Le transport des nourrissons et des enfants dans les véhicules automobiles

Comité de prévention des blessures, Société canadienne de pédiatrie (SCP)

Paediatr Child Health 2008;13(4):321-7
No de référence : IP08-01

Aussi disponible : La sécurité des sièges d’auto

Index des documents de principes du comité de prévention des blessures


La Société canadienne de pédiatrie autorise l’impression d’exemplaires uniques de ce document à partir de son site Web. Visitez la liste des documents de principes pour savoir lesquels sont disponibles en format pdf. Pour obtenir la permission d’imprimer ou de photocopier des exemplaires multiples, vous devez soumettre une demande détaillée à info@cps.ca.

Contenu 

Les collisions de la route demeurent la principale cause de décès d’enfants canadiens (1,2). Au Canada, en 2006, les enfants et les adolescents (de zéro à 19 ans) ont subi 16 % des décès et 19 % des blessures causés par une collision de la route (3). Même si les dix provinces et les trois territoires sont dotés de lois qui exigent l’utilisation de sièges d’auto pour enfant, de nombreuses blessures et de nombreux décès sont directement attribuables à la non-utilisation ou à la mauvaise utilisation des dispositifs de retenue pour enfants (4-10). La Société canadienne de pédiatrie (SCP) est d’avis qu’il est possible d’éviter bon nombre de ces incidents regrettables par une augmentation de l’éducation publique et de la défense d’intérêts de la part des cliniciens. Les parents et les éducateurs doivent comprendre les lois de leur province ou de leur territoire et savoir comment bien installer et bien utiliser les dispositifs de retenue pour enfants. Pour éduquer le public, on peut commencer par s’assurer que les pédiatres et les médecins de famille connaissent les recommandations à jour au sujet du transport des enfants dans les véhicules automobiles. La nécessité d’un document de principes à ce sujet est corroborée par les récents travaux de Rothenstein et coll. (11), selon lesquelles les pédiatres généraux ne savent pas très bien comment utiliser les dispositifs de retenue pour enfants dans les véhicules automobiles. En 2004, Transports Canada a procédé à une analyse conjoncturelle des projets d’éducation visant à mieux faire comprendre aux médecins la sécurité des passagers enfants et ont découvert que les pédiatres connaissent mal les sièges pertinents destinés aux enfants dans les véhicules automobiles. Le présent document de principes expose les recommandations à jour selon les lois provinciales et les publications révisées par des pairs disponibles au moment de la publication. Ces recommandations font pendant au document de principes de l’American Academy of Pediatrics (AAP) intitulé Selecting and using the most appropriate car safety seats for growing children: Guidelines for counseling parents (1), mais leur contenu est adapté au Canada. Le document de principes fournit également aux cliniciens des connaissances essentielles pour discuter des déplacements sécuritaires avec les parents et suggère des occasions pour que les cliniciens prônent l’amélioration des lois sur la sécurité des enfants en voiture au Canada.  

Bien utilisés, les sièges d’auto réduisent de 71 % le risque de blessure fatale et de 67 % celui de blessure grave (12). L’utilisation d’un siège d’appoint plutôt que de la seule ceinture de sécurité réduit de 59 % le risque de blessures (13). D’après l’Enquête nationale sur les systèmes de retenue d’enfants 2006 (14), les neuf à 14 ans sont ceux qui utilisent le plus le dispositif de retenue pour enfant au Canada (98,9 % utilisent la ceinture de sécurité), 63 % des nourrissons en voiture étant installés dans un siège d’auto pour bébé et seulement 28 % des enfants de quatre à huit ans utilisant correctement un siège d’auto orienté vers l’avant ou un siège d’appoint. Plus de 53 % des parents canadiens pensent à tort que leur enfant est prêt à utiliser exclusivement la ceinture de sécurité à l’âge de six ans (15). L’abandon du siège d’auto ou du siège d’appoint pertinent représente un danger considérable quant au transport sécuritaire des nouveau-nés, des nourrissons et des enfants (16,17). Le taux considérable de mauvaise utilisation des sièges d’auto s’ajoute au problème du choix du siège. Au Canada, le taux de mauvaise utilisation oscille entre 44 % et 81 % pour ce qui est des sièges d’auto et entre 30 % et 50 % pour ce qui est des sièges d’appoint (6,9,15,18,19). Selon le Code de la route des provinces et des territoires, les personnes qui n’utilisent pas de siège d’auto pour leur enfant ou qui les utilisent mal peuvent recevoir des points d’inaptitude ou des contraventions (15).  

