disposent pas d’eau courante potable ou se font livrer de l’eau dans une citerne. La quantité d’eau livrée dans les citernes est limitée, ce qui complique le maintien de l’hygiène personnelle et de la propreté du milieu [22]. La surpopulation des maisons est environ dix fois plus fréquente au sein des populations des Premières nations qui habitent dans les réserves (26 %) et chez les Inuits (31 %) que dans la population non autochtone du Canada (3 %) [23].

Le traitement, la prise en charge et la prévention dans les communautés autochtones

Dans l’ensemble, les principes généraux liés au traitement et à la prise en charge des infections à SARM-ONN sont les mêmes pour les populations autochtones que ceux des lignes directrices canadiennes [1] et américaines [2][3] et dans d’autres documents de principes de la SCP [24]. Chaque mode de traitement favorise l’incision et le drainage pour traiter les abcès, de même que l’utilisation judicieuse des antibiotiques (Tableau 1).

D’après les lignes directrices canadiennes actuelles [1], on peut envisager de réduire le portage microbien (communément désigné par le terme décolonisation microbienne) chez les patients ayant des infections récurrentes, mais seulement dans des cohortes bien définies et étroitement liées où l’on peut effectuer des examens répétés et renforcer les mesures d’hygiène et où la prévalence de SARM-ONN n’est pas élevée dans la collectivité. Les plus grands défis proviennent des communautés autochtones où la prévalence est élevée, où la surpopulation des maisons et l’accès à l’eau potable constituent des problèmes. Même dans la population générale, les données probantes sont rares ou non concluantes quant à la diminution des récurrences de SARM-ONN après la baisse du portage microbien, même si certaines interventions ont révélé une diminution transitoire du portage [25]. D’autres études et les résultats d’essais aléatoires récents permettront probablement de mieux comprendre les avantages potentiels de diverses stratégies [26], mais on n’a pas encore déterminé de traitement pertinent pour réduire le portage microbien [2]. La plupart des traitements comprennent une association de mupirocine par voie nasale, de bains antiseptiques (y compris des bains de chlorhexidine ou d’eau de Javel diluée) et de rifampine par voie orale combinée à d’autres antibiotiques [26]. Certaines communautés autochtones du Canada ont déclaré des souches de SARM (notamment la souche SARMC7) très résistantes à la mupirocine [14], une complication qui peut s’aggraver à cause d’un usage répété. De plus, l’utilisation répétée de rifampine risquerait d’accroître les cas de tuberculose résistante aux médicaments dans les communautés à haut risque. Certaines études soulignent l’efficacité potentielle des bains d’eau de Javel diluée, mais des essais aléatoires sur l’innocuité et l’efficacité de ce traitement s’imposent. Certaines sont d’ailleurs en cours [27].

Selon de récentes données probantes, la transmission entre personnes, un milieu contaminé et les fomites (infection exogène) pourraient jouer un rôle plus important que le portage (infection endogène) dans la transmission du SARM-ONN et l’infection [26][28]. Cette voie d’infection influerait sur le choix de stratégies dans des maisons surpeuplées.

Une intervention menée au Japon pour faire connaître la résistance antimicrobienne au grand public et au personnel de la santé a suscité une diminution de la prévalence de SARM dans une collectivité sur une période de dix ans [29]. Une récente étude d’observation similaire menée dans des communautés autochtones du nord de la Saskatchewan laisse supposer que les interventions pédagogiques sont efficaces pour réduire les infections par le SARM-ONN [16]. Parmi ces initiatives locales, soulignons les suivantes : fournir aux médecins et aux infirmières praticiennes des données provenant de la surveillance active indiquant quels sont les organismes et les données de susceptibilité; élaborer des lignes directrices sur le traitement du SARM fondées sur les modes de sensibilité locaux; procéder à une éducation communautaire par des messages radiophoniques, des présentations et des ateliers aux Autochtones, ainsi que par une formation du grand public; adopter des interventions visant les enfants de la maternelle à la deuxième année (Des pilules contre tous les microbes?) et de la quatrième à la sixième année (La guerre aux germes). Dans des communautés des Territoires du Nord-Ouest, on a utilisé d’autres stratégies, telles que rendre l’eau transportée par camion plus accessible aux maisons disposant de citernes, fournir des trousses pour la maison contenant des produits comme des serviettes de papier et de tissu, du savon pour la lessive faite à la main, du gel pour les mains à base d’alcool, du désinfectant en vaporisateur et des lingettes d’alcool et de chlorhexidine, ainsi que du matériel d’éducation et un meilleur accès aux machines à laver et aux sécheuses [12]. Cependant, jusqu’à présent, l’efficacité de ces mesures supplémentaires n’a pas été totalement attestée.

