Le contrôle et le traitement du staphylocoque doré méthicillinorésistant dans les établissements de santé pédiatriques du Canada
Comité des maladies infectieuses et d'immunisation, Société canadienne de pédiatrie (SCP)
Résumé publié dans Paediatrics
& Child Helath 2006; 11(3) : 166-168
No de référence : ID06-01
Index des documents de principes du comité des maladies infectieuses et d'immunisation
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Aux
États-Unis et en Europe, la présence de staphylococoque doré méthicillinorésistant
(SDMR) chez les patients hospitalisés ne constitue plus un phénomène isolé,
mais un problème endémique dans de nombreux établissements (1, 2). Le SDMR
demeure sporadique dans de nombreux établissements de santé du Canada, mais il
est devenu endémique dans plusieurs établissements, et des éclosions se
produisent. Un récent rapport des 38 hôpitaux de soins aigus participant au
Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN) fait état
d’une augmentation du taux de patients colonisés ou infectés par le SDMR,
qui est passé de 0,46 patient pour 1 000 hospitalisations en
1995 à 5,10 patients pour 1 000 hospitalisations en 2003. La proportion
d’isolats de staphylocoque doré méthicillinorésistant est passée de 0,95 %
à 10,39 % (3). Cette multiplication par dix démontre que de nombreux hôpitaux
n’ont pas réussi à contrôler la transmission de SDMR.
Parmi
les patients de ces 38 hôpitaux chez qui on a dépisté un SDMR, seulement 2,4 %
étaient des enfants (4). Étant donné le nombre relativement peu élevé de
cas chez les enfants, il devrait être possible de prévenir la transmission du
SDMR aux enfants et adolescents hospitalisés au Canada si des mesures
convenables sont prises.
Le
SDMR n’est plus un pathogène exclusivement nosocomial. Son acquisition dans
la collectivité par des enfants sans facteurs de risque a émergé dans de
nombreux pays ces dernières années (5-10) et a été déclarée au Canada,
notamment au sein de la population autochtone (3, 11, 12). Dans les hôpitaux
canadiens participant au PCSIN, 6 % de tous les patients chez qui la source
de SDMR avait été repérée l’avaient contracté dans la collectivité, mais
24 % des enfants souffraient de SDMR acquis dans la collectivité (4). Bien
que les souches de SDMR d’origine hospitalière puissent être transmises dans
la collectivité (1, 10), la prévalence croissante d’acquisition de SDMR dans
la collectivité ne s’explique pas par la propagation des souches hospitalières.
Les souches acquises dans la collectivité sont souvent différentes des souches
hospitalières et semblent avoir surgi à l’extérieur du milieu de la santé
en raison de la pression sélective des antibiotiques (13-15). La transmission a
été documentée en service de garde (16, 17), entre membres d’une même
fratrie (7, 17) et dans des équipes sportives (18). Les souches acquises dans la
collectivité sont généralement plus susceptibles aux antibiotiques sans bétalactamine
(clindamycine, triméthoprim-sulfaméthoxazole, tétracycline, ciprofloxacine)
que les souches hospitalières, et elles possèdent souvent des génotypes différents
(10, 15).
Les
souches acquises dans la collectivité sont souvent caractérisées par une
cassette d’expression précise de méthicillinorésistance de type IV et par
des gènes de la leucocidine de Panton-Valentine (LPV) (19, 20). Des souches
transportant le gène de LPV ont été relevées partout dans le monde (10, 15,
20). Ces souches semblent plus courantes chez les jeunes enfants que chez
les adultes (15). Dans les hôpitaux canadiens du PCSIN, 39 % des isolats
prélevés sur des enfants exprimaient une résistance de type IV, par rapport
à seulement 10 % chez les adultes (4).
Les
données sur la virulence du SDMR sont conflictuelles. Dans certains cas, la
morbidité et la mortalité attribuables au staphylocoque doré semblent
similaires pour le staphylocoque doré susceptible à la méthicilline et pour
le SDMR (21). Dans d’autres cas, l’apparition du SDMR a accru les taux
d’infection et de létalité (22, 23). Les différences de souche expliquent
peut-être ces écarts. Le gène de LPV s’associe à une augmentation de la
virulence manifestée par une pneumonie nécrosante grave et des infections
musculosquelettiques complexes (20, 24-25).
Les
souches de SDMR acquises dans la collectivité ont été transmises aux hôpitaux
et s’y sont propagées (26-30). La transmission aux pouponnières de nouveau-nés
constitue une préoccupation croissante (28-30). D’après une étude menée à
Houston, les souches de SDMR acquises dans la collectivité constatées dans une
pouponnière de soins intensifs néonatals étaient attribuables à des
introductions multiples et non à une propagation nosocomiale (31).
