Foire aux questions au sujet de la grippe pandémique H1N1 2009 : Le vaccin
Lectures supplémentaires et liens utiles
Remerciements
Quels problèmes se sont présentés chez les jeunes enfants qui reçoivent la deuxième dose du vaccin adjuvanté contre la grippe pandémique H1N1 2009? (Ajoutée le 21 décembre 2009)
Selon des rapports venant d’Europe, les jeunes enfants (de moins de quatre ans) qui ont reçu une deuxième dose du vaccin adjuvanté contre la grippe H1N1 2009 sont plus susceptibles de faire de la fièvre. Au Canada, les professionnels de la santé devraient continuer d’administrer cette deuxième dose aux jeunes enfants, car elle favorise la réponse immunitaire. On devrait informer les parents de la possibilité de fièvre et de surveiller la température de leur enfant après la deuxième dose du vaccin. Au besoin, ils peuvent prendre des mesures pour abaisser la fièvre, comme administrer de l’acétaminophène.
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Devrions-nous encore favoriser la vaccination contre le virus de la grippe pandémique H1N1 2009 même si la deuxième vague est terminée? (Ajoutée le 11 décembre 2009)
Certains médecins ont demandé si nous devons favoriser la vaccination de masse maintenant que la deuxième vague semble se résorber. La réponse est un « oui » très ferme. Nous avons appris des pandémies passées que de grandes éclosions peuvent se produire lors d’une troisième ou même d’une quatrième vague et qu’elles sont presque aussi graves que la première. De forts taux d’immunisation des enfants et des adolescents peuvent réduire la probabilité d’une troisième vague. Non seulement la vaccination de ce groupe d’âge leur est-elle bénéfique, mais elle est également bénéfique à la collectivité puisque les enfants et les adolescents sont les principaux propagateurs de la grippe dans la collectivité. Leur vaccination réduira le risque d’infection des personnes qui ne peuvent pas être vaccinées (p. ex., les nourrissons de moins de six mois) et de celles qui ne réagissent pas bien au vaccin (p. ex., les personnes sous chimiothérapie). Il faut inciter tous les enfants et les adolescents à se faire vacciner pour leur propre protection et pour celle de la collectivité.
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Les enfants devraient-ils tous se faire vacciner contre la grippe saisonnière et contre la grippe pandémique H1N1 2009?
Les bienfaits de la vaccination contre la grippe sont démontrés. En effet, le vaccin protège à la fois la personne vaccinée et son entourage. La Société canadienne de pédiatrie recommande que tous les enfants de plus de six mois se fassent administrer le vaccin contre la grippe saisonnière tous les ans. C’est particulièrement important pour les enfants de six à 23 mois et pour les enfants plus âgés atteints d’un problème de santé chronique. Cette année, tous les enfants devraient aussi recevoir le vaccin contre le virus H1N1 2009. Cette année, quiconque vit avec des enfants ou en prend soin, notamment les enfants de moins de deux ans, devrait aussi se faire administrer le vaccin saisonnier et le vaccin contre la grippe H1N1 2009.
Les enfants de moins de six mois sont peu susceptibles d’avoir une bonne réaction immunitaire au vaccin, mais ils sont susceptibles de profiter de l’immunisation des membres de leur famille ou de l’immunisation prénatale de leur mère.
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À quel groupe d’âge est-il recommandé d’administrer deux doses du vaccin contre la grippe pandémique H1N1 2009?
Au 12 novembre 2009, les recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada se déclinent en trois volets :
- Les enfants de plus de six mois à moins de trois ans doivent recevoir deux demi-doses du vaccin adjuvanté contre la grippe H1N1 2009, administrées à au moins 21 jours d’intervalle.
- Les enfants qui ont une maladie chronique importante et qui ont de trois ans à moins de dix ans doivent recevoir leur première demi-dose du vaccin contre la grippe H1N1 2009 le plus tôt possible. Ces enfants devront recevoir une deuxième demi-dose du vaccin lorsque la vaccination des autres groupes prioritaires sera terminée.
