Le
transport des nourrissons et des enfants dans les véhicules automobiles
Comité de prévention des blessures, Société canadienne de pédiatrie (SCP)
Paediatr Child Health
2008;13(4):321-7
No de référence : IP08-01
Aussi disponible
: La
sécurité des sièges d’auto
Index des documents de principes du comité de prévention des blessures
| La Société canadienne de pédiatrie autorise l’impression d’exemplaires uniques de ce document à partir de son site Web. Visitez la liste des documents de principes pour savoir lesquels sont disponibles en format pdf. Pour obtenir la permission d’imprimer ou de photocopier des exemplaires multiples, vous devez soumettre une demande détaillée à info@cps.ca. |
Contenu
Les
collisions de la route demeurent la principale cause de décès d’enfants
canadiens (1,2). Au Canada, en 2006, les enfants et les adolescents (de zéro à
19 ans) ont subi 16 % des décès et 19 % des blessures causés par une
collision de la route (3). Même si les dix provinces et les trois territoires
sont dotés de lois qui exigent l’utilisation de sièges d’auto pour enfant,
de nombreuses blessures et de nombreux décès sont directement attribuables à
la non-utilisation ou à la mauvaise utilisation des dispositifs de retenue pour
enfants (4-10). La Société canadienne de pédiatrie (SCP) est d’avis qu’il
est possible d’éviter bon nombre de ces incidents regrettables par une
augmentation de l’éducation publique et de la défense d’intérêts de la
part des cliniciens. Les parents et les éducateurs doivent comprendre les lois
de leur province ou de leur territoire et savoir comment bien installer et bien
utiliser les dispositifs de retenue pour enfants. Pour éduquer le public, on
peut commencer par s’assurer que les pédiatres et les médecins de famille
connaissent les recommandations à jour au sujet du transport des enfants dans
les véhicules automobiles. La nécessité d’un document de principes à ce
sujet est corroborée par les récents travaux de Rothenstein et coll. (11),
selon lesquelles les pédiatres généraux ne savent pas très bien comment
utiliser les dispositifs de retenue pour enfants dans les véhicules
automobiles. En 2004, Transports Canada a procédé à une analyse
conjoncturelle des projets d’éducation visant à mieux faire comprendre aux médecins
la sécurité des passagers enfants et ont découvert que les pédiatres
connaissent mal les sièges pertinents destinés aux enfants dans les véhicules
automobiles. Le présent document de principes expose les recommandations à
jour selon les lois provinciales et les publications révisées par des pairs
disponibles au moment de la publication. Ces recommandations font pendant au
document de principes de l’American
Academy of Pediatrics (AAP) intitulé Selecting
and using the most appropriate car safety seats for growing children: Guidelines
for counseling parents (1), mais leur contenu est adapté au Canada. Le
document de principes fournit également aux cliniciens des connaissances
essentielles pour discuter des déplacements sécuritaires avec les parents et
suggère des occasions pour que les cliniciens prônent l’amélioration des
lois sur la sécurité des enfants en voiture au Canada.
Bien
utilisés, les sièges d’auto réduisent de 71 % le risque de blessure fatale
et de 67 % celui de blessure grave (12). L’utilisation d’un siège
d’appoint plutôt que de la seule ceinture de sécurité réduit de 59 % le
risque de blessures (13). D’après l’Enquête
nationale sur les systèmes de retenue d’enfants 2006 (14), les neuf à 14
ans sont ceux qui utilisent le plus le dispositif de retenue pour enfant au
Canada (98,9 % utilisent la ceinture de sécurité), 63 % des nourrissons en
voiture étant installés dans un siège d’auto pour bébé et seulement 28 %
des enfants de quatre à huit ans utilisant correctement un siège d’auto
orienté vers l’avant ou un siège d’appoint. Plus de 53 % des parents
canadiens pensent à tort que leur enfant est prêt à utiliser exclusivement la
ceinture de sécurité à l’âge de six ans (15). L’abandon du siège
d’auto ou du siège d’appoint pertinent représente un danger considérable
quant au transport sécuritaire des nouveau-nés, des nourrissons et des enfants
(16,17). Le taux considérable de mauvaise utilisation des sièges d’auto
s’ajoute au problème du choix du siège. Au Canada, le taux de mauvaise
utilisation oscille entre 44 % et 81 % pour ce qui est des sièges d’auto et
entre 30 % et 50 % pour ce qui est des sièges d’appoint (6,9,15,18,19). Selon
le Code de la route des provinces et des territoires, les personnes qui
n’utilisent pas de siège d’auto pour leur enfant ou qui les utilisent mal
peuvent recevoir des points d’inaptitude ou des contraventions (15).
