La prévention des blessures causées par des véhicules tout-terrains

Comité de prévention des blessures, Société canadienne de pédiatrie

Paediatr Child Health 2004;9(5):342-6
No de référence : IP04-01

Révision en cours en février 2009

Aussi disponible : Les véhicules tout-terrains : Des conseils de sécurité pour les familles

Index des documents de principes du comité de prévention des blessures


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Contenu


Tous les véhicules tout-terrains (VTT) sont des cyclomoteurs à trois ou quatre roues (la documentation scientifique porte seulement sur les blessures causées par des VTT à trois ou quatre roues, mais des modèles plus récents peuvent avoir jusqu’à six roues) aux pneus larges et à basse pression, conçus pour un seul utilisateur qui le conduit hors route. Les VTT sont très utilisés dans les régions rurales du Canada pour le travail, les loisirs et les déplacements. Ces véhicules sont particulièrement dangereux s’ils sont conduits par des enfants et de jeunes adolescents, qui ne possèdent pas les connaissances, la taille, la force et les habiletés cognitives et motrices nécessaires pour les utiliser en toute sécurité (1-3). La magnitude du risque pour les jeunes utilisateurs est reflétée dans la documentation de l’industrie, les manuels de l’utilisateur et les étiquettes normalisées apposées sur les derniers modèles, qui font état d’un risque accru de grave blessure ou de décès pour les conducteurs de moins de 16 ans (4). Toutefois, ces avertissements ne sont pas reflétés par les lois actuelles (tableau 1), et les VTT sont souvent utilisés par des enfants et de jeunes adolescents. Le port du casque est rare dans cette population, et des comportements d’utilisation dangereux, comme le transport d’un passager ou la conduite sur des voies publiques, sont choses courantes. Les VTT ne sont pas conçus pour de telles activités.

Des restrictions relatives à l’utilisation par les jeunes conducteurs et passagers et l’amélioration du respect des recommandations de sécurité en place sont essentielles pour diminuer le nombre et la gravité des blessures causées par des VTT chez les enfants.

L’Accès au VTT et l'utilisation des VTT

Il existe divers types de VTT, d’une cylindrée de 50 cc à 700 cc et d’un poids pouvant atteindre 273 kg (600 livres). Puisque ces véhicules exigent une certaine force et une certaine masse physique pour être manipulés correctement, les enfants ne devraient pas conduire des véhicules de dimension habituelle. L’industrie canadienne des VTT a adopté une norme volontaire selon laquelle il est recommandé que les enfants de moins de 12 ans ne conduisent pas de VTT de plus de 70 cc, et que ceux de moins de 16 ans ne conduisent pas de VTT de plus de 90 cc (4). Cependant, il existe peu de modèles plus petits « pour les jeunes » sur le marché. De nombreux enfants des régions rurales et éloignées du Canada utilisent les VTT, y compris dans les communautés des Premières nations. Parmi les 335 enfants de sixième année des régions rurales du Manitoba interviewés en 1996 (5) et en 1997 (données non publiées), 32 % ont déclaré posséder un VTT familial et 75 %, en avoir utilisé un, y compris 96 % de ceux qui possédaient un VTT familial et 65 % de ceux qui n’en possédaient pas. Soixante-quatorze pour cent des enfants habitant sur une ferme et 75 % de ceux habitant en ville avaient déjà utilisé un VTT. Bien qu’on ne dispose pas de données à ce sujet, les VTT servent souvent de moyen de transport pour les enfants de tout âge des communautés des Premières nations, de même que pour les activités familiales et agricoles de nombreuses collectivités rurales et éloignées. Le transport de charges (p. ex., le bois), sur le véhicule même, dans des remorques ou dans des luges de remorquage est courant mais non recommandé pour les jeunes utilisateurs ou les utilisateurs non expérimentés.