- Pour l’heure, les enfants en santé de plus de trois ans ont besoin de seulement une demi-dose du vaccin contre la grippe H1N1 2009 et n’ont pas à en recevoir une deuxième. Il se pourrait que cette recommandation soit modifiée à la lumière de nouveaux renseignements.
Nous tenons à souligner que les provinces et les territoires peuvent choisir de respecter d’autres posologies. Vous devez donc vous reporter au service de santé publique de votre région, de votre province ou de votre territoire pour connaître les modifications locales à ces recommandations.
Par l’entremise d’IMPACT, la SCP et l’Agence de la santé publique du Canada procèdent à une surveillance active des enfants et des adolescents hospitalisés en raison de la grippe H1N1 2009. Les renseignements obtenus permettront de suivre de près la situation au Canada. Combinée à l’analyse des données d’autres pays, cette situation permettra de modifier, au besoin, les lignes directrices au sujet de la posologie du vaccin H1N1 2009 auprès des enfants de dix ans et moins.
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Le vaccin saisonnier contre l’influenza devrait-il être administré en plus du vaccin contre la grippe pandémique H1N1 2009?
Les programmes de santé publique des provinces et des territoires sélectionnent les vaccins qui seront offerts et le moment où ils le seront. Vous devez donc vérifier auprès des autorités locales de santé publique. La confusion quant à l’ordre d’administration des vaccins trouve son origine dans une étude canadienne non publiée qui laissait supposer que, lors de la première vague de grippe H1N1 2009, les personnes qui avaient reçu le vaccin saisonnier l’hiver dernier risquaient davantage d’attraper la grippe H1N1 2009. Cette observation est peut-être exacte, mais elle ne l’est peut-être pas. Jusqu’à présent, des experts des États-Unis, de l’Australie et du Royaume-Uni ont examiné les données tirées de leur population et n’ont pas constaté de risque accru d’infection par la grippe H1N1 2009 après l’administration du vaccin saisonnier contre l’influenza. En attendant que cette question soit résolue, certaines provinces ont choisi de retarder le vaccin saisonnier jusqu’à ce que le vaccin contre la grippe H1N1 2009 ait été administré, tandis que d’autres administrent les deux vaccins en parallèle.
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Que faire si un enfant a été infecté par la grippe pandémique H1N1 2009 le printemps dernier ou cet automne? Devrait-il tout de même se faire vacciner contre la grippe pandémique H1N1 2009?
S’il n’a pas été établi que l’enfant a bien été infecté par la grippe H1N1 2009 (au moyen de la technique RT-PCR ou du dépistage de la culture), il faut le vacciner.
Si l’enfant a souffert d’une infection établie le printemps dernier (au moyen de la technique RT-PCR ou du dépistage de la culture) et qu’il est :
- immunocompromis, il est à haut risque et vous devez le vacciner;
- atteint d’une maladie chronique, il est à haut risque et vous devez envisager de le vacciner;
- en santé, il est à faible risque et n’a pas besoin d’être vacciné, mais le vaccin n’est pas contre-indiqué.
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Quel est le meilleur moyen de réduire au minimum la douleur que pourrait éprouver un enfant qui se fait vacciner?
Les injections du vaccin contre l’influenza sont moins douloureuses si elles sont administrées rapidement et sans aspiration. Les autorités qui travaillent à l’élaboration des recommandations au sujet de l’immunisation affirment que l’aspiration n’est pas une étape nécessaire pour injecter les vaccins. Dites aux parents de réconforter leur enfant (de les tenir, de leur faire un câlin) et de les distraire (en chantant, en leur parlant, en leur lisant une histoire ou en jouant avec des jouets) pour détourner son attention de l’intervention. Les mères peuvent allaiter leur nourrisson pendant l’injection. On peut aussi donner de l’eau sucrée au nourrisson juste avant l’injection. Enfin, vous pouvez également recommander un anesthésique topique, particulièrement utile pour les enfants d’âge scolaire qui sont anxieux. Certaines de ces stratégies exigent de la planification. Il est donc idéal d’en informer les parents auparavant.
