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Le lundi 1er décembre 2008
Le Canada a besoin d’une stratégie nationale de garde à l’enfance maintenant, affirment les pédiatres
Au moins 70 % des enfants canadiens de moins de six ans fréquentent des services de garde non parentaux. Malgré ces chiffres impressionnants, les services d’apprentissage et de soins de la petite enfance au Canada constituent une mosaïque de politiques et de programmes qui crée des inégalités géographiques et financières.
Les enfants du Canada ont droit à des services d’apprentissage et de soins de la petite enfance de qualité. C’est pourquoi la Société canadienne de pédiatrie (SCP) exhorte les gouvernements à mettre au point une stratégie nationale de services d’apprentissage et de soins de la petite enfance.
« Des investissements dans des services d’apprentissage et de soins de la petite enfance de qualité pourraient donner des résultats considérables », affirme la docteure Danielle Grenier, directrice des affaires médicales de la Société canadienne de pédiatrie et corédactrice en chef de l’ouvrage Le bien-être des enfants : Un guide sur la santé en milieu de garde. « Alors pourquoi le Canada se classe-t-il si mal en matière de dépenses globales pour les familles et les enfants, notamment dans le secteur des services d’apprentissage et de soins de la petite enfance? »
En 2004, le gouvernement fédéral de l’époque s’est engagé à verser cinq milliards de dollars répartis sur cinq ans afin que les enfants aient accès à des places en milieu de garde de qualité, réglementées par le gouvernement et à coût abordable pour les parents. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont signé des ententes à cet effet. L’arrivée d’un nouveau gouvernement en janvier 2006 a donné lieu à un changement de politique. Ce gouvernement a adopté un programme de versements mensuels imposables de 100 $ aux familles et a prévu 250 millions de dollars en paiements de transfert aux provinces et territoires ainsi qu’un crédit d’impôt pour les entreprises qui prévoyaient de nouvelles places de garde en milieu de travail. Cependant, ce programme n’a contribué à accroître ni le nombre de places disponibles ni la qualité des services en milieu de garde.
Le récent discours du Trône ne prévoit rien de plus au sujet d’une stratégie nationale de garde à l’enfance. Étant donné les problèmes économiques actuels, les familles se fieront plus que jamais aux services de garde. Les Canadiens ont besoin d’un gouvernement prêt à investir dans l’enfance par l’élimination des obstacles à l’accès à des services de garde de qualité et à la prestation de tels services. La SCP exhorte tous les échelons du gouvernement à collaborer pour transformer ce besoin en réalité.
« Malgré l’existence de services bien conçus et bien dispensés, la qualité des milieux de garde n’est pas toujours aussi bonne qu’elle le pourrait, explique la docteure Grenier. Si nous voulons que les éducatrices et les planificateurs offrent des services de qualité, notre pays doit s’engager à créer un cadre de prestation des services de garde qui soit planifié, dispensé, surveillé et évalué de manière systématique et réfléchie. »
Les effets des premières années sur les chances de réussite de l’enfant plus tard dans la vie sont incontestables. Grâce à notre compréhension de l’importance des premières expériences sur le développement de l’enfant, nous connaissons les possibilités uniques que procure la petite enfance. L’apprentissage de la petite enfance est un investissement dans le développement des enfants; les bienfaits sociaux et de santé publique qu’il entraîne en font un usage judicieux de l’argent des contribuables.
Cette semaine, la SCP lancera deux documents importants dans le domaine du développement de la petite enfance : un document de principes probant sur les répercussions des services de garde sur la santé et la deuxième édition de l’ouvrage Le bien-être des enfants : Un guide sur la santé en milieu de garde. Vous pouvez les obtenir dans le site www.cps.ca.
Pour accéder au document de principes consulter :
Coordonnatrice des communications
Société canadienne de pédiatrie
613-526-9397, poste 247
media@cps.ca
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