Les transfusions de globules rouges chez le nouveau-né : Des directives réviséesPaediatr Child Health
2002;7(8):561-6
No de référence FN02-02
Révision en cours en février 2009
Index des documents de principes du Comité d'étude du foetus et du nouveau-né
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Contenu
En général, depuis dix ans, les professionnels de la santé qui soignent des nouveau-nés à haut risque dans des unités de soins intensifs néonatals sont plus restrictifs dans leur utilisation de transfusions de globules rouges. Le présent énoncé est conçu pour ceux qui soignent des nouveau-nés à haut risque (des prématurés aux nouveau-nés d’un mois). Il vise à fournir des directives pour réduire l’incidence d’anémie chez les nourrissons prématurés et à terme, à repérer des stratégies pour réduire le besoin de transfusions de globules rouges et à limiter l’exposition à des donneurs au sein de cette population. Des recommandations portant sur les transfusions de globules rouges sont incluses.
Même si les indications pour effectuer des transfusions de globules rouges (GR) n’ont pas changé pour les nourrissons à terme depuis dix ans, les indications cliniques de transfusions de GR pour les nourrissons d’extrême petit poids de naissance et de très petit poids de naissance sont devenues plus restrictives (1-3). La sensibilisation croissante aux risques associés aux transfusions et les craintes des parents ont influé sur ces changements (1-3). Plusieurs rapports font foi d’une diminution du nombre de transfusions de GR et d’expositions à des donneurs multiples pour chaque nouveau-né, en particulier chez les nourrissons de plus de 26 semaines (4-7).
La transfusion de GR chez les nourrissons prématurés ou malades est essentielle dans la prise en charge de leurs troubles cliniques, afin de prévenir les effets de l’anémie (8). La perte sanguine peut être aiguë ou chronique chez ces nourrissons, et d’un point de vue iatrogène, l’anémie peut être partiellement reliée aux fréquents prélèvements sanguins. Cependant, il existe des stratégies pour prévenir et traiter l’anémie.
Les pratiques transfusionnelles pour les nourrissons à haut risque diffèrent énormément selon les unités de soins intensifs néonatals (1-7). Elles varient selon le poids de naissance, l’âge gestationnel et la gravité de la maladie. Il a été démontré que le dépistage des nourrissons les plus prédisposés à recevoir des transfusions multiples réduit l’exposition au sang de donneurs multiples (9), et des mesures prophylactiques peuvent réduire l’incidence d’anémie marquée.
La présente analyse vise à fournir des directives sur les transfusions de GR chez les nouveau-nés, afin de réduire l’exposition aux transfusions de GR et de prévenir les occurrences cliniques d’anémie chez les nourrissons en croissance. Les objectifs consistent à réduire l’exposition à des donneurs multiples et les transfusions de GR chez les nourrissons.
Pour élaborer ces directives, la documentation scientifique a été analysée entre 1976 et 2001 au moyen de la bi-bliothèque électronique MEDLINE, de la Cochrane Database of Systematic Reviews et du Cochrane Controlled Trials Register. L’analyse inclut des études en anglais et en français et des articles dans d’autres langues lorsqu’un résumé était fourni en anglais ou en français. Les mots-clés suivants ont été utilisés : nourrisson, nouveau-né, transfusion sanguine, anémie, phlébotomie, érythrocytes et érythropoïétine. Les articles extraits incluaient des essais aléatoires et contrôlés, des études en population, des études épidémiologiques et des rapports d’observation.
La prévention et le traitement de l’anémie
L’anémie chez les nourrissons peut être classée comme phy-siologique ou non physiologique. En cas d’anémie physio-logique observée chez les nourrissons à terme, la concentration d’hémoglobine baisse entre huit et 12 semaines de vie, demeure stable pendant plusieurs semaines, puis augmente progressivement. L’anémie physiologique se présente souvent sans signes, et il n’est pas nécessaire de transfuser des GR. Par contre, l’anémie de la prématurité se présente plus rapidement (entre quatre et 12 semaines de vie) (10-12). Les prématurés anémiques peuvent manifester des signes cliniques comme la tachycardie.
Chez les prématurés malades, l’anémie de la prématurité peut être accentuée par une anémie non physiologique, ca-ractérisée par une diminution des hématocrites, une réticulocytopénie, une hypoplasie de la moelle osseuse et des concentrations d’érythropoïétine endogène beaucoup trop faibles par rapport au degré d’anémie. La cause la plus courante d’anémie non physiologique est la perte sanguine, aiguë ou chronique. Une cause courante de perte sanguine postnatale pouvant être évitée est d’origine iatrogène; elle résulte de fréquents prélèvements sanguins (phlébotomies) chez le nourrisson prématuré malade.