FRÉQUENTES
ERREURS D’UTILISATION OU MAUVAISES UTILISATIONS
DES SIÈGES D’AUTO POUR BÉBÉ
OU POUR ENFANT
L’utilisation
du mauvais siège selon le poids ou la taille de l’enfant, notamment en raison
du passage prématuré à l’étape suivante, est la forme la plus prévalente
de mauvaise utilisation. Ainsi, les erreurs suivantes sont les plus courantes :
Les trois principales erreurs (20)
D’autres
erreurs courantes
(9,20,21)
LE
CHOIX DU SIÈGE
Transports
Canada décrit quatre phases de dispositifs de retenue pour enfant afin
d’aider les familles à choisir le bon mode de retenue (18,19,22). Divers
types de sièges peuvent être utilisés à chaque étape (figure
1). Un sommaire des dispositifs de retenue pour enfant offerts au
Canada, ainsi que les spécifications relatives au poids et à la taille, figure
à l’adresse <http://www.safekidscanada.ca/fr-gateway.aspx>.
Figure
1) Choix
pertinent du dispositif de retenue selon les phases
Phase
1 : Les sièges d’auto orientés vers l’arrière
(figure 2)
Il faut
utiliser les sièges d’auto orientés vers l’arrière jusqu’à ce que
l’enfant pèse au moins 10 kg (22 livres), ait au moins un an et sache marcher
(2,23) (communication personnelle, Transports Canada). Pour ce faire, on peut
utiliser un siège orienté vers l’arrière ou un siège convertible qui peut
être orienté vers l’arrière pour les nourrissons et vers l’avant pour les
enfants plus âgés. Lorsque le nourrisson a dépassé les limites de taille ou
de poids du siège réservé aux nourrissons, les parents doivent choisir un siège
pour bébé ou enfant qui peut être orienté vers l’arrière pour les enfants
plus lourds et plus grands. Les nourrissons qui pèsent moins de 10 kg à un an
doivent demeurer dans leur siège orienté vers l’arrière. Il est possible
d’utiliser les dispositifs de retenue pour bébé ou pour enfant orientés
vers l’arrière si l’enfant pèse plus de 10 kg et a plus d’un an lorsque
les directives du fabricant relativement au poids et à la taille le permettent.
Il faut encourager les parents à continuer d’utiliser les sièges orientés
vers l’arrière tant que les limites de poids et de taille le permettent. Il
faut fixer les sièges orientés vers l’arrière au véhicule à l’aide de
la ceinture de sécurité du véhicule ou du système d’ancrage universel (SAU),
désigné système LATCH dans les publications américaines.
Figure
2) A Siège pour bébé
avec base B Siège 3 en 1 (siège d’auto pour bébé, siège pour enfant et siège
d’appoint) C Siège 3 en 1 D Siège 2 en 1 (siège pour enfant et siège
d’appoint) E Siège d’appoint sans dossier F Siège d’appoint à haut
dossier G Siège 2 en 1 transformé en siège d’appoint retenu avec la
ceinture de sécurité. Traduit de la référence 35
Phase
2 : Les sièges d’auto orientés vers l’avant
(figure 2)
Il est
possible d’utiliser les sièges pour bébé ou pour enfant orientés vers
l’avant, les sièges d’auto et d’appoint pour enfant et les sièges
d’appoint pour bébé et pour enfant de 10 kg à 22 kg (de 22 à 48 livres)
pouvant atteindre 122 cm (48 pouces), selon les spécifications du fabricant.
