La
prise en charge du nourrisson plus vulnérable à la septicémiePaediatr Child Health
2007;12(10):899-905
No de référence FN07-03
Réapprouvé en février 2011
Index des documents de principes du Comité d'étude du foetus et du nouveau-né
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Contenu
La
septicémie néonatale continue de causer une forte proportion de mortalité périnatale
et de morbidité à long terme au sein de la population de nourrissons à terme
et de prématurés. Le streptocoque de groupe B (SGB ou Streptococcus agalactiae)
est le principal organisme unique responsable de la septicémie néonatale à
apparition précoce (1). La maladie à SGB invasive à apparition précoce a une
incidence d’environ deux cas sur 1 000 nourrissons nés vivants en l’absence
de prophylaxie antibiotique intrapartum (PAI) (2,3), le taux de fatalité se
situant entre 2 % et 13 % selon les études récentes (4-6). Par conséquent,
les stratégies de prévention sont favorisées, et la Société des obstétriciens
et gynécologues du Canada les appuie depuis peu (7). Il est démontré que
l’administration de pénicilline par voie intraveineuse aux mères colonisées
par le SGB au moins quatre heures avant l’accouchement est hautement efficace
pour prévenir la transmission périnatale et l’infection invasive à
apparition précoce chez le nouveau-né (8). La recommandation consiste à faire
passer un test de dépistage à toutes les mères entre 35 et 37 semaines de
grossesse au moyen de cultures rectovaginales, et de traiter les femmes dont les
cultures sont positives au SGB lorsqu’elles se présentent en travail. Cette
stratégie exige que l’on traite jusqu’à 22 % de toutes les femmes qui
accouchent à terme au moyen d’une PAI, afin de prévenir la maladie chez 0,2
% des nourrissons et une mortalité de 0,01 % des nourrissons (9). Au
Royaume-Uni, on a calculé qu’il faudrait procéder à 24 000 cultures
antepartum et traiter 7 000 femmes en travail aux antibiotiques pour prévenir
un décès néonatal (10). Par conséquent, d’autres autorités ont opté pour
des recommandations différentes, contestant la PAI systématique comme
utilisation pertinente des ressources (10,11) et l’exercice d’une telle
pression sur le développement de la résistance bactérienne. Au Canada, on ne
connaît pas l’incidence actuelle de maladie à SGB néonatale invasive parce
qu’il n’existe aucun système de déclaration centralisé ou obligatoire.
OBJECTIF
DU DOCUMENT DE PRINCIPES
Le présent document de principes vise à mettre au point des lignes de
pratique probantes qui répondront à la question suivante : Comment surveiller,
évaluer et traiter un nourrisson compte tenu des signes cliniques de septicémie,
des résultats des cultures de SGB de la mère (positifs, négatifs ou inconnus),
du statut du traitement de la mère (complet, incomplet ou absence de PAI) et de
la présence ou de l’absence de facteurs de risque de septicémie néonatale
chez la mère?
MÉTHODOLOGIE
D’ÉLABORATION DU DOCUMENT
Les auteurs ont effectué une recherche dans MEDLINE et la bibliothèque
Cochrane, mise à jour pour la dernière fois en janvier 2006. Les termes de
recherche dans MEDLINE étaient Streptococcus agalactiae et newborn (nouveau-né).
Ils ont appliqué la hiérarchie des données probantes du Centre for
Evidence-Based Medicine (Royaume-Uni) et, dans le présent document de principes,
la qualité des preuves du traitement, du pronostic et du diagnostic (<www.cebm.net>,
onglet EBM Tools, ou <http://www.cebm.net/index.aspx?o=1023>).
DÉFINITIONS
Évaluation diagnostique limitée
L’évaluation diagnostique limitée consiste à procéder à une formule
sanguine et à observer les signes vitaux toutes les quatre heures pendant 24
heures. Il est possible de soigner et d’observer le nouveau-né dans la
chambre postpartum de la mère. Si la formule sanguine révèle une numération
leucocytaire totale inférieure à 5,0 x 109/L, le risque de septicémie est
considérablement plus élevé. Une évaluation diagnostique complète et le début
du traitement sont généralement indiqués.