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L’allergie aux œufs est-elle une contre-indication au vaccin contre la grippe pandémique H1N1 2009?
Le vaccin est cultivé dans des œufs et peut contenir d’infimes quantités de produits d’œufs.
Il faut prendre des précautions particulières lorsqu’on administre le vaccin aux personnes atteintes d’une grave allergie à médiation d’IgE (urticaire, enflure de la bouche, troubles respiratoires, hypotension ou état de choc), conformément aux recommandations de la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique.
Les personnes qui ont une allergie aux œufs moins grave (réaction gastro-intestinale ou cutanée bénigne, tolérance à l’ingestion de petites quantités d’œuf) peuvent être vaccinées, mais doivent demeurer en observation 60 minutes après l’administration du vaccin.
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Quels sont les effets secondaires probables du vaccin contre la grippe pandémique H1N1 2009?
Étant donné ce que l’on sait au sujet du vaccin contre la grippe saisonnière, des essais antérieurs du vaccin adjuvanté contre la grippe aviaire H5N1 et des données préliminaires du vaccin contre la grippe H1N1 2009 et puisque l’antigène contenu dans le vaccin contre la grippe H1N1 2009 est similaire au vaccin habituel contre la grippe saisonnière, la plupart des gens qui recevront le vaccin contre la grippe H1N1 2009 ressentiront une certaine douleur au foyer de l’injection, et certains ressentiront une sensibilité pendant un jour ou deux. Quelques personnes feront de la fièvre, et certains auront des douleurs musculaires pendant quelques jours.
Qu’est-ce qu’un adjuvant? Pourquoi le vaccin contre la grippe pandémique H1N1 2009 contient-il un adjuvant?
Le vaccin contre la grippe H1N1 2009 se compose de deux parties : l’antigène et l’adjuvant. L’antigène est une petite quantité du virus tué de la grippe H1N1 2009 qui stimule l’organisme à s’immuniser contre le virus vivant de la grippe H1N1 2009. L’adjuvant utilisé est une solution d’huile dans l’eau qui accroît l’immunogénicité de l’antigène de la grippe H1N1 2009 afin de réduire la quantité d’antigène nécessaire pour obtenir un vaccin tout aussi efficace.
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Que savons-nous de l’innocuité du vaccin contre la grippe pandémique H1N1 2009?
On sait beaucoup de choses sur l’innocuité des vaccins saisonniers contre la grippe à compter de six mois et chez les femmes enceintes. L’antigène contenu dans le vaccin saisonnier contre la grippe est très similaire à celui contenu dans le vaccin contre la grippe H1N1 2009, et il est préparé de la même façon. Pour cette raison, les scientifiques ont confiance en l’innocuité de l’antigène contenu dans le vaccin contre la grippe H1N1 2009.
Dans le cadre d’essais cliniques, on a administré les vaccins non adjuvantés contre la grippe pandémique H1N1 2009 à plusieurs milliers de personnes, et ils sont maintenant utilisés systématiquement aux États-Unis et en Australie. Jusqu’à présent, ces vaccins contre la grippe H1N1 2009 sont tout aussi sécuritaires que le vaccin contre la grippe saisonnière.
Le vaccin canadien contre la grippe H1N1 2009 est similaire à celui qui est administré dans d’autres parties du monde, sauf qu’on y a ajouté un adjuvant.
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Que savons-nous au sujet de l’innocuité du vaccin adjuvanté contre la grippe pandémique H1N1 2009?
Des adjuvants sont utilisés dans les vaccins contre l’hépatite et le pneumocoque chez les enfants, et on n’a remarqué aucun problème apparent, à part peut-être un risque légèrement plus élevé de réaction locale. Il n’y a pas de raison de craindre que l’adjuvant soit nocif. