Les jeunes et les armes à feu au Canada
Comité de santé de l’adolescent, Société canadienne de pédiatrie (SCP)
Paediatr Child Health 2005 10(8):479-83
No de référence : AH05-02 (antérieurement AM95-01)
Réapprouvé en janvier 2011
Aussi disponible : La sécurité avec les armes à feu : De l’information pour les familles
Index des documents de principes du comité de santé de l’adolescent
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Table des matières
Les
blessures causées par une arme à feu représentent une cause importante et évitable
de décès au Canada, tant dans l’ensemble de la population qu’au sein du
groupe d’âge pédiatrique. Le présent énoncé décrit le problème des
blessures causées par une arme à feu chez les jeunes cana-diens et analyse les
risques associés à la présence d’une arme à feu à la maison. Les dangers
des armes à feu sans poudre (telles que les armes à balles BB et les armes à
air comprimé) sont abordés. Enfin, le présent énoncé traite des conseils
des médecins et des programmes d’éducation des enfants sur la sécurité des
armes à feu.
En 2002,
811 Canadiens de tout âge sont morts d’une blessure causée par une arme à
feu (1). Ces décès comprennent les blessures non intentionnelles (accidentelles)
et intentionnelles (suicides et homicides). Soixante-sept décès se sont
produits chez des jeunes de moins de 20 ans. Le taux de décès causés par une
arme à feu chez les jeunes au Canada est l’un des plus élevés du monde. Une
étude (2) menée par les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis
a permis de classer 26 pays industrialisés d’après le taux de décès causés
par une arme à feu chez les jeunes de moins de 15 ans. Le Canada est arrivé en
cinquième position, derrière les États-Unis, la Finlande, l’Irlande du Nord
et Israël (figure 1).
Les
adolescents de sexe masculin présentent notamment une part disproportionnée
des blessures causées par une arme à feu : de tous les Canadiens de 15 à 19
ans décédés d’une blessure causée par une arme à feu en 2002, 96 % étaient
de sexe masculin (1). Au Canada, ce groupe de garçons est plus susceptible de
mourir d’une blessure causée par une arme à feu que du cancer, d’un
incendie, d’une chute ou d’une noyade combinés. Les blessures par balle
constituaient 8 % de tous les décès chez les Canadiens de sexe masculin de 15
à 19 ans en 2002 (1). La majorité des décès causés par une arme à feu chez
les adolescents canadiens sont attribuables au suicide, qui représente 79 % de
tous les décès causés par des armes à feu en 2002 chez les 15 à 19 ans.
Chez les Canadiens plus jeunes (14 ans et moins), les suicides sont moins
courants, mais les blessures non intentionnelles et les homicides prédominent
davantage. En 2002, 13 % des 31 décès de Canadiens imputables à une blessure
non intentionnelle causée par une arme à feu avaient frappé des jeunes de 19
ans ou moins.
Les lois
fédérales du Canada sur le contrôle des armes à feu exigent un processus de
vérification avant l’autorisation d’achat d’une arme à feu, et tous les
propriétaires d’armes à feu doivent posséder un permis. Toutes les armes à
feu (armes de poing et carabines) doivent être enregistrées individuellement
par leur propriétaire. Les règlements sur l’entreposage exigent que les
armes à feu soient verrouillées (dans un contenant fermé à clé ou à
l’aide d’un verrou d’arme) et déchargées, et que les munitions soient
rangées ailleurs. Les exigences d’enregistrement des armes de poing existent
depuis la fin des années 1970, et la récente loi implantée progressivement
pendant les années 1990 inclut l’enregistrement des armes longues, telles que
les carabines et les fusils de chasse.
Les
risques de conserver une arme à feu à la maison
Au
Canada, on évalue que de 21 % à 34 % des ménages possèdent une arme à feu
à la maison, bien qu’une étude récente laisse supposer un taux plus réduit
de 17 % (3-6). Les taux provinciaux de détention d’arme à feu varient énormément,
passant de 15 % en Ontario à 67 % au Yukon et dans les Territoires du
Nord-Ouest. La plupart des propriétaires canadiens d’armes à feu possèdent
une carabine ou un fusil de chasse. Seulement 12 % sont détenteurs d’une arme
de poing (7). Gabor et coll. (8), qui ont étudié les taux de mortalité
attribuables à une blessure non intentionnelle causée par une arme à feu au
Canada, ont découvert une forte corrélation positive entre les taux
provinciaux de détention d’une arme à feu à la maison et les taux de décès
imputables à une blessure non intentionnelle causée par une arme à feu.