Les comportements prudents en VTT

Peu d’études ont documenté le port du casque et d’autres comportements prudents chez les jeunes conducteurs de VTT. Dans une étude d’observation menée au cours des étés de 1988 et 1989 auprès de 269 conducteurs de VTT de tout âge dans plusieurs États américains dotés ou non d’une loi sur le port du casque obligatoire, le port du casque s’élevait à 78,4 %, la différence entre les groupes d’âge n’étant pas significative (6). Ceux qui portaient un casque étaient également plus susceptibles de porter d’autre type d’équipement de protection. Les conducteurs étaient 4,3 fois plus susceptibles de porter un casque s’ils avaient suivi une formation officielle sur l’usage des VTT. Les comportements prudents autodéclarés ont été examinés dans le cadre de l’enquête de 1996 et 1997 auprès des élèves de sixième année du Manitoba (5). Parmi les élèves ayant déjà utilisé un VTT, 26 % des filles et 41 % des garçons indiquaient qu’ils portaient toujours un casque, tandis que 46 % des filles et 33 % des garçons affirmaient n’en jamais porter. Quarante-deux pour cent déclaraient circuler sur des voies publiques en tout temps ou à quelques occasions, en contravention avec la législation provinciale. Tous les nouveaux VTT arborent une étiquette d’avertissement explicite sur laquelle il est indiqué de ne jamais prendre de passager, parce que les passagers nuisent à l’équilibre et à la conduite et accroissent le risque de perte de contrôle (4). Pourtant, de nombreux enfants indiquaient être passagers de VTT. Une forte proportion des personnes blessées en VTT sont des passagers.


TABLEAU 1

Sommaire des lois provinciales et territoriales sur les véhicules tout-terrains : Restrictions relatives à l’âge et port du casque*


Juridiction Âge minimal du conducteur Restrictions relatives à l’âge du conducteur Port obligatoire du casque

Alberta Aucun Il faut avoir au moins 14 ans pour conduire sur une route. 
Propriété publique : Les conducteurs de moins de 14 ans
   doivent être supervisés par un adulte.

Non
Colombie-Britannique Aucun Aucune

Non
Manitoba Aucun Les conducteurs de moins de 14 ans doivent être supervisés
   par un adulte (sauf les habitants des régions éloignées).

Oui
Nouveau-Brunswick 14 ans Les conducteurs de 14 à 16 ans doivent être supervisés
   par un adulte.
Il faut avoir au moins 16 ans pour conduire sur une route.
Les conducteurs de 16 ans et plus doivent prendre un 
   cours de formation en sécurité approuvé pour pouvoir 
   utiliser un VTT. 

Oui
Terre-Neuve et Labrador Aucun Les conducteurs de moins de 16 ans doivent être supervisés
   par quelqu’un d’au moins 19 ans.

Oui
Territoires-du-
Nord-Ouest
Aucun Il faut avoir au moins 14 ans pour conduire sur une route.
Les nourrissons peuvent être transportés sur un VTT s’ils
   sont dans un amauti ou un autre type de porte-bébé porté
   par le conducteur ou le passager.

Oui
Nouvelle-Écosse 14 ans Les conducteurs de moins de 14 ans doivent être supervisés
   par un adulte et sont autorisés à conduire seulement sur
   des circuits fermés.
Les adultes et les enfants doivent prendre un cours de
   formation en sécurité.

Oui
Nunavut    Aucun Il faut avoir au moins 14 ans pour conduire sur une route.
Les nourrissons peuvent être transportés sur un VTT s’ils
   sont dans un amauti ou un autre type de porte-bébé porté
   par le conducteur ou le passager.

Oui
Ontario Aucun Propriété privée : Les conducteurs de moins de 12 ans 
   doivent être étroitement supervisés par un adulte.
Propriété publique : Il faut avoir au moins 12 ans.
Il faut détenir un permis de conduire valide pour conduire sur
   une route ou la traverser.

Oui
Île-du-Prince-
Édouard
14 ans Les conducteurs de 14 à 16 ans doivent être supervisés
   par un adulte.

Oui
Québec 16 ans Les conducteurs de 16 et 17 ans doivent prendre un cours
   et détenir un certificat de compétence.

Oui
Saskatchewan Aucun Propriété publique (et traversée d’une route) : Les 
   conducteurs de 12 à 15 ans doivent avoir réussi un cours de
   formation en VTT approuvé ou être supervisés par
   quelqu’un détenant un permis de conduire valide.
Il faut avoir 16 ans et détenir un permis de conduire valide
   pour pouvoir conduire sur une route. 