Les
méthodes standard de détection du SDMR dans les laboratoires de microbiologie
incluent la lame de dépistage à l’oxacilline. Des tests rapides qui
permettent de déceler le gène mecA du SDMR par réaction en chaîne de
la polymérase (PCR) ou le produit PLP2A du gène mecA par
immunoagglutination sont également utilisés (32, 33). Une PCR peut être
effectuée directement sur les échantillons, ce qui réduit le délai avant
l’obtention des résultats d’analyse. Cependant, les cultures demeurent
essentielles pour orienter l’antibiothérapie. Les souches apparemment
susceptibles à la clindamycine devraient faire l’objet de tests afin de repérer
une résistance inductible à la clindamycine (34, 35).
Le
typage des isolats de SDMR peut être nécessaire pour repérer les sources
potentielles de SDMR et pour différencier les souches endémiques des souches
épidémiques. Le profil antimicrobien est facilement disponible dans les
laboratoires cliniques, mais l’information qu’il fournit est limitée en
matière de différenciation des souches. Des techniques de typage moléculaire
peuvent être indiquées dans le cadre d’une exploration épidémiologique
(36).
LE
TRAITEMENT DES INFECTIONS À SDMR DOCUMENTÉES OU PRÉSUMÉES
Si
la prévalence de SDMR est plus élevée dans la collectivité et qu’une
infection à staphylocoque doré est présumée, il faut s’efforcer
d’obtenir des échantillons pour procéder à une culture microbiologique afin
d’en déterminer la sensibilité antimicrobienne (10, 15). Il est postulé que
lorsque plus de 10 % des isolats de staphylocoque doré acquis dans la
collectivité sont méthicillinorésistants, le traitement empirique des
infections à staphylocoque doré présumées devrait inclure le SDMR (35, 37).
De même, pour choisir le traitement empirique d’une infection à
staphylocoque doré présumée d’origine nosocomiale, il faudrait tenir compte
de la possibilité d’exposition au SDMR. Lorsque la prévalence de SDMR est
faible dans la collectivité et que l’exposition au SDMR est peu probable, des
bétalactamines demeurent le médicament de choix pour un traitement empirique.
Une
infection à SDMR grave présumée ou documentée devrait être traitée à la
vancomycine. Puisque les infections à staphylocoque doré sensibles à la méthicilline
réagissent plus rapidement aux bétalactamines qu’à la vancomycine, le
traitement empirique de l’infection grave devrait également inclure un bétalactamine
dans l’attente des résultats microbiologiques. Dans le cas d’infections
constituant un danger de mort, de la gentamicine ou de la rifampine devraient être
ajoutées. Les abcès devraient être drainés rapidement. La clindamycine peut
être une possibilité de traitement de certaines infections à SDMR graves, une
fois les résultats de sensibilité disponibles et la résistance inductible à
la clindamycine exclue. Puisqu’elle est bactériostatique, elle devrait être
écartée si un antibiotique bactéricide s’impose. Chez des patients sélectionnés,
la linézolide, également bactériostatique, peut être nécessaire. La
quinupristine-dalfopristine, un autre agent bactéricide, représente également
une possibilité, mais l’expérience de ce médicament est encore limitée en
pédiatrie (9, 10, 15, 35, 37, 38).
En
cas d’infections moins graves, telles que des infections localisées à la
peau ou aux tissus mous, les possibilités de traitement empirique de
l’infection à SDMR présumée acquise dans la collectivité sont la
clindamycine, le triméthoprim-sulfaméthoxazole, la tétracycline, un macrolide
ou un quinolone par voie orale. Des modèles de sensibilité locaux devraient être
envisagés. La clindamycine est le médicament de choix si un streptocoque de
groupe A risque d’être également en cause. La tétracycline est à éviter
chez les enfants de moins de huit ans, à moins que ses bienfaits soient supérieurs
au risque de toxicité. En présence d’infections superficielles mineures, une
incision et un drainage pourraient suffire (7, 8, 10, 15, 35, 37).
En général,
le SDMR s’introduit dans un établissement par l’entremise d’un patient
infecté ou colonisé qui fait fonction de réservoir.
Le principal mode de transmission est le transfert d’un patient à
l’autre, par les mains du personnel hospitalier. L’équipement contaminé
peut également être responsable. Dans des cas moins fréquents, un
dispensateur de soins colonisé ou infecté peut disséminer l’organisme. La
contamination par l’environnement est rare, mais elle peut représenter un
mode de transmission important dans une unité de grands brûlés, et une
transmission aérogène peut se produire pendant les soins d’un patient
atteint d’une pneumonie à SDMR (1, 39).