Cependant, depuis le 1er mai 2007, un arrêté d’urgence du ministre des
Transports permet aux fabricants et aux importateurs d’offrir au Canada des
dispositifs de retenue pour enfants qui intègrent une sangle interne et une
sangle d’ancrage pour les enfants qui pèsent jusqu’à 30 kg (65 livres) et,
par conséquent, qui ont une capacité accrue (l’utilisation des dispositifs
de retenue pour enfants est de compétence provinciale ou territoriale). Ainsi,
la définition d’enfant en matière de dispositifs de retenue a changé et désigne
désormais une personne dont le poids n’est pas inférieur à 9 kg (20 livres)
et ne dépasse pas 30 kg (65 livres). Il faut fixer les sièges orientés vers
l’avant au véhicule à l’aide d’une sangle d’ancrage et de la ceinture
de sécurité du véhicule ou du SAU, désigné système LATCH dans les
publications américaines.
Phase
3 : Les sièges d’appoint
Il faut
utiliser les sièges d’appoint pour les enfants qui ont dépassé la limite de
taille et de poids de leur siège orienté vers l’avant et qui pèsent au
moins 18 kg (40 livres). Il faut utiliser ce type de siège jusqu’à ce que
l’enfant pèse au moins 36 kg (80 livres). Certains modèles sont adaptés aux
enfants jusqu’à 45 kg (100 livres). Il faut toujours vérifier l’étiquette
pour connaître la taille et le poids minimaux et maximaux acceptables, car ils
varient selon le modèle de siège.
Phase
4 : Les ceintures de sécurité
La
ceinture de sécurité (sous-abdominale et diagonale) peut être utilisée pour
les enfants de plus de 36 kg (80 livres) qui ont au moins huit ans et pour qui
le dispositif de retenue pour adulte du véhicule est bien ajusté (il faut
consulter les directives relatives à la position assise dans la partie du guide
de l’utilisateur relative à l’installation de l’enfant sur le siège).
Les ceintures de sécurité classiques sont conçues pour les personnes de plus
de 145 cm (4 pieds 9 pouces). Cependant, les enfants de cette taille ou plus
grands ne sont pas tous prêts à utiliser une ceinture de sécurité pour
adulte, mais ils peuvent l’être s’ils s’y ajustent bien. Ainsi, les
parents ont besoin d’évaluer la manière dont la ceinture de sécurité
s’ajuste à l’enfant avant de décider d’abandonner le siège d’appoint.
Dans certaines provinces, les lois sur les sièges d’appoint précisent une
taille, un poids et un âge minimaux en positions debout et assise avant que
l’utilisation de la ceinture de sécurité soit autorisée.
Puisque
la courbe de croissance et que les proportions de poids et de taille varient
considérablement d’un enfant à l’autre, l’âge ne constitue qu’une
ligne directrice. Les mesures physiques indiquent de manière beaucoup plus représentative
les sièges dont l’enfant a véritablement besoin. Il faut également tenir
compte de ses capacités de développement.