Évaluation
diagnostique complète
L’évaluation diagnostique complète se compose d’une formule sanguine,
d’une hémoculture et d’une ponction lombaire (PL). Il faut obtenir une
radiographie pulmonaire en présence de difficultés respiratoires. Il est
possible de reporter la PL chez les enfants instables et de l’effectuer plus
tard pour déterminer la présence d’hypoglycorrachie ou de pléocytose. On
peut aussi envisager de reporter la PL chez les nourrissons dont le seul signe
de septicémie est une détresse respiratoire, pourvu qu’il soit possible
d’assurer un suivi étroit.
LE
NOURRISSON MALADE
Les signes initiaux de septicémie peuvent être discrets et peuvent inclure
une température instable, une tachycardie, une mauvaise perfusion périphérique
et une détresse respiratoire. Puisque la maladie invasive évolue très
rapidement, chaque nourrisson présentant des signes cliniques évocateurs de
l’infection devrait être traité immédiatement après une évaluation
diagnostique complète exécutée rapidement, car le délai entre la présentation
et le traitement accroît le risque d’issue négative (12) (qualité des preuves 2b). Il n’y a pas de distinction évidente entre les signes cliniques
de septicémie à SGB et ceux causés par tout autre organisme envahissant.
Même si
la PAI associée à une pénicilline réduit considérablement la fréquence de
maladies à SGB invasives à apparition précoce, elle ne réduit pas la fréquence
de septicémies imputables à d’autres organismes (1,13) (qualité des preuves
2b). Il convient de souligner que le SGB invasif demeure possible chez les
nourrissons dont la mère a obtenu une culture de dépistage négative entre 35
et 37 semaines de grossesse. Puisque la PAI est devenue généralisée et
qu’elle est efficace, la majorité des quelques nourrissons qui sont tout de même
atteints d’un SGB invasif sont ceux dont les cultures maternelles étaient négatives
(14), mais qui ont été colonisés entre le dépistage et l’accouchement (qualité
des preuves 2b). De plus, la maladie à SGB invasive peut survenir, quoi que très
rarement, chez les femmes qui ont reçu une PAI adéquate (15) (qualité des
preuves 4). Ainsi, ni les antécédents de dépistage de la mère, ni
l’exposition intrapartum à des antibiotiques ne doivent modifier la prise en
charge du nourrisson présentant des signes cliniques de septicémie (catégorie
de recommandation B). Par conséquent, en attendant les résultats des cultures,
une thérapie prospective devrait permettre de traiter les bactéries les plus
courantes : le SGB, les autres streptocoques, l’Escherichia coli, d’autres
organismes Gram négatif et le Listeria monocytogenes.
Un
nourrisson qui présente des signes de septicémie n’a pas besoin de subir des
tests de confirmation, sauf des cultures, avant le début du traitement, parce
qu’aucun autre test ne possède une valeur prédictive négative assez élevée
pour permettre d’éviter le traitement (qualité des preuves
2a). Notamment,
une numération leucocytaire ou différentielle normale ne doit pas prévenir le
traitement d’un tel nourrisson, car le ratio de probabilité négative de
formule sanguine normale est d’environ 0,7 (16) (catégorie de recommandation
B).
Le
traitement empirique
Il n’existe pas d’étude prospective de qualité pour indiquer le choix
optimal de traitement pour le nouveau-né atteint d’une septicémie présumée
(17), mais en général, l’ampicilline et la gentamicine conviennent, en
raison des susceptibilités habituelles des organismes prédominants
responsables d’une septicémie à apparition précoce (qualité des preuves
4). Les nourrissons dont l’évaluation du liquide céphalorachidien (LCR) est
positive ou qui ont des signes cliniques de méningite et dont la PL a été
reportée devraient recevoir un traitement antibiotique qui pénètre dans le
LCR et qui est actif contre les organismes probables (tableau
1). Si les antécédents
de la mère laissent supposer la présence d’un organisme peu susceptible de réagir
à ces antibiotiques, il faut rajuster le traitement empirique en conséquence.
Les hémocultures au moyen des systèmes automatisés modernes sont presque
toujours positives au bout de 48 heures (18). Toutefois, si les résultats de
laboratoire et l’évolution clinique ne sont pas indicateurs d’une infection
bactérienne, on peut mettre un terme au traitement au bout de 48 heures. La
majorité des séries d’antibiotiques sont donc administrées à des
nourrissons qui, après exploration, ne sont pas atteints de septicémie. On
devrait envisager des stratégies pour réduire la durée de l’antibiothérapie
chez ces nourrissons. Par exemple, puisque la gentamicine est généralement
administrée une fois par jour chez le nouveau-né à terme, et l’ampicilline
toutes les 12 heures, la première ordonnance pourrait consister à administrer
quatre doses d’ampicilline aux 12 heures et deux doses de gentamicine aux 24
heures, suivie d’une réévaluation après la vérification des résultats des
cultures au bout de 48 heures, puis d’une nouvelle ordonnance si les cultures
sont positives (ou si les signes de septicémie se poursuivent).