FRÉQUENTES ERREURS D’UTILISATION OU MAUVAISES UTILISATIONS 
DES SIÈGES D’AUTO POUR BÉBÉ OU POUR ENFANT

L’utilisation du mauvais siège selon le poids ou la taille de l’enfant, notamment en raison du passage prématuré à l’étape suivante, est la forme la plus prévalente de mauvaise utilisation. Ainsi, les erreurs suivantes sont les plus courantes :  

Les trois principales erreurs (20)

D’autres erreurs courantes (9,20,21)  

LE CHOIX DU SIÈGE  
Transports Canada décrit quatre phases de dispositifs de retenue pour enfant afin d’aider les familles à choisir le bon mode de retenue (18,19,22). Divers types de sièges peuvent être utilisés à chaque étape (figure 1). Un sommaire des dispositifs de retenue pour enfant offerts au Canada, ainsi que les spécifications relatives au poids et à la taille, figure à l’adresse <http://www.safekidscanada.ca/fr-gateway.aspx>.  

Figure 1) Choix pertinent du dispositif de retenue selon les phases  

Phase 1 : Les sièges d’auto orientés vers l’arrière (figure 2)  
Il faut utiliser les sièges d’auto orientés vers l’arrière jusqu’à ce que l’enfant pèse au moins 10 kg (22 livres), ait au moins un an et sache marcher (2,23) (communication personnelle, Transports Canada). Pour ce faire, on peut utiliser un siège orienté vers l’arrière ou un siège convertible qui peut être orienté vers l’arrière pour les nourrissons et vers l’avant pour les enfants plus âgés. Lorsque le nourrisson a dépassé les limites de taille ou de poids du siège réservé aux nourrissons, les parents doivent choisir un siège pour bébé ou enfant qui peut être orienté vers l’arrière pour les enfants plus lourds et plus grands. Les nourrissons qui pèsent moins de 10 kg à un an doivent demeurer dans leur siège orienté vers l’arrière. Il est possible d’utiliser les dispositifs de retenue pour bébé ou pour enfant orientés vers l’arrière si l’enfant pèse plus de 10 kg et a plus d’un an lorsque les directives du fabricant relativement au poids et à la taille le permettent. Il faut encourager les parents à continuer d’utiliser les sièges orientés vers l’arrière tant que les limites de poids et de taille le permettent. Il faut fixer les sièges orientés vers l’arrière au véhicule à l’aide de la ceinture de sécurité du véhicule ou du système d’ancrage universel (SAU), désigné système LATCH dans les publications américaines.  

 

Figure 2) A Siège pour bébé avec base B Siège 3 en 1 (siège d’auto pour bébé, siège pour enfant et siège d’appoint) C Siège 3 en 1 D Siège 2 en 1 (siège pour enfant et siège d’appoint) E Siège d’appoint sans dossier F Siège d’appoint à haut dossier G Siège 2 en 1 transformé en siège d’appoint retenu avec la ceinture de sécurité. Traduit de la référence 35  

Phase 2 : Les sièges d’auto orientés vers l’avant (figure 2)  
Il est possible d’utiliser les sièges pour bébé ou pour enfant orientés vers l’avant, les sièges d’auto et d’appoint pour enfant et les sièges d’appoint pour bébé et pour enfant de 10 kg à 22 kg (de 22 à 48 livres) pouvant atteindre 122 cm (48 pouces), selon les spécifications du fabricant. Cependant, depuis le 1er mai 2007, un arrêté d’urgence du ministre des Transports permet aux fabricants et aux importateurs d’offrir au Canada des dispositifs de retenue pour enfants qui intègrent une sangle interne et une sangle d’ancrage pour les enfants qui pèsent jusqu’à 30 kg (65 livres) et, par conséquent, qui ont une capacité accrue (l’utilisation des dispositifs de retenue pour enfants est de compétence provinciale ou territoriale). Ainsi, la définition d’enfant en matière de dispositifs de retenue a changé et désigne désormais une personne dont le poids n’est pas inférieur à 9 kg (20 livres) et ne dépasse pas 30 kg (65 livres). Il faut fixer les sièges orientés vers l’avant au véhicule à l’aide d’une sangle d’ancrage et de la ceinture de sécurité du véhicule ou du SAU, désigné système LATCH dans les publications américaines.  