Les prématurés
et les petits nourrissons doivent être installés dans un dispositif de retenue
qui ne comporte pas de borde-tête, de coussin abdominal ou d’appuis-bras, car
ces objets risquent de blesser le cou ou le visage de l’enfant en cas de
collision (13,18). Ces directives s’appliquent également aux autres
nourrissons, mais on le souligne pour accentuer l’importance de la dimension
du siège. Il faut s’assurer que le siège peut accueillir un nourrisson de
2,27 kg (5 livres) ou moins. Pour obtenir de l’information adaptée aux prématurés
ou aux nourrissons de petit poids à la naissance, consultez le document de
principes de l’AAP intitulé Safe transportation of premature and low birth weight infants (17)
et les lignes directrices de Transports Canada intitulées Le transport des bébés et d’enfants qui ont des besoins spéciaux
dans des véhicules particuliers : Guide de pratiques exemplaires pour les
professionnels de la santé (24).
Les sièges
d’auto intégrés orientés vers l’avant font partie de l’équipement en
option dans certains véhicules pour les enfants qui pèsent au moins 9 kg (20
livres). C’est une possibilité que les parents peuvent envisager à l’achat
d’un nouveau véhicule. Ces dispositifs doivent également respecter les
normes de Transports Canada. De plus, certains sièges intégrés se
transforment en siège d’appoint pour les enfants plus âgés (9).
LES
TYPES DE SIÈGES D’APPOINT
(15) (figure 2)
Les
sièges d’appoint à haut dossier maintenus par la ceinture de sécurité
Ce type
de siège d’appoint assure un soutien pour la tête et le cou des enfants
assis dans un véhicule sans appui-tête et doit être utilisé avec une
ceinture de sécurité à sangles sous-abdominale et diagonale.
Les
sièges 3 en 1 (siège pour bébé, pour enfant et siège d’appoint) et les sièges
2 en 1
(sièges pour enfant convertibles en siège d’appoint)
Une fois
la sangle retirée, ces sièges d’auto orientés vers l’arrière ou vers
l’avant, munis de sangles en cinq points, se transforment en sièges
d’appoint utilisables avec la ceinture de sécurité du véhicule. Certains
fabricants recommandent l’utilisation constante de la sangle d’ancrage après
la conversion du dispositif de retenue en siège d’appoint. Ces sièges sont
d’abord utilisés orientés vers l’arrière ou vers l’avant avec une
sangle interne et une sangle d’ancrage lorsqu’ils sont orientés vers
l’avant, puis sous forme de siège d’appoint sans les sangles ventrales et
la sangle d’ancrage, si c’est possible.
Le siège
d’appoint à dossier bas ou sans dossier maintenus par la ceinture de sécurité
Ce type
de siège d’appoint est conçu pour les véhicules dotés d’un appui-tête
ajustable à l’endroit où l’enfant est assis. L’endroit choisi doit être
doté d’une ceinture sous-abdominale et diagonale et d’un appui-tête
ajustable.
Les
sièges d’appoint avec ceinture abdominale
Ce type
de siège d’appoint, conçu pour être utilisé avec une ceinture de sécurité
abdominale seulement, n’est plus offert au Canada.
LA
DÉFENSE DES LOIS SUR LES SIÈGES D’APPOINT
La SCP
appuie les lois sur les sièges d’appoint. Les lois sur les sièges
d’appoint sont essentielles pour ne plus oublier les enfants trop grands pour
le siège pour enfant et le siège d’appoint mais trop petits pour la ceinture
de sécurité du véhicule. Entre 1997 et 2001, le taux de décès causés par
des collisions de la route a chuté de 52 % chez les enfants de moins de cinq
ans et de 25 % chez ceux de 10 à 14 ans, mais n’a pas changé chez ceux de
cinq à neuf ans, c’est-à-dire les enfants du groupe d’âge qui utilise les
sièges d’appoint (15). De plus, une récente étude de deux ans menée par le
Programme canadien de surveillance pédiatrique (25) sur le syndrome de la
ceinture de sécurité (un terme médical désignant l’ensemble des lésions
des organes internes et de la colonne vertébrale d’un enfant, imputables à
une ceinture de sécurité mal ajustée), a établi que 12 des 28 cas confirmés
touchaient des enfants de moins de huit ans, dont seulement un retenu par un siège
d’appoint ne portant qu’une ceinture sous-abdominale. Près du tiers (30 %)
des enfants attachés au moyen d’une ceinture de sécurité ou d’un
dispositif de retenue en trois points au moment de la collision ont souffert du
syndrome de la ceinture de sécurité, avec fractures vertébrales et lésions médullaires
permanentes dans 43 % et 25 % des cas, respectivement. La province de Québec a
été la première à adopter une loi sur les sièges d’appoint, en juin 2002.