Pour prévenir et réduire la gravité de l’anémie et pour diminuer l’exposition aux donneurs multiples ou les risques associés aux transfusions de GR, les stratégies à envisager peuvent inclure :
Comment réduire le besoin de transfusions de GR
Le report du clampage du cordon ombilical
Dans plusieurs essais aléatoires et contrôlés, le report
du clampage du cordon ombilical, par rapport à un clampage rapide (le moment
exact variait selon les essais), a réduit le besoin de transfusion sans pour
autant accroître les issues négatives (13).
La restriction de la perte sanguine
L’adoption d’une stratégie préventive pour réduire
la perte sanguine constitue une étape importante pour limiter la gravité de
l’anémie (4). Il est essentiel de réduire le nombre de prélèvements répétés
et inutiles pour prévenir la déplétion des GR circulants. Il est également
utile de réinstaurer le volume de l’espace mort après le prélèvement par
cathéter artériel. Des interventions microtechniques de la-boratoire
permettent de réduire davantage la quantité de sang prélevé pour les tests
de laboratoire. Enfin, l’élaboration de méthodes de surveillance non
effractives permet de limiter les analyses répétées pour évaluer la gazométrie
sanguine et effectuer d’autres tests de laboratoire (14).
L’érythropoïétine humaine recombinante
La production intra-utérine fœtale d’érythropoïétine
ne se produit que dans le foie. Pendant la vie extra-utérine, le principal
foyer de production d’érythropoïétine est le rein. Ce transfert du foyer de
production de l’érythropoïétine est probablement déterminé génétiquement,
de manière similaire au transfert de production d’hémoglobine du type fœtal
au type adulte (10-12). Les concentrations d’érythropoïétine endogène sont
faibles chez les nourrissons prématurés et à terme. Les réponses à
l’hypoxie sont réduites chez les nourrissons, en raison de la diminution de
la sensibilité des senseurs d’oxygène hépatique. Les senseurs d’oxygène
rénaux immatures pourraient également avoir un rôle à jouer (15).
Une carence en érythropoïétine est une cause importante d’anémie de la prématurité. Le traitement à l’érythropoïétine contre l’anémie de la prématurité pourrait être efficace et très prometteur, surtout pour le prématuré stable dont la moelle osseuse peut réagir au traitement et pour les nourrissons à risque présentant de fortes pertes par phlébotomie. Certaines données laissent supposer que des directives restrictives sur les transfusions de GB pourraient avoir les mêmes effets que l’administration d’érythropoïétine chez les prématurés (16). Plusieurs analyses biblio-graphiques (17-21) et essais aléatoires et contrôlés (22-32) ont été publiés, dans lesquels les bénéfices, l’innocuité et la rentabilité potentiels (33-36) de l’administration d’érythropoïétine ont été examinés. Plusieurs études ont démontré des effets bénéfiques, mais en association avec des critères de transfusion prudents, la réduction au minimum des pertes par phlébotomie et une administration précoce de fer (37). Par ailleurs, au moment d’envisager d’administrer de l’érythropoïétine, il faut se rappeler que la préparation contient de l’albumine humaine.
Bref, l’administration d’érythropoïétine peut réduire le nombre de transfusions de GB chez les nourrissons à haut risque. L’importance de cette répercussion demeure inconnue. Cependant, l’administration d’érythropoïétine ne modifie pas le besoin de transfusions de GR au cours des deux premières semaines de vie, en particulier chez les prématurés malades (38,39). Une méta-analyse d’essais cli-niques contrôlés sur l’efficacité de l’érythropoïétine à réduire le nombre de transfusions de GR a récemment été publiée (40). Tandis que de nombreux bénéfices ont été remarqués dans des études de haute qualité faisant appel à des critères prudents pour transfuser des GR, les auteurs ont également souligné d’extrêmes variations dans les observations et ont conclu qu’un traitement à l’érythropoïétine ne devrait pas constituer un traitement standard de l’anémie de la prématurité (40).
Des explorations supplémentaires s’imposent au sujet de la dose optimale, du moment de l’administration, du soutien nutritionnel global nécessaire pendant le traitement à l’érythropoïétine et des effets toxiques potentiels associés à l’administration d’érythropoïétine chez les prématurés (41). Il n’existe pas de directives claires relativement à l’usage d’érythropoïétine pour prévenir l’anémie néonatale.