Oui
Yukon Aucun Il faut avoir 16 ans pour conduire un VTT sans la supervision
   d’un adulte.
Oui†

*Tableau mis à jour en février 2008. Les données contenues dans ce tableau ont été colligées auprès des ministères des Transports et dans les lois sur les véhicules hors route de chaque province et territoire. Le Conseil canadien des distributeurs de véhicules tout-terrain (sic) a également fourni un tableau intitulé Operator Requirements: Off-Road Motorcycles and All-terrain vehicles. Lorsque les données étaient conflictuelles, la réponse du ministère était conservée. 
†Le règlement sur les VTT de la ville de Whitehorse exige également le port du casque.


Les accidents de VTT

Les hommes sont impliqués dans 75 % à 85 % des accidents de VTT provoquant des blessures (7-11). Les enfants de moins de 16 ans représentent près du tiers des visites à l’urgence reliées à une blessure en VTT (12,13) et au moins 30 % des hospitalisations causées par une blessure en VTT (14-17). Près de la moitié des décès se produisent chez des enfants de 16 ans ou moins (10,18). L’inexpérience, une taille et une force insuffisantes et l’immaturité du développement moteur et cognitif contribuent à ce risque accru de blessures chez les enfants. La majorité des accidents impliquant des enfants ont lieu pendant le jour (8,9), la fin de semaine ou les vacances (19), une variation saisonnière des taux de blessures s’observant selon les zones géographiques, comme on pouvait s’y attendre. La plupart des accidents de VTT non fatals se produisent dans diverses zones hors route (7,15). Cependant, les accidents fatals ont surtout lieu sur des routes pavées et font suite à une collision avec un autre véhicule motorisé (10,18). Une erreur du conducteur, et surtout un manque de jugement et une perte de contrôle, est souvent citée comme responsable des accidents de VTT (7-9,13,20). Il est démontré que les véhicules à trois roues triplent le risque de blessures, et ces véhicules ne sont pas recommandés, en raison de leur instabilité plus élevée (21). Par ailleurs, les passagers sont souvent cités comme facteur de risque d’accident de VTT et de blessure en raison de leurs effets néfastes sur l’équilibre et le contrôle du véhicule. Dans les études d’enfants hospitalisés par suite d’un traumatisme causé par un VTT, le conducteur transportait un passager dans 15 % à 30 % des cas (7,8,13,15,22). Dans les accidents fatals, la présence d’un passager est souvent cité comme facteur responsable potentiel. Dans une série de 11 fatalités pédiatriques et adultes, cinq cas impliquaient un passager. Dans deux cas, le conducteur a été tué et dans trois, le passager l’a été (18).

Les blessures causées par des VTT

Le nombre d’hospitalisations secondaires à une blessure en VTT a augmenté rapidement entre le début et le milieu des années 1980 en Amérique du Nord, et il continue de croître. Bien que les tendances canadiennes n’aient pas été compilées pour cette période, au Manitoba, les hospitalisations découlant d’un traumatisme causé par un véhicule hors route est passé de 13 cas en 1980 à 62 cas en 1985, l’augmentation la plus marquée étant causée par des hospitalisations attribuables à une blessure en VTT (8). D’après une analyse récente de l’Institut canadien d’information sur la santé effectuée dans des données du registre national des traumatismes, 2 535 hospitalisations ont été documentées en 2000-2001, soit une augmentation de 50 % par rapport à 1996-1997. Les enfants de cinq à 19 ans comptaient pour 36 % de ces hospitalisations. La majorité étaient imputables à des fractures et à des dislocations, mais les blessures à la tête s’observent encore, malgré les lois obligeant le port du casque dans la plupart des provinces (tableau 1) (23,24). Pour ce qui est des enfants hospitalisés, le séjour moyen découlant d’une blessure en VTT oscillait entre cinq et 15 jours (12,13,15,17,19). Les blessures en VTT touchent souvent de multiples parties du corps et sont souvent graves (15,17,20). Dans une série de 233 enfants manitobains hospitalisés en raison d’une blessure orthopédique après un accident de véhicule hors route, le nombre moyen de blessures musculosquelettiques s’élevait à 1,7 par patient, et le nombre moyen de blessures connexes, à 0,8 de plus par patient. Huit patients ont dû être hospitalisés aux soins intensifs (8).