L’Ontario, la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador,
l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick ont récemment emboîté le
pas. La nouvelle loi sur les sièges d’appoint de l’Ontario est entrée en
vigueur le 1er septembre 2005, celle de la Nouvelle-Écosse, le 1er janvier 2007
et celle de l’Île-du-Prince-Édouard, le 1er janvier 2008, tandis que la loi
de la Colombie-Britannique entrera en vigueur le 1er juillet 2008, comme à
Terre-Neuve-et-Labrador, et que celle du Nouveau-Brunswick entrera en vigueur le
1er mai 2008. Les autres provinces et territoires du Canada ne possèdent pas de
loi sur les sièges d’appoint ou leur loi est en instance. Les cliniciens
peuvent prôner que chaque territoire de compétence mette à jour les Codes de
la route provinciaux et territoriaux pour rendre les sièges d’appoint
obligatoires (15).
L’EXEMPTION
DE LA TAXE DE VENTE SUR LES DISPOSITIFS DE RETENUE POUR ENFANT
La SCP
préconise l’exemption de la taxe de vente pour les dispositifs de sécurité
démontrés pour les enfants et les adolescents, y compris les sièges d’auto
et les sièges d’appoint. La province de l’Ontario a récemment exonéré
les sièges d’appoint de la taxe de vente, rendant ainsi tous les dispositifs
de retenue pour enfants exempts de taxe. Les cliniciens peuvent prôner
d’exempter les sièges d’auto et les sièges d’appoint de toutes les taxes
de vente fédérale et provinciale ou territoriale.
LES
PRODUITS ET DISPOSITIFS AJOUTÉS
Plusieurs
produits et dispositifs sont commercialisés comme produits de sécurité qui prétendent
corriger le problème de ceintures de sécurité mal ajustées. Ces produits ne
sont toutefois pas réglementés par les Normes de sécurité des véhicules
automobiles du Canada établies par Transports Canada et ne devraient donc pas
être utilisés. Leur conception peut accroître le risque de syndrome de la
ceinture de sécurité en soulevant la ceinture plus haut que le milieu du
ventre et, par conséquent, en augmentant le risque de graves lésions
abdominales (1). Ces produits ne sont pas approuvés par la SCP ou Transports
Canada. Seul le siège d’appoint peut être utilisé pour garantir le bon
ajustement de la ceinture de sécurité.
Les
enfants ayant des besoins particuliers doivent également profiter de
dispositifs de retenue pertinents pour leurs déplacements. Pour obtenir de
l’information précise, consultez les documents de principes de l’AAP
intitulés Transporting children with
special health care needs (26) et Safe
transportation of children with special needs: A guide for families (27), de
même que les lignes directrices de Transports Canada intitulées Le
transport des bébés et d’enfants qui ont des besoins spéciaux dans des véhicules
particuliers : Guide de pratiques exemplaires pour les professionnels de la santé
(24).
LA
POSITION DE L’ENFANT DANS LA VOITURE
Il
existe une exception importante à cette recommandation en vue de protéger les
enfants. En effet, la règle contraire s’applique dans les camionnettes à
cabine allongée compacte. Dans ce type de véhicule, l’enfant assis sur la
banquette avant est plus en sécurité que celui assis sur la banquette arrière
(risque de blessure de 2,8 % et de 13 %, respectivement). C’est la seule
exception au principe selon lequel le milieu de la banquette arrière est la
position qui protège le mieux les enfants, sous réserve que les sièges pour bébé
orientés vers l’arrière ne doivent jamais être installés devant un coussin
gonflable (21).