Les suppléments de vitamines et de minéraux
Plusieurs études font état du problème d’un apport de
fer insuffisant, avec ou sans traitement à l’érythropoïétine
(22,24,42-45). Bien que la dose optimale de fer demeure inconnue, d’après un
énoncé précédent publié par le comité
de nutrition
de la Société
canadienne de pédiatrie (46), les prématurés ont besoin d’un supplément de
4,0 mg/kg à 4,5 mg/kg de fer diététique pour prévenir une anémie tardive.
Il est généralement accepté d’administrer 25 UI de vitamine E au prématuré pour prévenir une anémie hémolytique (47). Un apport suffisant de folate et de vitamine B12 doit également s’intégrer au soutien nutritionnel des nouveau-nés à haut risque (47).
Les agents de conservation pour entreposer le sang
Par le passé, des augmentations du potassium
extracellulaire, une chute du taux de pH et une diminution du 2,3-diphosphoglycérate
des GR pendant l’entreposage des GR soulevaient une autre inquiétude pour les
médecins qui soignaient des nouveau-nés malades. La durée de l’entreposage
est également à considérer, parce que les GR entreposés pendant de longues périodes
peuvent aggraver la toxicité en accroissant davantage le potassium
extracellulaire. En 1993, l’agent de conservation utilisé pour entreposer les
GR a été changé, passant du citrate, du phosphate, du dextrose et de l’adénine
à l’anticoagulant d’adénine saline (AS-3) ou à l’agent de conservation
de l’AS-3, ou les deux. Les solutions d’AS-3 peuvent être utilisées en
toute sécurité en cas de transfusion de petits volumes de GR chez les nouveau-nés
à haut risque (48). L’augmentation de la période d’entreposage permet
d’accroître la disponibi-lité du sang, qui limite l’exposition aux
donneurs multiples. Après cinq jours, le potassium sérique est considérable-ment
élevé, et les unités ne devraient être utilisées que pour des transfusion
lentes, de petit volume et compensatoires. Pour les transfusions rapides à gros
volume, il faudrait utili-ser du sang de moins de cinq jours.
Le sang irradié
Si le sang est obtenu de membres de la parenté au premier
ou au second degré, ce sang devrait être irradié (14,49) afin d’éviter la
réaction du greffon contre l’hôte (54). Les filtres de déleucocytation
partielle ne préviennent pas ce rejet en toute sûreté et ne constituent pas
une méthode de rechange. (50). à moins qu’un nourrisson ait déjà subi une
transfusion in utero ou qu’un don de sang par un membre de la parenté ait été
utilisé, les transfusions de GR à faible vo-lume n’ont pas besoin d’être
irradiées (49,51). En raison du risque de fuite de potassium, les GR doivent être
transfusés dans les 24 h suivant l’irradiation si l’hyperkaliémie représente
un risque clinique. Un lavage supplémentaire peut être nécessaire.
L’irradiation est recommandée pour les unités de GR à administrer aux fœtus
qui reçoivent des transfusions intra-utérines, à des nourrissons
immunocompromis sélectionnés, aux nouveau-nés qui reçoivent le sang d’un
membre de la parenté et aux nourrissons qui ont déjà reçu une transfusion in
utero (52).
Le dépistage infectieux du sang donné
Chaque unité de sang donné subit les analyses suivantes :
présence d’anticorps au VIH-1 et au VIH-2, au virus de l’hépatite C, au
virus du lymphome humain à cellules T de type I et de type II (HTLV-I et
HTLV-II), présence d’antigène de surface à l’hépatite B et d’antigène
p24 au VIH-1. De plus, un dépistage des anticorps de syphilis et de cytomégalovirus
(CMV) dans le sang est également exécuté (52).
Malgré la faible incidence de morbidité causée par l’infection à CMV transmise par transfusion au sein de la po-pulation néonatale, la plupart des directives indiquent d’utiliser des éléments sanguins négatifs au CMV pour les nourrissons de petit poids de naissance (53,54). Il n’est pas sûr que la déleucocytation partielle suffise à prévenir le CMV, de manière à pouvoir administrer aux prématurés des unités positives aux anticorps de CMV.
