Section de la santé des enfants dans le monde : articles
Ngodzi, Malawi 2007
Soumis par Vishal Avinashi
Tant d’un point de vue éducatif que personnel, je suis très heureux de mon récent stage international au Malawi, le « cœur chaleureux de l’Afrique ». Mon stage d’un mois avait lieu dans la clinique de consultations externes d’un village de pêche accueillant, Ngodzi. Ma courte expérience clinique n’a probablement apporté aucun changement au pays, ni même au village, mais pour être réaliste, une courte expérience modèle davantage l’apprenant que son environnement. L’expérience m’a sorti de ma zone de confort habituelle. Au retour, je me sens plus compétent, plus adaptable et, sans aucun doute, plus admiratif.
L’humble clinique de Ngodzi était dénuée de l’infrastructure habituelle d’un centre de soins tertiaires occidental qui inclut l’imagerie diagnostique, les services de laboratoire et le soutien surspécialisé. Je disposais toutefois d’une équipe travaillante prête à offrir les meilleurs soins possible compte tenu des ressources. Les anamnèses et les examens physiques permettaient aux praticiens cliniques et aux quatre infirmières de soigner les 250 à 350 patients qui défilaient en moyenne chaque jour. J’ai acquis un énorme respect pour les infirmières à qui on confie des fonctions élargies, non seulement pour prescrire, mais également pour effectuer des interventions comme les points de suture, la sédation consciente, les incisions et les drainages! La dure réalité, c’est que ce pays de plus de dix millions d’habitants possède moins de 150 médecins. TOUTE aide est donc bienvenue.
Puisque, sur la scène locale, 25 % de la population clinique sont séropositifs au VIH et que le paludisme est le diagnostic à écarter, les cas qui constituent « le pain et le beurre » sont complètement redéfinis. Il était très ironique de constater que les patients les plus malades se rendaient aux consultations externes plutôt qu’à l’hôpital régional. En effet, la clinique est le centre de distribution d’antirétroviraux de la région et le seul établissement avoisinant à être pourvu d’autres produits pharmaceutiques que de la quinine et du paracétamol.
Les Malawiens sont extraordinaires. Un moment mémorable contribue à démontrer la gentillesse des indigènes : À la fin de la journée après une clinique mobile, j’ai reçu les remerciements insistants et sincères d’un fermier local parce que je visitais la région et offrais mes services. J’ai appris plus tard que cet homme avait parcouru plusieurs kilomètres à partir d’un village voisin et avait attendu plus de six heures sous le soleil pour apprendre qu’on ne pourrait pas le voir ce jour-là et qu’il devrait revenir la semaine suivante, au retour de la clinique mobile.
Parmi les effets bénéfiques de cette expérience clinique, soulignons l’exposition à une nouvelle série de maladies et de situations et une confiance accrue vis-à-vis des compétences que j’avais déjà acquises et de la prise de décision générale. J’encourage quiconque à faire un stage clinique international, mais je suis pleinement conscient des limites reliées au fait de dispenser des soins médicaux cliniques aigus sans aussi habiliter la population locale à déterminer les causes sociales sous-jacentes aux troubles médicaux.
Affichage : juin 2007
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