L’INSTALLATION
DU SIÈGE
L’INSTALLATION
DE L’ENFANT SUR LE SIÈGE
SOMMAIRE
Nous
avons la chance de compter sur des produits fabriqués afin d’améliorer la sécurité
des déplacements des enfants du pays et du reste du monde. Cependant, les
dispositifs offerts ne suffisent pas s’ils sont mal utilisés ou s’ils ne
sont pas utilisés du tout. Les parents se fient aux dispensateurs de soins,
notamment les pédiatres et les médecins de famille, pour obtenir de
l’information exacte sur les déplacements sécuritaires de leur enfant. Les
recommandations énumérées reflètent les connaissances les plus à jour puisées
dans les publications et les lois pour le transport convenable des nourrissons
et des enfants dans les véhicules automobiles, mais nous sommes conscients que
de nouveaux produits sont constamment mis au point pour rendre les déplacements
encore plus sécuritaires. Cependant, il faut utiliser les nouveaux dispositifs
seulement s’ils respectent les normes de Transports Canada. Les médecins
peuvent utiliser les diverses publications offertes par Transports Canada, SécuriJeunes
Canada et l’AAP pour conseiller leurs patients. Ils doivent également se
souvenir que les conseils sur la sécurité routière commencent à l’hôpital
et se poursuivent à tous les âges et à toutes les phases, tout au long de la
croissance et du développement de l’enfant. La figure 1 du présent document
de principes permet la sélection rapide du dispositif de retenue le mieux adapté.
Il faut inciter les parents à bien installer le dispositif de retenue de leur
enfant et à apprendre à bien l’utiliser. Ainsi, ils auront besoin
d’assister aux cliniques gratuites sur les sièges d’auto offertes dans leur
collectivité par des techniciens agréés seulement pour régler des problèmes
impossibles à résoudre au moyen des directives énoncées dans le guide de
l’utilisateur du véhicule. Il faut également inciter les gouvernements
provinciaux et territoriaux à adopter des lois qui favorisent la bonne
utilisation des dispositifs de retenue pour enfant, y compris l’adoption et
l’harmonisation des lois sur les sièges d’auto et les sièges d’appoint
pour enfant partout au Canada, afin de prévenir les blessures et de réduire le
risque d’incapacités et de décès des enfants passagers.
REMERCIEMENTS
: Transports
Canada et le comité d’étude du fœtus et du nouveau-né de la Société
canadienne de pédiatrie ont révisé le présent document de principes.
COMITÉ
DE PRÉVENTION DES BLESSURES
Membres : Docteurs
Lynne Warda (présidente), Winnipeg (Manitoba); Anthony Ford-Jones (représentant
du conseil), Burlington (Ontario); John Philpott, Toronto (Ontario); Ann
Hawkins, IWK Health Centre, Halifax (Nouvelle-Écosse); Jeffrey Scott, Halifax
(Nouvelle-Écosse); Richard Stanwick, Victoria (Colombie-Britannique)
(2001-2007); Charmaine van Schaik, Newmarket (Ontario)
Représentante :
Docteure Laurel Chauvin-Kimoff, Montréal (Québec) (Société canadienne de pédiatrie,
section de la médecine d’urgence); mesdames Pamela Fuselli, Toronto (Ontario)
(SécuriJeunes Canada); Allyson Hewitt, Toronto (Ontario) (SécuriJeunes Canada,
2005-2007); Gail Salminen, Ottawa (Ontario) (Santé Canada); Anne-Marie Ugnat,
Ottawa (Ontario) (Agence de la santé publique du Canada)
Auteure principale :
Docteure Charmaine van Schaik, Newmarket (Ontario)
Affiché : avril 2008
| Avertissement: Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication. |