Recommandations

Pour protéger les enfants et les adolescents des communautés autochtones contre le SARM-ONN, la Société canadienne de pédiatrie recommande que les pédiatres et les travailleurs de première ligne prennent les mesures suivantes :

Sensibiliser

  • S’assurer que le personnel des centres de santé sache que l’émergence de SARM-ONN est une cause d’infection dans les communautés touchées.

Surveiller la résistance

  • Mettre en culture des échantillons prélevés dans le pus drainé d’abcès afin de surveiller les modes de résistance et d’orienter la prise en charge empirique.

Prendre position

  • Participer aux efforts pour améliorer les services d’eau potable à domicile et les conditions de logement des peuples autochtones et des autres populations marginalisées, tant sur les scènes fédérale que provinciales et territoriales. (Pour en savoir plus sur les démarches de prise de position, rendez-vous à l’adresse <www.cps.ca/fr/advocacy-defense/how-to-advocate.htm>).

Garantir la prévention

  • Utiliser des lignes directrices probantes pour réduire l’utilisation inutile d’antibiotiques et fournir des documents d’éducation aux familles sur l’utilisation convenable des antibiotiques. Pour obtenir de l’information à l’intention des patients, consultez les sites www.soinsdenosenfants.cps.ca, http://infoantibio.ca ou www.francais.dobugsneeddrugs.org.
  • Mettre en pratique l’hygiène des mains et en faire la promotion, en commençant par les jeunes enfants.
  • Encourager la vaccination saisonnière contre l’influenza pour tous les enfants. Les bienfaits sont encore plus évidents dans les communautés endémiques au SARM, en raison du risque d’une grave pneumonie à SARM après une infection par l’influenza [30].

Procéder au contrôle des infections dans les centres de santé et les cliniques

  • Donner l’exemple d’une bonne hygiène des mains et faire appliquer cette mesure avant et après le contact du personnel et des bénévoles avec un patient.
  • Mettre les produits de nettoyage des mains à base d’alcool à la disposition de tous partout où les lavabos et l’eau courante sont moins accessibles.
  • Adopter des pratiques systématiques de contrôle des infections dans les centres de santé ainsi que des mesures préventives pertinentes après l’évaluation d’un client atteint d’une infection par le SARM [31].

TABLEAU 1
Prise en charge et traitement individuels des IPTM attribuables au SARM [1][2][24][32]

Problème

Mesure

Égratignures infectées, furoncles, impétigo

Appliquer des compresses chaudes mouillées.

Laver à l’eau savonneuse tiède.

Envisager l’utilisation d’un antibiotique topique selon les modes de sensibilité locaux ou, en cas d’infection plus grave, d’un antibiotique par voie orale.

Abcès

Incision et drainage

Voir La prise en charge des abcès cutanés à Staphylococcus aureus méthicillinorésistant d’origine non nosocomiale chez les enfants [24]

www.cps.ca/fr/documents/position/abces-cutanes-a-Staphylococcus-aureus-methicillinoresistant

Utiliser des stratégies de prise en charge [1][2][3]

  • Faire participer le personnel de santé communautaire, les clients et les communautés aux démarches préventives.
  • Éduquer les patients et les familles quant à la prise en charge des IPTM causées par le SARM, y compris :
    • recouvrir les plaies de bandages propres et secs. Si c’est impossible, exclure des sports de contact ou des services de garde jusqu’à ce que la plaie cesse de suinter ou qu’elle soit guérie.
    • immédiatement après les avoir retirés, jeter les pansements souillés dans une poubelle doublée de plastique et munie d’un couvercle.
    • adopter une bonne hygiène des mains à l’aide d’eau savonneuse ou de gel pour les mains à base d’alcool avant et après avoir changé les pansements.
    • se laver régulièrement et laver souvent les vêtements et la literie.
    • éviter de partager des objets personnels, notamment les serviettes, la literie, les vêtements ou les pains de savon.
    • consulter un médecin en présence de fièvre ou d’autres signes de maladie ou si l’état d’une lésion locale ne s’améliore pas dans les 48 heures suivant le début du traitement.
    • nettoyer régulièrement les surfaces de contact dans la maison à l’aide d’un produit ménager régulier ou d’un détergent.
  • Consulter la santé publique en cas d’infection récurrente (au moins trois infections chez la même personne sur une période de six mois) ou d’éclosion présumée dans une population fermée, comme un milieu de garde ou une équipe sportive.
  • Éviter les stratégies suivantes, qui ne sont généralement PAS recommandées :
    • Déterminer le taux de portage chez les contacts asymptomatiques du ménage.
    • Réduire le portage microbien pour la prise en charge systématique des infections à SARM-ONN, que ce soit dans des situations d’infection endémique ou d’éclosion.

Favoriser les interventions par la collectivité

Consultez le site du Northern Antibiotic Resistance Partnership www.narp.ca (en anglais) et le site www.germsaway.ca.

  • Fournir de l’éducation et sensibiliser au sujet des mesures suivantes :
    • Les soins personnels en cas de coupure, d’égratignure ou de piqûre d’insecte
    • L’hygiène des mains, l’hygiène personnelle et le nettoyage régulier de la maison
    • Le lavage fréquent des vêtements et de la literie
  • Améliorer l’accès à des services de buanderie peu coûteux dans les communautés éloignées.

Suivre les recherches

  • Évaluer l’effet des interventions menées dans les communautés pour réduire le portage microbien sur la baisse des infections par le SARM-ONN dans les communautés endémiques.

Ressources recommandées

  • Northern Antibacterial Resistance Partnership : www.narp.ca.
  • La guerre aux germes : Étiquette sur la toux et les activités liées à l’hygiène : un outil d’éducation préparé pour les élèves de la quatrième à la sixième année, en anglais (www.narp.ca/edu.htm). Voir également <www.germsaway.ca>, en anglais et en français, qui permet aux élèves de la quatrième à la sixième année de jouer à un jeu informatique interactif.
  • Des pilules contre tous les microbes? Un programme communautaire pour une utilisation judicieuse des antibiotiques. Voir www.francais.dobugsneeddrugs.org.

Remerciements

Nous remercions ceux qui ont révisé les diverses versions de ce document, y compris les docteures Joan Robinson et Susanna Martin, du comité des maladies infectieuses et d’immunisation de la Société canadienne de pédiatrie, et le docteur Steve Holve, du comité de la santé des enfants autochtones américains de l’American Academy of Pediatrics.


 

COMITÉ DE LA SANTÉ DES PREMIÈRES NATIONS, DES INUITS ET DES MÉTIS DE LA SCP

Membres : William H Abelson MD (représentant du conseil); Anna Banerji MD; Lola T Baydala MD; Radha Jetty MD; Heide M Schroter MD; Jill M Starkes MD; Sam K Wong MD (président)
Représentants : Simon Brascoupé, Organisation nationale des représentants indiens et inuits en santé communautaire; Elizabeth Ford, Inuit Tapiriit Kanatami; Carolyn Harrison, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada; Kathy Langlois, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada; Lisa Monkman MD, Indigenous Physicians Association of Canada; Kelly R Moore MD, comité de la santé des enfants autochtones américains, American Academy of Pediatrics; Melanie Morningstar, Assemblée des Premières nations; Eduardo Vides, Ralliement national des Métis; Cathy Winters, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada
Conseillers : James Irvine MD; Kent Saylor MD
Auteur principal : James Irvine MD


Références

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Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.

Mise à jour : le 31 janvier 2017