La déleucocytation partielle
Des filtres de déleucocytation partielle à haut rendement
sont utilisés de manière systématique au Canada. Ils n’ont aucun bénéfice
démontré pour les nouveau-nés, mais il n’existe probablement aucun inconvénient
à faire appel aux GR ayant fait l’objet d’une déleucocytation partielle
(55).
Les transfusions de GR par des donneurs non apparentés ou
dirigés
Pour réduire l’exposition à de multiples donneurs, la démarche
la plus importante consiste à utiliser des systèmes d’emballage multiples de
GR provenant d’un même donneur pour que des transfusions multiples en
provenance du même donneur aléatoire ou désigné puissent être admi-nistrées
au même bébé pendant une longue période. à l’aide d’un agent de
conservation de l’AS-3, les GR peuvent être entreposés pendant au moins
quatre semaines et être transfusés en toute sécurité aux nouveau-nés.
Depuis la publication de directives sur la transfusion d’érythrocytes par la Société canadienne de pédiatrie en 1992 (53), bon nombre d’unités de soins intensifs néonatals ont élaboré un programme de don de sang dirigé. Ce phénomène s’est produit conjointement avec une appréhension croissante de la part des parents, par suite des préoccupations relatives aux infections hématogènes (CMV, VIH) (1,2).
étant donné les mesures de sécurité implantées dans le traitement actuel de l’entreposage du sang, les dons dirigés ne constituent probablement pas une méthode plus sûre que les dons aléatoires. Un petit essai aléatoire et contrôlé des dons des parents a permis de documenter la faisabilité de cette méthode, même si de nombreuses mères (15 sur 23) ne pouvaient pas donner de sang parce qu’elles souffraient d’anémie, de fièvre, d’infection ou d’autres troubles médicaux ou qu’elles présentaient une incompatibilité des groupes sanguins ABO (56). Dans le cadre de cette étude, la totalité des nourrissons du groupe recevant des dons de sang des parents recevaient le sang d’un seul donneur, par rapport à 69 % des nourrissons du groupe recevant du sang d’un donneur non apparenté. Les risques reliés au don de sang par les mères, dont le sang peut contenir des iso-anticorps qui peuvent provoquer une réaction croisée avec les antigènes des globules du nourrissons, méritent une exploration plus approfondie (57). Parmi les enjeux importants reliés au don de sang dirigé, soulignons :
Le sang autologue
Il existe une analyse de la documentation scientifique sur
la transfusion de sang autologue aux prématurés (58). Au départ, ce type de
transfusion a été élaboré comme un moyen intéressant d’éviter la
transfusion sanguine allogène. Cependant, cette pratique fastidieuse n’est
pas une démarche standard. La contamination bactérienne, une mauvaise
identification et des troubles de coagulation sont des problèmes qui demeurent
irrésolus (41,58-61).
Quand les transfusions de GR sont-elles indiquées?
La perte sanguine ou le choc
Aux alentours du moment de la naissance, une perte sanguine
aiguë peut se produire en raison d’un vasa previa, d’un décollement
placentaire, d’accidents du cordon, d’une transfusion fœto-maternelle ou
d’autres troubles. Le choc hypovolémique qui en résulte peut exiger une
transfusion de GR d’urgence. Pour maintenir la pression de la perfusion, le
volume sanguin circulant peut être augmenté de nouveau par des solutions
crystalloïdes ou des colloïdes. Cependant, une chute importante de l’hématocrite
exige habituellement des transfusions de GR (53). Pour procéder à des
transfusions d’urgence ou à fort volume, il faudrait utiliser du sang de
moins de cinq jours.
La transfusion pour prévenir l’anémie grave chez les
nourrissons à haut risque, prématurés ou à terme
On postule que les transfusions de GR chez les prématurés
réduisent le rythme et le débit cardiaques, améliorent les paramètres de
croissance, diminuent les taux de lactase ou font chuter le nombre d’épisodes
d’apnée chez les nourrissons stables (58). Cependant, la baisse du rythme et
du débit cardiaques représente une réaction physiologique normale à une
augmentation du pouvoir oxyphorique globulaire et n’indique pas nécessairement
un bénéfice clinique (62). Les autres effets bénéfiques proposés n’ont
pas été démontrés dans des études pertinentes. De plus, il est difficile de
déterminer cliniquement si l’oxygène a été livré aux bons tissus, et des
signes cliniques comme des crises d’apnée ou une respiration irrégulière,
une tachycardie, une mauvaise succion et un gain de poids insuffisant, une léthargie
et une augmentation des taux de lactate ne constituent pas des manifestations
fiables de l’oxygénation insuffisante des tissus découlant de l’anémie.