Les blessures en VTT chez les enfants qui se présentent à l’urgence sont résumées par le Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes, qui collige les données de l’urgence de 10 hôpitaux pédiatriques et de cinq hôpitaux généraux au Canada. Entre 1990 et 1996, 646 enfants et adolescents de un à 19 ans ont été traités pour une blessure en VTT (25). Ces blessures étaient plus courantes pendant les mois d’été, entre 16 h et 20 h et la fin de semaine. Cette série se distingue par le jeune âge des conducteurs. En effet, trois avaient moins de cinq ans, et 32 avaient de cinq à neuf ans. Bon nombre des enfants blessés ne portaient pas de casque.

L’Historique des efforts de prévention

Dans les années 1980, en réaction à l’épidémie de blessures en VTT en Amérique du Nord, la Société canadienne de pédiatrie et l’American Academy of Pediatrics ont émis plusieurs recommandations, y compris interdire l’usage des VTT aux enfants et des lois plus rigoureuses, dont un âge minimal pour utiliser un VTT, le port du casque obligatoire, ainsi que l’obtention d’un permis et d’une assurance (1,2). Les préoccupations professionnelles et publiques aux États-Unis ont suscité l’interdiction de la vente des véhicules à trois roues dès 1988, de même que plusieurs autres mesures de l’industrie (élaboration d’une norme volontaire, programmes de formation, avertissements et recommandations sur l’âge apposés sur les véhicules et parus dans la publicité, etc.). Ces mesures de l’industrie ont été prescrites par un « décret d’accord » conclu aux États-Unis (qui est arrivé à échéance en 1998) et ont été suivies par une réduction constante des blessures au début des années 1990. Cependant, les tendances récentes démontrent une résurgence des blessures, y compris chez les jeunes enfants (26,27). La Consumer Product Safety Commission des États-Unis a documenté des augmentations statistiquement significatives de blessures causées par un VTT chaque année au cours de la période d’étude de trois ans la plus récente (1998-2000). Les enfants de moins de 16 ans continuent de représenter de 40 % à 50 % des blessures en VTT, et plus de 35 % des décès causés par un VTT, ce qui indique un besoin constant et urgent de réitérer les avertissements sur l’usage des VTT par les enfants (3). Au Canada, les enfants de moins de 15 ans continuent de représenter près de 25 % des décès en VTT et plus du tiers des blessures graves (24,28).

L’Efficacité de la législation

Entre 1990 et 1999, les six États ne possédant pas de lois sur la sécurité ont affiché des taux de mortalité deux fois plus élevés que ceux possédant une forme quelconque de législation sur la sécurité en VTT, que ce soit le port du casque ou d’autres exigences sur de l’équipement de protection (21 États) ou des exigences reliées au véhicule mais non au port du casque (23 États) (0,17 décès pour 100 000 habitants par rapport à 0,08 et 0,09 décès pour 100 000 habitants, respectivement) (29). Dans une étude subséquente, les 26 États affichant les taux de décès pédiatriques causés par un VTT les plus élevés ont été comparés aux taux de tous les autres États (1982-1998). Les États présentant les taux de mortalité les plus élevés avaient vu leur taux de mortalité doubler par rapport à la moyenne nationale, et 92 % d’entre eux ne possédaient pas de lois relatives au permis, par rapport à 73 % du groupe comparatif (30). Bien que ces données constituent une évaluation brute de l’efficacité des lois, elles laissent supposer que des lois plus rigoureuses s’associent à une diminution de la mortalité.

Recommandations

Les recommandations suivantes se fondent sur les données de recherche disponibles et s’harmonisent avec les recommandations publiées par des autorités spécialisées (catégories II-2, II-3 et III, grades B et I) (31,32).

  • Les enfants de moins de 16 ans ne devraient pas conduire de véhicules tout-terrains.