Il est démontré
que la présence d’une arme à feu à la maison accroît les taux d’homicide
et de suicide par rapport à ceux des maisons dans lesquelles on n’en trouve
pas (9-12). D’après des études sur le suicide d’adolescents menées par
Brent et coll. (13,14), la présence d’une arme à feu à la maison constitue
un facteur de risque fortement positif de suicide mené à terme par un
adolescent. Apparemment, l’adolescent qui n’a pas d’arme à feu à la
maison est plus susceptible d’opter pour une méthode moins mortelle ou de ne
pas tenter de se suicider. Birckmayer et Hemenway (15) ont analysé le lien
entre les taux de suicide et la détention d’une arme à feu à la maison dans
quatre groupes d’âge. Ils ont découvert que la détention d’une arme à
feu est corrélée avec un taux de suicide plus élevé chez les 15 à 24 ans et
chez les 65 à 84 ans, mais pas chez les 25 à 64 ans (15). Ainsi, la
disponibilité d’une arme à feu à la maison constituerait un facteur de
risque de suicide pour certains groupes d’âge, mais pas pour tous. Il est
probable que certaines caractéristiques du développement des adolescents,
telles que l’impulsivité, la sensibilité à l’influence exercée par les
camarades et l’expérimentation de l’alcool et des drogues, soient
responsables de cet effet.
Les
armes à feu jouent un rôle important dans les incidents de violence conjugale
au Canada. Une étude de Statistique Canada (16) sur la violence familiale entre
1991 et 1999 a démontré que la majorité des enfants et adolescents canadiens
victimes d’homicide sont tués par des membres de leur famille. Les armes à
feu constituent la principale méthode d’homicide des enfants de 12 à 18 ans.
Les
armes de poing, l’homicide et les jeunes
Avant
1990, environ 30 % des homicides par arme à feu au Canada impliquaient des
armes de poing, et 70 %, des carabines et des fusils de chasse (17). Depuis, le
nombre d’homicides commis avec des carabines et des fusils de chasse a diminué
régulièrement, tandis que celui commis avec des armes de poing est demeuré
relativement stable. Pour cette raison, les homicides reliés à une arme de
poing représentent désormais environ les deux tiers des homicides imputables
à une arme à feu. D’après les données colligées depuis 1997, la plupart
des armes de poing utilisées pour commettre un homicide n’avaient pas été
acquises en toute légalité. Depuis dix ans, les jeunes canadiens de 12 à 17
ans représentent 9 % des individus accusés d’homicide, et 43 % de leurs
victimes avaient entre 12 et 24 ans. Wintemute (18) a décrit le mouvement généralisé
des armes à feu du marché légal au marché illégal des armes aux États-Unis,
qui facilite l’accès des jeunes américains à de petites armes de poing peu
coûteuses. Pour réduire les taux d’homicide chez les jeunes au Canada, il
est essentiel de savoir où et comment les jeunes canadiens acquièrent leurs
armes de poing.
Les
armes à feu sans poudre
Les
armes à feu sans poudre, comme les armes à balles BB ou à air comprimé, ne
sont pas des jouets anodins. Ces armes sont associées à un taux de morbidité
important et même à des cas de décès. Marshall et coll. (19) ont découvert
que les blessures causées par une arme à air comprimé ont constitué la
principale cause d’énucléation secondaire à un traumatisme chez les jeunes
de 18 ans et moins à Ottawa, en Ontario, entre 1974 et 1993. Dans une analyse
bibliographique des blessures fatales causées par une arme à feu sans poudre,
Lawrence (20) a découvert que les armes actuelles, qui font appel à l’air ou
au CO2 sous pression ou à un piston chargé par un ressort pour propulser des
plombs de petit calibre ou des balles BB, peuvent décharger les projectiles à
une vélocité assez élevée pour pénétrer dans la peau et provoquer des
dommages internes importants. Il a analysé 11 décès causés par une arme à
feu sans poudre, dont dix découlant de blessures à l’œil ou à la région
frontotemporale. Un décès était secondaire à une blessure au thorax. Sur ces
11 cas, neuf mettaient en cause des jeunes de trois à 17 ans.