Phase 3 : Les sièges d’appoint  
Il faut utiliser les sièges d’appoint pour les enfants qui ont dépassé la limite de taille et de poids de leur siège orienté vers l’avant et qui pèsent au moins 18 kg (40 livres). Il faut utiliser ce type de siège jusqu’à ce que l’enfant pèse au moins 36 kg (80 livres). Certains modèles sont adaptés aux enfants jusqu’à 45 kg (100 livres). Il faut toujours vérifier l’étiquette pour connaître la taille et le poids minimaux et maximaux acceptables, car ils varient selon le modèle de siège.  

Phase 4 : Les ceintures de sécurité  
La ceinture de sécurité (sous-abdominale et diagonale) peut être utilisée pour les enfants de plus de 36 kg (80 livres) qui ont au moins huit ans et pour qui le dispositif de retenue pour adulte du véhicule est bien ajusté (il faut consulter les directives relatives à la position assise dans la partie du guide de l’utilisateur relative à l’installation de l’enfant sur le siège). Les ceintures de sécurité classiques sont conçues pour les personnes de plus de 145 cm (4 pieds 9 pouces). Cependant, les enfants de cette taille ou plus grands ne sont pas tous prêts à utiliser une ceinture de sécurité pour adulte, mais ils peuvent l’être s’ils s’y ajustent bien. Ainsi, les parents ont besoin d’évaluer la manière dont la ceinture de sécurité s’ajuste à l’enfant avant de décider d’abandonner le siège d’appoint. Dans certaines provinces, les lois sur les sièges d’appoint précisent une taille, un poids et un âge minimaux en positions debout et assise avant que l’utilisation de la ceinture de sécurité soit autorisée.  

Puisque la courbe de croissance et que les proportions de poids et de taille varient considérablement d’un enfant à l’autre, l’âge ne constitue qu’une ligne directrice. Les mesures physiques indiquent de manière beaucoup plus représentative les sièges dont l’enfant a véritablement besoin. Il faut également tenir compte de ses capacités de développement.  

Les prématurés et les petits nourrissons doivent être installés dans un dispositif de retenue qui ne comporte pas de borde-tête, de coussin abdominal ou d’appuis-bras, car ces objets risquent de blesser le cou ou le visage de l’enfant en cas de collision (13,18). Ces directives s’appliquent également aux autres nourrissons, mais on le souligne pour accentuer l’importance de la dimension du siège. Il faut s’assurer que le siège peut accueillir un nourrisson de 2,27 kg (5 livres) ou moins. Pour obtenir de l’information adaptée aux prématurés ou aux nourrissons de petit poids à la naissance, consultez le document de principes de l’AAP intitulé Safe transportation of premature and low birth weight infants (17) et les lignes directrices de Transports Canada intitulées Le transport des bébés et d’enfants qui ont des besoins spéciaux dans des véhicules particuliers : Guide de pratiques exemplaires pour les professionnels de la santé (24).  

Les sièges d’auto intégrés orientés vers l’avant font partie de l’équipement en option dans certains véhicules pour les enfants qui pèsent au moins 9 kg (20 livres). C’est une possibilité que les parents peuvent envisager à l’achat d’un nouveau véhicule. Ces dispositifs doivent également respecter les normes de Transports Canada. De plus, certains sièges intégrés se transforment en siège d’appoint pour les enfants plus âgés (9).  

LES TYPES DE SIÈGES D’APPOINT (15) (figure 2)  

Les sièges d’appoint à haut dossier maintenus par la ceinture de sécurité  
Ce type de siège d’appoint assure un soutien pour la tête et le cou des enfants assis dans un véhicule sans appui-tête et doit être utilisé avec une ceinture de sécurité à sangles sous-abdominale et diagonale.  

Les sièges 3 en 1 (siège pour bébé, pour enfant et siège d’appoint) et les sièges 2 en 1 
(sièges pour enfant convertibles en siège d’appoint)  

Une fois la sangle retirée, ces sièges d’auto orientés vers l’arrière ou vers l’avant, munis de sangles en cinq points, se transforment en sièges d’appoint utilisables avec la ceinture de sécurité du véhicule. Certains fabricants recommandent l’utilisation constante de la sangle d’ancrage après la conversion du dispositif de retenue en siège d’appoint. Ces sièges sont d’abord utilisés orientés vers l’arrière ou vers l’avant avec une sangle interne et une sangle d’ancrage lorsqu’ils sont orientés vers l’avant, puis sous forme de siège d’appoint sans les sangles ventrales et la sangle d’ancrage, si c’est possible.

Le siège d’appoint à dossier bas ou sans dossier maintenus par la ceinture de sécurité  
Ce type de siège d’appoint est conçu pour les véhicules dotés d’un appui-tête ajustable à l’endroit où l’enfant est assis. L’endroit choisi doit être doté d’une ceinture sous-abdominale et diagonale et d’un appui-tête ajustable.  

Les sièges d’appoint avec ceinture abdominale  
Ce type de siège d’appoint, conçu pour être utilisé avec une ceinture de sécurité abdominale seulement, n’est plus offert au Canada.  

LA DÉFENSE DES LOIS SUR LES SIÈGES D’APPOINT  
La SCP appuie les lois sur les sièges d’appoint. Les lois sur les sièges d’appoint sont essentielles pour ne plus oublier les enfants trop grands pour le siège pour enfant et le siège d’appoint mais trop petits pour la ceinture de sécurité du véhicule. Entre 1997 et 2001, le taux de décès causés par des collisions de la route a chuté de 52 % chez les enfants de moins de cinq ans et de 25 % chez ceux de 10 à 14 ans, mais n’a pas changé chez ceux de cinq à neuf ans, c’est-à-dire les enfants du groupe d’âge qui utilise les sièges d’appoint (15). De plus, une récente étude de deux ans menée par le Programme canadien de surveillance pédiatrique (25) sur le syndrome de la ceinture de sécurité (un terme médical désignant l’ensemble des lésions des organes internes et de la colonne vertébrale d’un enfant, imputables à une ceinture de sécurité mal ajustée), a établi que 12 des 28 cas confirmés touchaient des enfants de moins de huit ans, dont seulement un retenu par un siège d’appoint ne portant qu’une ceinture sous-abdominale. Près du tiers (30 %) des enfants attachés au moyen d’une ceinture de sécurité ou d’un dispositif de retenue en trois points au moment de la collision ont souffert du syndrome de la ceinture de sécurité, avec fractures vertébrales et lésions médullaires permanentes dans 43 % et 25 % des cas, respectivement. La province de Québec a été la première à adopter une loi sur les sièges d’appoint, en juin 2002. L’Ontario, la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick ont récemment emboîté le pas. La nouvelle loi sur les sièges d’appoint de l’Ontario est entrée en vigueur le 1er septembre 2005, celle de la Nouvelle-Écosse, le 1er janvier 2007 et celle de l’Île-du-Prince-Édouard, le 1er janvier 2008, tandis que la loi de la Colombie-Britannique entrera en vigueur le 1er juillet 2008, comme à Terre-Neuve-et-Labrador, et que celle du Nouveau-Brunswick entrera en vigueur le 1er mai 2008. Les autres provinces et territoires du Canada ne possèdent pas de loi sur les sièges d’appoint ou leur loi est en instance. Les cliniciens peuvent prôner que chaque territoire de compétence mette à jour les Codes de la route provinciaux et territoriaux pour rendre les sièges d’appoint obligatoires (15).  

L’EXEMPTION DE LA TAXE DE VENTE SUR LES DISPOSITIFS DE RETENUE POUR ENFANT  
La SCP préconise l’exemption de la taxe de vente pour les dispositifs de sécurité démontrés pour les enfants et les adolescents, y compris les sièges d’auto et les sièges d’appoint. La province de l’Ontario a récemment exonéré les sièges d’appoint de la taxe de vente, rendant ainsi tous les dispositifs de retenue pour enfants exempts de taxe. Les cliniciens peuvent prôner d’exempter les sièges d’auto et les sièges d’appoint de toutes les taxes de vente fédérale et provinciale ou territoriale.
 

LES PRODUITS ET DISPOSITIFS AJOUTÉS  
Plusieurs produits et dispositifs sont commercialisés comme produits de sécurité qui prétendent corriger le problème de ceintures de sécurité mal ajustées. Ces produits ne sont toutefois pas réglementés par les Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada établies par Transports Canada et ne devraient donc pas être utilisés. Leur conception peut accroître le risque de syndrome de la ceinture de sécurité en soulevant la ceinture plus haut que le milieu du ventre et, par conséquent, en augmentant le risque de graves lésions abdominales (1). Ces produits ne sont pas approuvés par la SCP ou Transports Canada. Seul le siège d’appoint peut être utilisé pour garantir le bon ajustement de la ceinture de sécurité.  

Les enfants ayant des besoins particuliers doivent également profiter de dispositifs de retenue pertinents pour leurs déplacements. Pour obtenir de l’information précise, consultez les documents de principes de l’AAP intitulés Transporting children with special health care needs (26) et Safe transportation of children with special needs: A guide for families (27), de même que les lignes directrices de Transports Canada intitulées Le transport des bébés et d’enfants qui ont des besoins spéciaux dans des véhicules particuliers : Guide de pratiques exemplaires pour les professionnels de la santé (24).  

LA POSITION DE L’ENFANT DANS LA VOITURE  

Il existe une exception importante à cette recommandation en vue de protéger les enfants. En effet, la règle contraire s’applique dans les camionnettes à cabine allongée compacte. Dans ce type de véhicule, l’enfant assis sur la banquette avant est plus en sécurité que celui assis sur la banquette arrière (risque de blessure de 2,8 % et de 13 %, respectivement). C’est la seule exception au principe selon lequel le milieu de la banquette arrière est la position qui protège le mieux les enfants, sous réserve que les sièges pour bébé orientés vers l’arrière ne doivent jamais être installés devant un coussin gonflable (21).  

L’INSTALLATION DU SIÈGE  

L’INSTALLATION DE L’ENFANT SUR LE SIÈGE  

SOMMAIRE  
Nous avons la chance de compter sur des produits fabriqués afin d’améliorer la sécurité des déplacements des enfants du pays et du reste du monde. Cependant, les dispositifs offerts ne suffisent pas s’ils sont mal utilisés ou s’ils ne sont pas utilisés du tout. Les parents se fient aux dispensateurs de soins, notamment les pédiatres et les médecins de famille, pour obtenir de l’information exacte sur les déplacements sécuritaires de leur enfant. Les recommandations énumérées reflètent les connaissances les plus à jour puisées dans les publications et les lois pour le transport convenable des nourrissons et des enfants dans les véhicules automobiles, mais nous sommes conscients que de nouveaux produits sont constamment mis au point pour rendre les déplacements encore plus sécuritaires. Cependant, il faut utiliser les nouveaux dispositifs seulement s’ils respectent les normes de Transports Canada. Les médecins peuvent utiliser les diverses publications offertes par Transports Canada, SécuriJeunes Canada et l’AAP pour conseiller leurs patients. Ils doivent également se souvenir que les conseils sur la sécurité routière commencent à l’hôpital et se poursuivent à tous les âges et à toutes les phases, tout au long de la croissance et du développement de l’enfant. La figure 1 du présent document de principes permet la sélection rapide du dispositif de retenue le mieux adapté. Il faut inciter les parents à bien installer le dispositif de retenue de leur enfant et à apprendre à bien l’utiliser. Ainsi, ils auront besoin d’assister aux cliniques gratuites sur les sièges d’auto offertes dans leur collectivité par des techniciens agréés seulement pour régler des problèmes impossibles à résoudre au moyen des directives énoncées dans le guide de l’utilisateur du véhicule. Il faut également inciter les gouvernements provinciaux et territoriaux à adopter des lois qui favorisent la bonne utilisation des dispositifs de retenue pour enfant, y compris l’adoption et l’harmonisation des lois sur les sièges d’auto et les sièges d’appoint pour enfant partout au Canada, afin de prévenir les blessures et de réduire le risque d’incapacités et de décès des enfants passagers.
 