  • Les enfants ne devraient jamais être passagers d’un véhicule tout-terrain. La majorité des VTT sont conçus pour un seul utilisateur. Il ne faut jamais prendre un passager en VTT, quel que soit son âge, à moins que le fabricant précise qu’un passager est permis.

  • Les conducteurs de véhicules tout-terrains devraient toujours porter un casque approuvé par le gouvernement (tel qu’un casque de VTT ou de motocyclette respectant les normes de CSA International, du ministère des Transports ou de la Federal Motor Vehicle Safety Standard, de Snell ou de l’American National Standards Institute), des lunettes de protection et des vêtements convenables (bottes, gants, pantalon).

  • Les conducteurs d’un véhicule tout-terrain ne devraient pas utiliser le véhicule la nuit ou après avoir bu.

  • Les conducteurs d’un véhicule tout-terrain devraient réussir un cours de formation approuvé, tel que le cours de formation en VTT du Conseil canadien de la sécurité.

  • Les provinces et les territoires devraient harmoniser leurs lois sur les véhicules hors route, y compris les éléments suivants : interdire aux moins de 16 ans de conduire, réduire le nombre de passagers pour qu’il respecte le nombre pour lequel le véhicule a été conçu, exiger le port du casque sans exemption, exiger de suivre un cours, d’obtenir un permis et de s’inscrire dans un registre et interdire l’usage de tous les véhicules à trois roues.

  • Les fabricants de véhicules tout-terrains devraient songer à apporter des améliorations à la conception des véhicules, y compris la protection contre les renversements, l’installation de ceintures de sécurité et d’un régulateur de vitesse, et d’autres modifications de conception qui rendraient ces véhicules plus sécuritaires. 

Références

  1. Canadian Paediatric Society, Accident Prevention Committee. Two-, three- and four-wheel unlicensed off-road vehicles. CMAJ 1987;136:119-20.

  2. American Academy of Pediatrics, Committee on Accident and Poison Prevention. All-terrain vehicles: Two-, three-, and four-wheeled unlicensed motorized vehicles. Pediatrics 1987;79:306-8.

  3. All-terrain vehicle injury prevention: Two-, three-, and four-wheeled unlicensed motor vehicles. Pediatrics 2000;105:1352-4.

  4. Voluntary standard for four-wheel all-terrain vehicles. Conseil canadien des distributeurs de véhicules tout-terrain.

  5. Warda L, Klassen TP, Buchan N, Zierler A. All terrain vehicle ownership, use and self reported safety behaviours in rural children. Inj Prev 1998;4:44-9.

  6. Foley J. The effect of law and training on all-terrain vehicle ownership, use and self-reported safety behaviours. Unpublished doctorate thesis, Purdue University, West Lafayette, Indiana, 1990.

  7. Maynard FM, Krasnick R. Analysis of recreational off-road vehicle accidents resulting in spinal cord injury. Ann Emerg Med 1988;17:30-3.

  8. Pyper JA, Black GB. Orthopaedic injuries in children associated with the use of off-road vehicles. J Bone Joint Surg Am 1988;70:275-84.

  9. Cardoso ER, Pyper A. Pediatric head injury caused by off-road vehicle accidents. Can J Neurol Sci 1989;16:336-9.

  10. Hargarten SW. All-terrain vehicle mortality in Wisconsin: A case study in injury control. Am J Emerg Med 1991;9:149-52.

  11. Sneed RC. All-terrain vehicles – who says four-wheelers are safer? Pediatrics 1986;78:1169-70.

  12. Percy EC, Duffey JP. All-terrain-vehicle injuries. A sport out of control. West J Med 1989;150:296-9.

  13. Ganos D, Crady S, Poortenga S, Hoffman G, Mann R. Trauma associated with three- and four-wheeled all-terrain vehicles: Is the four-wheeler an unrecognized health hazard? Am Surg 1988;54:429-33.

  14. Vasilakis A, Vargish T, Apelgren KN, Moran WH Jr. All terrain vehicles (ATVs). A recreational gamble. Am Surg 1989;55:142-4.