De
30 % à 50 % des enfants et adultes en santé sont des porteurs nasaux
du staphylocoque doré (40). Parmi les populations qui présentent une fréquence plus élevée de portage du
staphylocoque doré, soulignons les nouveau-nés, le personnel hospitalier, les
hémodialysés et les personnes atteintes de troubles de desquamation cutanée
comme l’eczéma. Les foyers les plus colonisés sont les narines, mais il
existe d’autres foyers potentiels, y compris la peau – surtout si elle est
atteinte par une dermatite, des brûlures, des plaies ou d’autres lésions
cutanées –, le rectum, les voies respiratoires et le foyer d’une stomie.
Les narines demeurent toutefois le site le plus utile, avec une sensibilité de
93 % et une valeur prédictive négative de 95 % (41). Les facteurs associés à la colonisation par le SDMR sont une hospitalisation
prolongée, une admission à l’unité de soins intensifs, des brûlures et le
recours à une association d’antibiotiques (1, 2, 39). Il est possible d’être
porteur du SDMR très longtemps. Une étude de porteurs connus a révélé une
demi-vie de portage d’environ 40 mois (41).
L’éradication
de l’état de porteur
Il
est extrêmement difficile d’éradiquer le portage du SDMR, et il ne faut pas
tenter cette éradication de manière systématique. Il faut plutôt
l’envisager dans des situations précises, par exemple lorsqu’un travailleur
de la santé présente un lien épidémiologique avec une flambée, que la
colonisation d’un patient par le SDMR pose un risque d’infection particulier
ou de transmission à des tiers, ou pendant une période limitée pour tenter de
contrôler une flambée.
Des
taux d’éradication de 30 % à 90 % ont été déclarés, mais les
rechutes ou les réinfections sont courantes. La plupart des comptes rendus se
fondent sur des études non contrôlées accompagnées d’une courte période
de suivi. Il est plus probable que la décolonisation réussisse lorsque la
colonisation est limitée au nez, et elle ne réussira probablement pas si la
colonisation se manifeste dans des sondes de Foley, une sonde d’intubation,
une canule de trachéotomie ou le foyer d’une stomie (1, 38)
Bien
que de nombreux agents soient actifs in vitro, rares sont ceux qui
atteignent des concentrations suffisantes dans les foyers colonisés pour être
utiles d’un point de vue clinique. Des agents topiques peuvent libérer de
plus fortes concentrations au foyer colonisé, surtout dans les narines, où les
agents oraux atteignent des concentrations plus faibles. Une antibiothérapie
peut favoriser l’émergence d’une résistance, surtout si elle est utilisée
chez un grand nombre de patients ou à répétition chez un même patient (1,
38).
Les
agents topiques qui ont été utilisés sont la mupirocine, la bacitracine, le
povidone-iode et le savon de chlorhexidine ou d’hexachloraphène pour le bain.
Les traitements oraux incluent le triméthoprim-sulfaméthoxazole (TMP-SMX), la
ciprofloxacine et la minocycline, généralement utilisés en association avec
la rifampine. On n’a pu établir la supériorité d’aucune des posologies (42). Un taux d’éradication de 90 % a
été déclaré grâce à une association de bains de chlorhexidine, d’onguent
de mupirocine dans les narines et de rifampine orale adjointe à du TMP-SMX ou
de la doxycycline, bien que la durée du suivi ait été courte (43). En attendant des études plus concluantes, il
est raisonnable d’utiliser une association d’agents topiques et oraux pour
éradiquer le portage nasal dans des cas précis qu’on juge impératifs. Une
association de bain antiseptique, d’agent topique appliqué dans les narines
et d’au moins deux antibiotiques oraux auxquels la souche colonisante est
clairement susceptible devrait être envisagée.
Une
vaste proportion des patients hospitalisés reçoivent une antibiothérapie,
parfois sans raison valable. L’usage généralisé des antibiotiques et des
fluoroquinolones en particulier accroît le risque de colonisation par le SDMR
chez l’individu et la transmission de SDMR dans les établissements. Il
faudrait éviter une antibiothérapie et une prophylaxie excessives ou
inappropriées (1, 2).