RESSOURCES  

REMERCIEMENTS : Transports Canada et le comité d’étude du fœtus et du nouveau-né de la Société canadienne de pédiatrie ont révisé le présent document de principes.  

RÉFÉRENCES  

  1. American Academy of Pediatrics, Committee on Injury and Poison Prevention. Selecting and using the most appropriate car safety seats for growing children: Guidelines for counseling parents. Pediatrics 2002;109:550-3.
  2. Howard AW. Automobile restraints for children: A review for clinicians. CMAJ 2002;167:769-73.  
  3. Transports Canada. Statistiques sur les collisions de la route au Canada, 2006.
  4. UNICEF. A league table of child deaths by injury in rich nations. Innocenti Report Card No 2. Florence: UNICEF Innocenti Research Centre, 2001.
  5. Agran PF, Anderson CL, Winn DG. Factors associated with restraint use of children in fatal crashes. Pediatrics 1998;102:E39.
  6. The Centers for Disease Control and Prevention. Motor-vehicle occupant fatalities and restraint use among children aged 4-8 years – United States, 1994-1998. JAMA 2000;283:2233-4.
  7. The Centers for Disease Control and Prevention. Child passenger restraint use and motor vehicle-related fatalities among children – United States, 1982-1990. JAMA 1991;266:1913.
  8. Campbell H, Macdonald S, Richardson P. High levels of incorrect use of car seat belts and child restraints in Fife – an important and under-recognised road safety issue. Inj Prev 1997; 3:17 -22.
  9. Margolis LH, Wagenaar AC, Molnar LJ. Use and misuse of automobile child restraint devices. Am J Dis Child 1992;146:361-6.
  10. Winston FK, Durbin DR, Kallan MJ, Moll EK. The danger of premature graduation to seat belts for young children. Pediatrics 2000;105:1179-83.
  11. Rothenstein J, Howard A, Parkin P, Khambalia A, Macarthur C. Community paediatricians’ counseling patterns and knowledge of recommendations relating to child restraint use in motor vehicles. Inj Prev 2004;10:103-6.
  12. Kahane CJ; National Health Transportation Safety Administration. An evaluation of child passenger safety: The effectiveness and benefits of safety seats. <www.nhtsa.dot.gov/cars/rules/regrev/evaluate/806890.html > (version à jour le 26 février 2008).  
  13. Durbin DR, Elliott MR, Winston FK. Belt-positioning booster seats and reduction in risk of injury among children in vehicle crashes. JAMA 2003;289:2835-40.
  14. Snowdon AW, Hussein A, Slater M, Kolga C, Boase P, Howard A. A national study of Canadian children’s safety in vehicles. Conférence canadienne multidisciplinaire sur la sécurité routière. Montréal: du 3 au 6 juin 2007.  
  15. SécuriJeunes Canada. Les sièges d’appoint au Canada : un défi national à relever.
  16. American Academy of Pediatrics. Car safety seats: A guide for families 2008 <www.aap.org/family/carseatguide.htm> (version à jour le 26 février 2008).  
  17. American Academy of Pediatrics, Committee on Injury and Poison Prevention, Committee on Fetus and Newborn. Safe transportation of premature and low birth weight infants. Pediatrics 1996;97:758-60.
  18. Transports Canada. Sécurité des enfants.
  19. Transports Canada. Utilisation de dispositifs de retenue d’enfant au Canada : données de l’étude de 1997.
  20. Kohn M, Chausmer K, Flood MH. Anticipatory guidance about child safety seat misuse: Lessons from safety seat “checkups”. Arch Pediatr Adolesc Med 2000;154:606-9.
  21. Santé Manitoba; IMPACT. A review of best practices: Preventing motor vehicle occupant injuries in Manitoba. <www.gov.mb.ca/healthyliving/docs/injuries_motorvehicle.pdf > (version à jour le 26 février 2008).  