Au
Canada, seules les armes à feu dont les balles atteignent une vélocité de
plus de 152 mètres à la seconde (m/s) sont régies par la loi fédérale sur
le contrôle des armes à feu. La plupart des armes à air comprimé tirent des
projectiles d’une vélocité inférieure à 152 m/s et ne sont donc pas régies
par cette loi. De plus, ces armes ne sont pas réglementées par la Loi sur les
produits dangereux. Certaines provinces et muni-cipalités se sont toutefois dotées
de règlements pour régir les armes à feu sans poudre. Par exemple, la
province de l’Ontario exige qu’un acheteur de munitions d’armes à air
comprimé ou à balles BB ait au moins 18 ans, et la municipalité de Halifax,
en Nouvelle-Écosse, interdit les tirs avec ce type d’arme au sein de la
municipalité (21,22). Le prix des armes à feu sans poudre varie de 70 $ à
quelques centaines de dollars (23).
Les
fusils marqueurs à balle de peinture, utilisés pour le sport de paintball, de
plus en plus populaire, permettent de tirer une petite balle à la coquille extérieure
mince et dure remplie de peinture, qui éclate sous l’impact. Ces balles
peuvent être propulsées par du CO2, du nitrogène ou de l’air comprimé
(24). Elles peuvent atteindre une vélocité de 76 m/s à 91 m/s, soit deux fois
celle nécessaire pour pénétrer dans l’oeil (39 m/s) (25). Les fusils
marqueurs ont déjà causé de graves blessures oculaires. Easterbrook et Pashby
(26,27) ont décrit le cas de 44 patients souffrant d’une blessure oculaire
causée par une balle de peinture, dont 17 sont devenus aveugles au sens légal,
13 sont devenus malvoyants et seulement 14 ont retrouvé une vision normale.
Dans les terrains de paintball réputés, le port du casque et de lunettes
protectrices est obligatoire, et la vélocité des projectiles est surveillée.
La plupart des blessures oculaires causées par une balle de peinture se
produisent à la maison dans le cadre de jeux amicaux, et non dans des établissements
officiels, où le port de lunettes protectrices est obligatoire (28,29).
D’ordinaire, les blessures oculaires imputables à un fusil marqueur à balle
de peinture se produisent en l’absence de matériel protecteur pour les yeux
ou lorsque ce matériel est mal mis (30).
LES
INTERVENTIONS POUR RÉDUIRE LE NOMBRE DE BLESSURES CAUSÉES PAR dES ARMES À FEU
Les
conseils préventifs
Pour ce
qui est des conseils au sujet des armes à feu et de la prévention des
blessures, des études menées aux États-Unis démontrent que même si la
plupart des médecins trouvent qu’ils sont utiles, peu l’intègrent à leur
pratique (31). L’attitude des médecins canadiens n’a pas fait l’objet
d’études.
Les
attitudes des parents (aux États-Unis) au sujet des conseils des médecins à
l’égard des dangers des armes à feu ont également été étudiées. Webster
et coll. (32) ont découvert que 17 % des parents détenteurs d’une arme à
feu seraient prêts à retirer l’arme de leur domicile si leur médecin le
leur recommandait, et que 84 % seraient prêts à suivre des conseils sur
l’entreposage sécuritaire des armes à feu. Cependant, deux études (33,34)
évaluant l’efficacité des seuls conseils en cabinet pour améliorer les
habitudes d’entreposage des armes à feu n’ont démontré aucune amélioration
de ces habitudes après que les conseils eurent été prodigués. Dans une
intervention plus réussie, Brent et coll. (35) ont donné aux parents de
l’information sur les risques que représente une arme à feu à la maison et
ont recommandé le retrait de cette arme du domicile d’adolescents dépressifs.
Vingt-sept pour cent des familles ont suivi ces conseils.