LE
NOURRISSON QUI SEMBLE EN SANTÉ ET QUI EST NÉ D’UNE MÈRE POSITIVE AU SGB QUI
A REÇU UNE PAI PLUS DE QUATRE HEURES AVANT L’ACCOUCHEMENT
La PAI associée à une pénicilline administrée au moins quatre heures
avant l’accouchement est très efficace pour enrayer la transmission du SGB
(19), et ainsi prévenir la majorité des maladies à SGB néonatales invasives
(qualité des preuves
1b) (20). Par conséquent, si une femme positive au SGB reçoit
des antibiotiques intrapartum au moins quatre heures avant l’accouchement et
si le nourrisson semble en santé et a plus de 35 semaines d’âge gestationnel,
le nouveau-né n’a pas besoin de traitement pour prévenir un SGB à
apparition précoce (catégorie de recommandation
A).
Si le bébé
est toujours bien à 24 heures de vie et qu’il est admissible au congé, un
congé précoce peut être envisagé, pourvu que les parents connaissent les
ressources d’accès aux soins de santé dans la collectivité et puissent
transporter immédiatement le bébé dans un établissement de santé dès
l’apparition de signes cliniques de septicémie.
On ne
possède pas assez d’information au sujet de l’efficacité des autres
antibiotiques (utilisés lorsque la mère peut souffrir d’anaphylaxie à la pénicilline).
Il faut traiter ces nourrissons comme si la mère avait reçu une PAI incomplète
(voir la rubrique suivante), en attendant qu’on possède plus de données sur
le sujet.
LE
NOURRISSON QUI SEMBLE EN SANTÉ ET QUI EST NÉ D’UNE MÈRE POSITIVE AU SGB QUI
A REÇU UNE PAI MOINS DE QUATRE HEURES AVANT L’ACCOUCHEMENT OU QUI N’EN A
PAS REÇU DU TOUT
Le risque de maladie à SGB invasive à apparition précoce chez un
nourrisson dont la mère est positive au SGB et ne reçoit pas de PAI est
d’environ 1 % (21). Seul le quart de ces bébés sont asymptomatiques à la
naissance. Dans ce cas, le risque de maladie grave ne justifie probablement pas
l’administration systématique d’un traitement empirique, et une observation
attentive suivie d’un traitement au premier signe clinique d’infection
semble raisonnable. Quatre-vingt-quinze pour cent des nourrissons atteints
d’une infection à SGB à apparition précoce présentent des signes cliniques
dans les 24 heures (22) (une instabilité de la température, une tachycardie,
une mauvaise perfusion périphérique, une détresse respiratoire ou une formule
sanguine anormale). Quatre pour cent des nourrissons infectés présentent des
symptômes entre 24 heures et 48 heures de vie, et seulement 1 % après 48
heures de vie. Ainsi, en prolongeant l’hospitalisation de 24 heures à 48
heures, il faudrait observer plus de 2 000 nourrissons pour déceler chaque cas
d’infection invasive. Si une évaluation attentive du nourrisson à 24 heures
de vie confirme que celui-ci demeure en bonne santé, le congé peut donc
convenir, pourvu qu’on renseigne les parents et qu’on assure un suivi
pertinent des patients.
La
formule sanguine est parfois favorisée pour déterminer le risque de SGB ou
d’autres organismes, chez les nourrissons qui y sont très vulnérables mais
qui semblent en santé. Cependant, la valeur prédictive positive de formule
sanguine anormale est faible chez le nouveau-né. Par conséquent, la marche à
suivre n’est pas établie lorsque le nourrisson est cliniquement en santé
mais que sa formule sanguine est anormale. Malheureusement, la plupart des études
portant sur l’utilité de la formule sanguine ne se limitent pas aux
nourrissons qui semblent en santé. Leur utilité dans la situation qui nous préoccupe
est donc quelque peu conjoncturelle. Une étude (23) axée seulement sur les
nourrissons qui semblaient en santé révélait une valeur prédictive positive
de la formule sanguine « anormale » de 1,5 % (numération leucocytaire totale
égale ou inférieure à 5,0 x109/L, ou égale ou supérieure à 30 x109/L, numération
absolue des granulocytes inférieure à 1,5 x109/L ou ratio entre les
granulocytes matures et immatures supérieur à 0,2) pour repérer
l’apparition d’une « septicémie clinique » chez 1 665 nourrissons à
terme et en santé qui étaient vulnérables. Il convient de souligner que l’hémoculture
n’était positive chez aucun de ces nourrissons (qualité des preuves
2b).