De plus, aucune étude ne démontre que les transfusions de GR améliorent les
issues cliniques importantes chez les nourrissons stables à haut risque.
Au cours des quelques dernières années, des préoccupations relativement à l’absence d’efficacité des transfusions de GR dans le traitement de l’anémie chez les nourrissons à haut risque ont été confondues avec des occurrences frappantes d’effets malencontreux induits par les transfusions. Les réactions aux transfusions, les réactions du greffon contre l’hôte, les effets toxiques reliés aux agents de conservation nécessaires pour l’entreposage, les complications reliées à l’usage de vieux GR et les risques infectieux font partie des complications potentielles des transfusions de GR chez le nouveau-né (14).
Les transfusions de GR continueront d’être nécessaires dans les soins des nourrissons prématurés et à terme. Cependant, la prévention de l’anémie, la restriction de l’exposition aux donneurs multiples et la restriction du nombre de transfusions de GR doivent s’intégrer à une démarche complète face aux nouveau-nés à haut risque. Le présent énoncé permet de fournir quelques modalités pour prévenir l’occurrence d’une grave anémie chez les nouveau-nés en croissance et pour limiter le besoin d’interventions thérapeutiques.
Les protocoles de transfusion de GR ont rarement fait l’objet d’essais aléatoires et contrôlés et d’explorations cli-niques attentives. Les variations de pratique entre les diverses unités néonatales font foi de ce manque de données probantes (3,7). D’après les questions restées sans réponse dans la documentation scientifique récente, le comité fait les recommandations énumérées au tableau 1 et attend des données d’efficacité et d’innocuité plus probantes. Des explorations supplémentaires s’imposent pour clarifier la future démarche de ces dilemmes cliniques d’importance. Des essais cliniques continus portent actuellement sur ces questions.
Remerciements : Le comité remercie le docteur Heather Hume de l’unité d’hématologie et d’oncologie de l’Hôpital Sainte-Justine, à Montréal, pour ses commentaires pendant la préparation du présent énoncé.
Tableau 1 : Les recommandations pour transfuser des globules rouges (GR)
Les transfusions de GR devraient être envisagées dans les situations cliniques suivantes chez le nouveau-né :
Références
Comité d’étude du fœtus et du nouveau-né
Membres : Docteurs Khalid Aziz (administrateur
responsable), département de pédiatrie (néonatologie), Janeway Child Health
Centre, St. John’s (Terre-Neuve); Deborah Davis, département de pédiatrie, Hôpital
pour enfants de l’est de l’Ontario et département d’obstétrique, de gynécologie
et de soins aux nouveau-nés, Hôpital d’Ottawa, Ottawa (Ontario); Daniel
Faucher, département de pédiatrie, Hôpital Royal-Victoria, Montréal (Québec,
1995-2001); Shoo K Lee, département de pédiatrie, université de la
Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique); Arne Ohlsson (président,
1999-2001), département de pédiatrie, Mount Sinai Hospital, Toronto (Ontario);
John van Aerde, département de pédiatrie, université de l’Alberta, Edmonton
(Alberta)
Représentants : Docteurs Line Leduc, Hôpital
Sainte-Justine, Montréal (Québec) (comité de médecine fœtomaternelle, Société
des obstétriciens et gynécologues du Canada); James Lemons, Riley Children’s
Hospital, Indiana University Medical Center, Indianapolis (Indiana) (comité
d’étude du fœtus et du nouveau-né, American Academy of Pediatrics, 2001);
Lillian Blackmon, département de pédiatrie, université du Maryland (comité
d’étude du fœtus et du nouveau-né, American Academy of Pediatrics),
Baltimore (Maryland); Catherine McCourt, Direction générale de la santé de la
population et de la santé publique, Division de surveillance de la santé et de
l’épidémiologie, Santé Canada, Ottawa (Ontario) (Santé Canada); Larry
Reynolds, St Joseph’s Health Centre, London (Ontario) (Collège des médecins
de famille du Canada); Jill Boulton, St Joseph’s Health Care London, London
(Ontario) (section de la médecine néonatale et périnatale, Société
canadienne de pédiatrie); madame Amanda Symington, Hamilton Health Sciences
Centre, site McMaster, Hamilton (Ontario) (Infirmières néonatales)
Auteur principal :
Docteur Daniel Faucher, Montréal (Québec)
| Avertissement: Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication. |