  15. Krane BD, Ricci MA, Sweeney WB, Deshmukh N. All-terrain vehicle injuries. A review at a rural level II trauma center. Am Surg 1988;54:471-4.

  16. Kubala MJ, Shrontz CE. All-terrain vehicle accidents. Tex Med 1987;83:27-30.

  17. Allan DG, Reid DC, Saboe L. Off-road recreational motor vehicle accidents: Hospitalization and deaths. Can J Surg 1988;31:233-6.

  18. Copeland AR. All-terrain vehicles. Dangerous at any speed. Am J Forensic Med Pathol 1987;8:225-8.

  19. Trager GW, Grayman G, Harr S. All-terrain vehicle accidents: The experience of one hospital located near a major recreational area. Ann Emerg Med 1986;15:1293-6.

  20. Dolan MA, Knapp JF, Andres J. Three-wheel and four-wheel all-terrain vehicle injuries in children. Pediatrics 1989;84:694-8.

  21. Rodgers GB, Adler P. Risk factors for all-terrain vehicle injuries: A national case-control study. Am J Epidemiol 2001;153:1112-8.

  22. Cvijanovich NZ, Cook LJ, Mann NC, Dean JM. A population-based assessment of pediatric all-terrain vehicle injuries. Pediatrics 2001;108:631-5.

  23. Lai T. ATV injuries rise by 50% as other types decline. CMAJ 2003;168:1169.

  24. Institut canadien d’information sur la santé. National Trauma Registry 2003 Report: Hospital injury admissions. Ottawa, Ontario: ICIS, 2003.

  25. Les VTT ne sont pas des jouets. La santé de la famille agricole 2000;8. www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/ffh-sfa/vol8-1/ff8-1a_f.html (version à jour le 6 mai 2004).

  26. US Consumer Product Safety Commission. Annual Report of ATV Deaths and Injuries (2000). Washington, DC: CPSC, 2001.

  27. Helmkamp JC. Injuries and deaths and the use of all-terrain vehicles. N Engl J Med 2000;343:1733-4.

  28. Santé Canada, Direction générale de la protection de la santé, Laboratoire de lutte contre la maladie. Données sur les blessures au Canada: Décès (1997) et hospitalisations (1996-1997). Ottawa, Ontario: Santé Canada, 1999.

  29. Helmkamp JC. A comparison of state-specific all-terrain vehicle-related death rates, 1990-1999. Am J Public Health 2001;91:1792-5.

  30. Upperman JS, Shultz B, Gaines BA, et al. All-terrain vehicle rules and regulations: Impact on pediatric mortality. J Pediatr Surg 2003;38:1284-6.

  31. Woolf SH, Battista RN, Anderson GM, Logan AG, Wang E. Assessing the clinical effectiveness of preventive maneuvers: Analytic principles and systematic methods in reviewing evidence and developing clinical practice recommendations. A report by the Canadian Task Force on the Periodic Health Examination. J Clin Epidemiol 1990;43:891-905.

  32. Canadian Task Force on Preventive Health Care. New grades for recommendations from the Canadian Task Force on Preventive Health Care. CMAJ 2003;169:207-8. 

Comité de prévention des blessures (2003-2004)

Membres : Docteurs Bich-Hong Nguyen, Hôpital Sainte-Justine, Outremont (Québec); Richard Stanwick, autorité sanitaire de l’île de Vancouver, Victoria (Colombie-Britannique); Lynne Warda (présidente et auteure principale), université du Manitoba, Winnipeg (Manitoba); Charmaine van Schaik, Aurora (Ontario); Diane Sacks (représentante du conseil), université de Toronto, Toronto (Ontario); John Philpott, université de Toronto, Toronto (Ontario)
Conseiller : Docteur Milton Tenenbein, université du Manitoba, Winnipeg (Manitoba)
Représentantes : Madame Gail Salminen, Ottawa (Ontario) (Direction de la sécurité des produits, Santé Canada); Amy Zierler, Toronto (Ontario) (Enfants en sécurité Canada, The Hospital for Sick Children)
Auteure principale : Docteur Lynne Warda, Winnipeg (Manitoba)


Mise à jour : mars 2008


Avertissement: Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.