  22. Transports Canada. Protégeons nos enfants : En voiture 1-2-3-4. 
  23. Eman A, Sennah K, Howard A, Chapman M. A study of injury parameters for rearward and forward facing 3-year-old child dummy using numerical simulation. Int J Crash 2005;10:211-22.  
  24. Transports Canada. Le transport de bébés et d’enfants qui ont des besoins spéciaux dans des véhicules particuliers : Guide de pratiques exemplaires pour les professionnels de la santé.
  25. Cyr C, Lemoine C, Santschi M; Société canadienne de pédiatrie; Programme canadien de surveillance pédiatrique. Syndrome de la ceinture de sécurité. <www.cps.ca/francais/Surveillance/PCSP/Etudes/SyndromeCeinture.htm > (version à jour le 26 février 2008).  
  26. Bull M, Agran P, Laraque D et coll; American Academy of Pediatrics, Committee on Injury and Poison Prevention. Transporting children with special health care needs. Pediatrics 1999;104:988-92.
  27. American Academy of Pediatrics. Safe transportation of children with special needs: A guide for families. Elk Grove Village: American Academy of Pediatrics, 2002.
  28. Braver ER, Whitfield R, Ferguson SA. Seating positions and children’s risk of dying in motor vehicle crashes. Inj Prev 1998;4:181-7.
  29. Berg MD, Cook L, Corneli HM, Vernon DD, Dean JM. Effect of seating position and restraint use on injuries to children in motor vehicle crashes. Pediatrics 2000;105:831-5.
  30. Weber K. Child passenger protection. In: Nahum AM, Melvin JW, eds. Accidental Injury: Biomechanics and Prevention, 2e éd. New York: Springer-Verlag, 2002:523-49.
  31. Centers for Disease Control and Prevention. Warning on interaction between air bags and rear-facing child restraints. MMWR 1993;42:280-2.
  32. Bull M, Agran P, Laraque D et coll; American Academy of Pediatrics, Committee on Injury and Poison Prevention. Safe transportation of newborns at hospital discharge. Pediatrics 1999;104.986-7.
  33. Tylko S, Dalmotas D. Dangerous sides. Recovery Mag [Insurance Corporation of British Columbia] 2001;12.
  34. Norton S. A study to document the improved fitment of the vehicle seatbelt using a belt-positioning booster seat by the appropriate child passenger. Proceedings of the Canadian Multidisciplinary Road Safety Conference XII. London, June 10 to 13, 2001.
  35. The Center for Injury Research & Prevention at the Children’s Hospital of Philadelphia. Partners for child passenger safety educational illustrations. <http://stokes.chop.edu/programs/injury/educational_advocacy/educational_illustrations.php > (version à jour le 26 février 2008).  

COMITÉ DE PRÉVENTION DES BLESSURES
Membres :
Docteurs Lynne Warda (présidente), Winnipeg (Manitoba); Anthony Ford-Jones (représentant du conseil), Burlington (Ontario); John Philpott, Toronto (Ontario); Ann Hawkins, IWK Health Centre, Halifax (Nouvelle-Écosse); Jeffrey Scott, Halifax (Nouvelle-Écosse); Richard Stanwick, Victoria (Colombie-Britannique) (2001-2007); Charmaine van Schaik, Newmarket (Ontario)
Représentante :
Docteure Laurel Chauvin-Kimoff, Montréal (Québec) (Société canadienne de pédiatrie, section de la médecine d’urgence); mesdames Pamela Fuselli, Toronto (Ontario) (SécuriJeunes Canada); Allyson Hewitt, Toronto (Ontario) (SécuriJeunes Canada, 2005-2007); Gail Salminen, Ottawa (Ontario) (Santé Canada); Anne-Marie Ugnat, Ottawa (Ontario) (Agence de la santé publique du Canada)
Auteure principale :
Docteure Charmaine van Schaik, Newmarket (Ontario) 

Affiché : avril 2008


Avertissement: Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.