L’éducation
et les modifications à l’environnement
Dans un
autre type d’intervention, Horn et coll. (36) ont mis au point et évalué un
programme dans le cadre duquel des coffres-forts à armes à feu (des contenants
verrouillés pour les armes à feu) et des verrous d’arme ont été distribués
aux domiciles de propriétaires d’arme à feu en Alaska, aux États-Unis,
accompagnés d’information sur la sécurité. Cette intervention a suscité
une forte augmentation des pratiques d’entreposage sécuritaire. Une analyse
(37) de sept études (y compris les quatre précédentes) a été effectuée
pour évaluer l’efficacité des programmes conçus pour améliorer
l’entreposage sécuritaire des armes à feu. Les auteurs ont conclu qu’ils
commençaient à comprendre les types d’interventions ou les éléments
d’intervention qui incitent les propriétaires d’armes à feu à entreposer
leurs armes de manière sécuritaire (37).
Les
modifications technologiques aux armes à feu
Une
autre stratégie passive prometteuse consiste à installer des dispositifs de sécurité
sur les armes à feu. Vernick et coll. (38) ont analysé tous les décès non
intentionnels et non déterminés (intention non établie) causés par une arme
à feu au Maryland, aux États-Unis, entre 1991 et 1998. Ils ont évalué si
chacun de ces décès aurait pu être prévenu si l’un des trois dispositifs
de sécurité qu’ils étudiaient avait été installé. Il s’agissait de
dispositifs de personnalisation (qui permettent seulement à l’utilisateur de
tirer), d’indicateurs de chargement de la chambre (qui indiquent que l’arme
est chargée) et de dispositifs de sécurité du chargeur (qui empêchent le tir
d’une arme semi-automatique lorsque le chargeur est retiré, même s’il
reste une balle dans la chambre de l’arme). Les auteurs estiment que 44 % des
décès auraient pu être évités grâce à l’usage d’au moins un
dispositif de sécurité et que, selon toute probabilité, ce taux aurait été
plus élevé pour les enfants.
L’éducation
des enfants sur la sécurité des armes à feu
L’éducation
des enfants sur la sécurité des armes à feu a été proposée comme méthode
souhaitable pour réduire les taux de blessures causées par une arme à feu
chez les enfants (39). Des programmes en milieu scolaire ont été élaborés à
l’intention des enfants du primaire pour qu’ils apprennent des stratégies sécuritaires
s’ils trouvent une arme à feu à la maison ou dans leur environnement.
Cependant, des études évaluant ce type de programme ont soulevé des doutes
quant à leur efficacité. Himle et coll. (40) ont comparé des enfants qui
avaient participé à un programme populaire sur la sécurité des armes à feu,
Eddie the Eagle (élaboré par la National Rifle Association) à des enfants qui
avaient participé à un autre programme élaboré par les auteurs. Ils
disposaient aussi d’un groupe témoin d’enfants qui n’avaient pas reçu
une telle éducation. Les enfants qui avaient suivi le programme Eddie the Eagle
obtenaient de meilleurs résultats que le groupe témoin pour verbaliser les
bons messages de sécurité. Cependant, dans une situation de jeu de rôle et
dans une simulation de la « vie réelle », les enfants qui avaient suivi le
programme Eddie the Eagle n’adoptaient pas plus le comportement sécuritaire
souhaité (p. ex., Ne touche pas! Cours avertir un adulte!) que les enfants du
groupe témoin. Les enfants qui avaient participé au programme des auteurs
verbalisaient mieux les consignes de sécurité que les enfants du groupe témoin
et obtenaient de meilleurs résultats dans les jeux de rôle, mais là encore,
ils ne réagissaient pas vraiment mieux que les enfants du groupe témoin dans
des simulations de la vie réelle. Hardy et coll. (41,42) ont procédé à une
étude aléatoire et contrôlée comparant des enfants de quatre à sept ans qui
avaient participé à un programme d’une semaine sur la sécurité des armes
à feu à un groupe témoin qui n’avait pas suivi ce programme. Après le
cours, les enfants placés en dyade ont été observés discrètement pendant
qu’ils jouaient dans un endroit où se trouvait un pistolet semi-automatique.