LES
MESURES DE CONTRÔLE DE L’INFECTION POUR PRÉVENIR LA TRANSMISSION DANS LES ÉTABLISSEMENTS
Il
est démontré que des mesures agressives de contrôle de l’infection, y
compris des cultures de surveillance chez les patients vulnérables, des précautions
au contact et la réduction de la promiscuité, réduisent la transmission du
SDMR dans les hôpitaux, incluant les établissements pédiatriques (1, 2,
44-46)
Les
politiques actuelles en matière de dépistage du SDMR permettent de repérer
les patients ayant des facteurs de risque connus. La prévalence croissante
d’acquisition du SDMR dans la collectivité rappelle qu’il est impossible de
repérer tous les patients colonisés par des organismes multirésistants sans
adopter un dépistage universel, ce qui exigerait des coûts élevés. Par
conséquent, il est essentiel d’adopter des pratiques systématiques
pertinentes auprès de tous les patients, afin de réduire au minimum le
risque de transmission par des porteurs non identifiés. Ces pratiques incluent
le lavage des mains avant et après un contact avec un patient, le port de gants
en prévision d’un contact direct avec du sang, des liquides corporels, des sécrétions
ou des excrétions ou avec des articles contaminés par ces substances, avec des
muqueuses ou de la peau non intacte, le port d’un masque opératoire et de
protecteurs oculaires (lunettes ou masque protecteur) pendant des interventions
qui risquent de susciter des éclaboussures de sang ou de liquides corporels, de
sécrétions ou d’excrétions au visage, et le port d’un sarrau pour protéger
la peau exposée et les vêtements qui risquent d’être éclaboussés par du
sang, des liquides corporels, des sécrétions ou des excrétions pendant une
intervention. Les précautions supplémentaires devraient se fonder sur la présentation
clinique de l’enfant, p. ex., des précautions pour éviter les contacts avec
tous les enfants ayant des plaies de drainage ou des infections cutanées ou
avec les sécrétions aérogènes de ceux souffrant d’infections des voies
respiratoires (47).
L’adoption de ces mesures devrait énormément contribuer à prévenir la
transmission du SDMR aux enfants qui ne présentent pas de facteurs de risque et
dont on sait qu’ils ne sont pas colonisés à l’admission.
La Société
canadienne de pédiatrie recommande l’adoption des mesures détaillées dans
le tableau suivant pour interrompre la transmission du SDMR et éviter que le
SDMR devienne endémique dans les établissements de santé pédiatriques (1, 40, 47-49).
| TABLEAU : Sommaire des recommandations pour contrôler la transmission du staphylocoque doré méthicillinorésistant (SDMR) dans les établissements de santé | |
| Pratiques
systématiques et précautions supplémentaires |
|
| Repérage des cas | |
| Dépistage sélectif des patients |
|
| Cas sporadiques |
|
| Cas déjà connus |
|
| Interventions de dépistage |
|
| Hébergement du patient | |
| Patients hospitalisés atteints d’un SDMR connu |
|
| Patient en cliniques externes atteints d’un SDMR connu |
|
| Patients exposés au SDMR en attente de résultats |
|
| Précautions contre la propagation | |
| Patients hospitalisés |
|
| Patients en cliniques externes |
|
| Hygiène des mains |
|
| Bain du patient |
|
| Environnement |
|
| Éradication
du SDMR Envisagée dans des situations précises seulement |
|
| Durée
des précautions |
|
| Porteur de SDMR connu |
|
| En cas de réhospitalisation |
|
| Contact avec le SDMR |
|
| Prise en charge des contacts | |
| S’il s’agit d’un cas |
|
| S’il s’agit d’un cas nosocomial |
|
| En cas de flambée |
|
| Éducation |
|
| Transfert à un autre établissement |
|
| Utilisation judicieuse des antibiotiques |
|
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Membres
: Docteurs Simon Richard Dobson, BC’s Children’s Hospital, Vancouver (Colombie-Britannique);
Joanne Embree (présidente), université du Manitoba, Winnipeg (Manitoba);
Joanne Langley, IWK Health Centre, Halifax (Nouvelle-Écosse); Dorothy Moore,
L’Hôpital de Montréal pour enfants, Montréal (Québec); Gary Pekeles (représentant
du conseil), L’Hôpital de Montréal pour enfants, Montréal (Québec); Élisabeth
Rousseau-Harsany (représentante du conseil), Hôpital Sainte-Justine, Montréal
(Québec); Lindy Samson, Hôpital pour enfants de l’est de l’Ontario, Ottawa
(Ontario)
Conseillère : Docteur Noni MacDonald, département de pédiatrie, IWK
Health Centre, Halifax (Nouvelle-Écosse)
Représentants : Docteurs Upton Allen, The Hospital for Sick Children,
Toronto (Ontario) (Canadian Pediatric AIDS Research Group); Scott Halperin, IWK
Health Centre, Halifax (Nouvelle-Écosse) (IMPACT); Monica Naus, BC Centre for
Disease Control, Vancouver (Colombie-Britannique) (Santé Canada, comité
consultatif national de l’immunisation); Larry Pickering, Centers for Disease
Control and Prevention, Atlanta, Géorgie (États-Unis) (American Academy of
Pediatrics, comité des maladies infectieuses)
Auteure principale : Docteur Dorothy Moore, L’Hôpital de Montréal pour
enfants, Montréal (Québec)
Affichage : mars 2006
| Avertissement: Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication. |