Plusieurs
systèmes de cotation ont été mis au point pour analyser les résultats des
formules sanguines (24), et tous consistent à analyser la numération de
neutrophiles immatures, mais on remarque une énorme variabilité entre les
observateurs pour ce qui est de repérer les neutrophiles immatures ou
neutrophiles immatures « non segmentés » (25). Même le meilleur système de
cotation n’atteint un ratio de probabilité que de quatre à huit (24) (qualité
des preuves 2a). L’observation d’une « déviation à gauche » ou d’une
numération leucocytaire totale élevée n’est pas assez prédictive pour
modifier la prise en charge. Le résultat de la formule sanguine qui a la valeur
prédictive positive la plus élevée est une numération leucocytaire totale
faible inférieure à 5,0 x 109/L. Dans ce cas, le ratio de probabilité se situe
entre 10 et 20 (16) et entraîne une probabilité de septicémie post-test
d’environ 10 % à 20 % (qualité des preuves
2b). Ainsi, le traitement est
probablement justifié même chez un nourrisson qui semble en santé, après un
bilan diagnostique complet. Cependant, seulement de 22 % à 44 % des nourrissons
atteints de septicémie présenteront une numération leucocytaire totale aussi
faible (16).
LE
NOURRISSON QUI SEMBLE EN SANTÉ ET QUI EST NÉ D’UNE MÈRE NÉGATIVE AU SGB
QUI PRÉSENTAIT DES FACTEURS DE RISQUE À L’ACCOUCHEMENT
Avant la recommandation de dépistage par culture universelle, la PAI était
recommandée pour les mères présentant au moins l’un des cinq facteurs de
risque suivants : membranes rompues plus de 18 heures avant l’accouchement,
pyrexie de plus de 38 °C, travail à moins de 36 semaines de grossesse, bactériurie
au SGB en tout temps pendant la grossesse ou enfant précédent atteint d’une
maladie à SGB invasive. On observait ces facteurs de risque chez 22 % des mères,
et seulement 50 % des nourrissons finissaient par souffrir de maladie à SGB
invasive (26,27) (qualité des preuves
2b).
Même si
la maladie à SGB invasive peut se déclarer chez un nourrisson dont la mère
avait obtenu des résultats négatifs aux cultures de dépistage prélevées
entre 35 et 37 semaines de grossesse, le risque est très faible, même si les
membranes de la mère se sont rompues longtemps avant l’accouchement ou si
elle a souffert de pyrexie intrapartum (28) (qualité des preuves
2b). Il est
proposé de procéder à une évaluation diagnostique limitée au sein de cette
population de nouveau-nés (catégorie de recommandation
B).
LE
NOURRISSON QUI SEMBLE EN SANTÉ ET QUI EST NÉ D’UNE MÈRE DONT LE STATUT DE
SGB EST INCONNU ET QUI NE PRÉSENTE PAS DE FACTEURS DE RISQUE
Une mère qui n’a pas subi de culture de SGB anténatale ou dont les résultats
ne sont pas disponibles et son nouveau-né devraient être traités selon les
facteurs de risque énumérés à la rubrique précédente. En l’absence de
ces facteurs de risque et si le bébé demeure en santé, aucune intervention précise
n’est nécessaire (catégorie de recommandation
B).
LE
NOURRISSON QUI SEMBLE EN SANTÉ ET QUI EST NÉ D’UNE MÈRE DONT LE STATUT DE
SGB EST INCONNU ET QUI PRÉSENTE DES FACTEURS DE RISQUE
Les cinq facteurs de risque susmentionnés s’observent dans environ 20 %
des accouchements à terme, et chez environ 50 % des nourrissons atteints
d’une maladie à SGB invasive (26,27). Ce risque quadruple chez le nourrisson
dont la mère a un statut de SGB inconnu, ce qui a donné lieu à la
recommandation de lui administrer une PAI (7). Dans une telle situation, le
nourrisson devrait recevoir le même traitement que si la mère était positive
au SGB (c’est-à-dire l’administration de la PAI plus de quatre heures avant
l’accouchement et soins néonatals habituels; si la PAI est administrée moins
de quatre heures avant l’accouchement ou n’est pas administrée, évaluation
diagnostique limitée et observation pendant au moins 24 heures) (catégorie de
recommandation B).