Cinquante-trois pour cent des dyades ont joué avec l’arme, et on n’a
remarqué aucune différence entre le groupe témoin et le groupe
d’intervention.
De plus,
les programmes d’éducation sur la prévention des blessures peuvent avoir des
effets non intentionnels (43-46). Il est possible que l’éducation des enfants
sur la sécurité des armes à feu accroisse leur degré d’aisance en présence
d’une arme à feu, notamment s’il s’agit de programmes qui incorporent des
techniques de manipulation des armes. Les parents peuvent avoir tendance à relâcher
leur supervision ou leurs pratiques d’entreposage sécuritaire si leurs
enfants apprennent la sécurité des armes à feu à l’école. Pour
l’ins-tant, aucun programme sur la sécurité des armes à feu pour les
enfants ne s’est révélé efficace dans des simulations de si-tuations réelles.
Des recherches supplémentaires s’imposent pour trouver un moyen efficace de
modifier le comportement des enfants en présence d’armes à feu. Il n’est
pas judicieux d’opter pour le recours généralisé à ces programmes tant
qu’un programme efficace n’aura pas été mis sur pied.
Les
blessures causées par une arme à feu entraînent des taux de mortalité
importants chez les enfants et adolescents canadiens. Les taux de blessures causées
par une arme à feu chez les jeunes canadiens sont parmi les plus élevés des
pays industrialisés. La présence d’une arme à feu à la maison accroît le
risque de suicide, d’homicide et de blessures non intentionnelles à la maison.
Les armes à feu sans poudre et les fusils marqueurs à balle de peinture ne
sont pas réglementés par la loi canadienne sur le contrôle des armes à feu,
comme les autres armes à feu, mais ils peuvent provoquer des blessures graves,
notamment aux yeux. Les programmes canadiens d’éducation des enfants sur la sécurité
des armes à feu en milieu scolaire ne sont pas efficaces et peuvent avoir des
effets négatifs non intentionnels.
Les
catégories et la classification des recommandations
Les données
probantes démontrant l’association entre la présence d’une arme à feu à
la maison et le risque accru de blessure non intentionnelle causée par une arme
à feu, de suicide ou d’homicide se fondent sur de nombreuses études de
cohortes et études cas-témoin bien conçues menées au Canada et aux États-Unis
(catégorie de recommandation II-2). Les données probantes reliées à
l’efficacité de la recommandation aux parents de retirer l’arme à feu du
domicile d’un adolescent déprimé se fondent sur une étude aléatoire et
contrôlée bien conçue (catégorie de recommandation I) et seraient classées
A. Les données probantes démontrant l’absence d’efficacité de l’éducation
des enfants sur la sécurité des armes à feu se fondent sur plusieurs études
aléatoires et contrôlées (catégorie de recommandation I).
REMERCIEMENTS
: Le comité de la santé de l’adolescent remercie le comité de prévention
des blessures d’avoir révisé le présent document de principes.
COMITÉ
DE LA SANTÉ DE L’ADOLESCENT (2004-2005)
Membres
: Docteurs Sheri M Findlay, McMaster Children’s Hospital – Hamilton HSC,
Hamilton (Ontario); Jean-Yves Frappier (président), Hôpital Sainte-Justine,
Montréal (Québec); Eudice Goldberg, The Hospital for Sick Children, Toronto
(Ontario); Jorge Pinzon, BC’s Children’s Hospital, Vancouver (Colombie-Britannique);
Koravangattu Sankaran (représentant du conseil), Royal University Hospital,
Saskatoon (Saskatchewan); Danielle Taddeo, Hôpital Sainte-Justine, Montréal (Québec)
Représentante
: Docteur Karen Mary Leslie, The Hospital for Sick Children, Toronto
(Ontario) (section de la santé de l’adolescent, Société canadienne de pédiatrie)
Auteurs principaux : Docteurs
Jean-Yves Frappier, Hôpital Sainte-Justine, Montréal (Québec); Katherine
Austin Leonard, North York General Hospital, North York (Ontario); Diane Sacks,
North York (Ontario)
Mise à jour : décembre 2008
| Avertissement: Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication. |