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Canadian Paediatric Society

La pédiatrie auprès de Team Broken Earth à Port-au-Prince, en Haïti

Affiché le le 23 juin 2014 par la Société canadienne de pédiatrie | Permalink

Catégorie(s) : Défense d’intérêts

Leigh Anne Newhook, MD
St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador)

En 2011, un groupe composé de médecins, d’infirmières et d’une physiothérapeute de Terre-Neuve sont allés travailler à l’Hôpital Bernard Mevs, au centre-ville de Port-au-Prince. Cet hôpital est le centre de traumatologie et de soins intensifs pour adultes et pour enfants de Port-au-Prince et possède les seules unités de soins intensifs pédiatriques et néonatales au pays.

Depuis 2011, plus de 19 équipes de Broken Earth se sont rendues à l’Hôpital Bernard Mevs, sous la supervision du docteur Andrew Furey, chirurgien orthopédique et chef d’équipe. Pendant une semaine ordinaire, l’équipe traite plus de 400 patients et effectue de 40 à 50 opérations, y compris plusieurs restaurations de fentes labio-palatines. Ce projet qui a vu le jour à Terre-Neuve s’est répandu dans tous le Canada, car s’y sont jointes des équipes de Calgary, de Halifax, d’Ottawa, de Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest.

Je suis allée à Port-au-Prince pour la première fois en 2012 et depuis, j’y ai fait cinq séjours d’une semaine à titre de pédiatre auprès de Team Broken Earth. Les troubles prévalents au sein de la population pédiatrique incluent les blessures, la tuberculose, le VIH-sida, la méningite, le sepsis, la pneumonie, l’hydrocéphalie, la malnutrition et les maladies causées par l’eau contaminée. Moins de 50 % des enfants sont vaccinés. Avant même le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010, qui a tué plus de 225 000 personnes et laissé plus de deux millions d’habitants sans domicile, Haïti était considéré comme le pays le plus pauvre du monde occidental.

Des améliorations ont récemment été apportées à l’Hôpital Bernard Mevs, soit une nouvelle unité de pédiatrie dotée de nouvelles couchettes et de nouveaux incubateurs, d’un évier avec l’eau courante et de nouveau matériel de ventilation, ainsi que l’embauche de deux pédiatres locaux à temps plein. Le bloc opératoire a été modernisé, et le niveau de compétences et d’organisation du personnel haïtien a considérablement augmenté dans tous les départements. En septembre 2013, l’Université d’Haïti a lancé un nouveau programme de résidence en pédiatrie.

J’ai personnellement acquis énormément d’expérience à travailler en Haïti. Je m’y suis toujours rendue avec ma collègue et meilleure amie, la docteure Natalie Bridger, infectiologue pédiatre à St. John’s. Nous travaillons généralement côte à côte à soigner les patients de notre mieux. Des interprètes locaux nous aident à communiquer de manière très efficace avec le personnel local et les patients. Le moral, la détermination et le caractère chaleureux du personnel, des patients et des familles d’Haïti m’incitent à y retourner constamment. Même si je m’ennuie énormément de ma famille quand je me rends en Haïti, chaque voyage me change, me fait réviser ma vision du monde et m’aide à devenir une meilleure pédiatre et un meilleur être humain.

J’incite tous ceux qui ont envie de travailler en Haïti à jeter un coup d’œil sur le site anglais de Team Broken Earth et à envisager de prêter leurs compétences et leur temps à l’organisme. Les besoins sont immenses en Haïti, mais les Haïtiens sont pleins d’espoir, de courage et de résilience. Lentement mais sûrement, la situation s’améliore.


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Mise à jour : le 30 mars 2016