LE
NOURRISSON PEU PRÉMATURÉ
Souvent, la mère qui accouche à moins de 37 semaines de grossesse n’a
pas encore reçu les résultats du dépistage anténatal du SGB. Le nourrisson
possède un « facteur de risque » (la prématurité) de maladie à SGB
invasive et, s’il semble en bonne santé, il devrait subir une évaluation
diagnostique limitée. Les nourrissons de cet âge gestationnel ne devraient pas
obtenir leur congé avant 48 heures de vie, au plus tôt (figure
1).
LA
CHORIOAMNIONITE
La chorioamnionite est difficile à diagnostiquer parce que la prévalence
de pyrexie est élevée pendant le travail (29), surtout si la mère a subi une
analgésie péridurale (30). Les autres signes de chorioamnionite sont plus
rares, et la corrélation est faible entre les signes cliniques de
chorioamnionite et l’histologie (29). Ainsi, la chorioamnionite est souvent
classée comme « possible » lorsque le principal signe est la fièvre, et
comme « caractérisée » en présence de la triade classique de fièvre, de déviation
à gauche de la numération leucocytaire et de sensibilité de la partie inférieure
de l’utérus.
Le
risque de septicémie (qui peut être attribuable à divers organismes, y
compris le SGB, l’E coli et d’autres organismes Gram négatif) est
d’environ 8 % chez le nourrisson dont la mère était atteinte d’une
chorioamnionite caractérisée, et d’environ 3 % à 4 % si on envisage à la
fois une chorioamnionite « possible » et « caractérisée » (31,32) (qualité
des preuves 2b). Chez toutes les mères fiévreuses, l’incidence oscille entre
2 % et 6 % selon la gravité de la fièvre (31) (qualité des preuves
2b). Les
nourrissons qui ne présentent aucuns signes à la naissance sont peu
susceptibles de faire une septicémie, le rapport de cotes de septicémie chez
les nourrissons en santé à la naissance étant de 0,26 (95 % IC 0,11 à 0,63)
(31). Dans cette étude, l’incidence d’infection invasive chez un nourrisson
qui semble en santé à la naissance et dont la mère faisait de la fièvre ou
avait une chorioamnionite était inférieure à 2 %, ce qui est confirmé par
d’autres données (33) (qualité des preuves
2b). Il semble donc raisonnable
de procéder à une formule sanguine, d’observer étroitement le nourrisson et
de ne procéder à une évaluation diagnostique complète et au traitement
antibiotique que si la formule sanguine est fortement évocatrice d’une
infection (numération leucocytaire totale faible) ou que des signes cliniques
se manifestent. Une réanimation complexe à la naissance doit être envisagée
comme un signe d’infection possible chez ces nourrissons (32,33).

Pour obtenir une version pleine dimension téléchargeable de ce graphique,
cliquez ici.
REMERCIEMENTS
: Le comité de la pédiatrie communautaire et le comité des maladies
infectieuses et d’immunisation de la Société canadienne de pédiatrie ont révisé
le présent document de principes.
COMITÉ
D’ÉTUDE DU FŒTUS ET DU NOUVEAU-NÉ
Membres : Docteurs Khalid Aziz (représentant du conseil, 2000-2006),
Royal Alexandra Hospital, Edmonton (Alberta); Keith James Barrington (président),
Hôpital Royal Victoria, Montréal (Québec); Joanne E Embree (représentante du
conseil), université du Manitoba, Winnipeg (Manitoba); Haresh M Kirpalani,
McMaster Children's Hospital, Hamilton (Ontario); Shoo Lee, Capital Health,
Edmonton (Alberta) (2000-2006); Koravangattu Sankaran, Royal University
Hospital, Saskatoon (Saskatchewan); Hilary EA Whyte, The Hospital for Sick
Children, Toronto (Ontario); Robin K Whyte, IWK Health Centre, Halifax
(Nouvelle-Écosse)
Représentants : Docteurs Dan Farine, Mount Sinai Hospital, Toronto
(Ontario) (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada);
Auteur principal : Docteur Keith James Barrington, Hôpital Royal
Victoria, Montréal (Québec)
Affiché en décembre 2007
| Avertissement: Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication. |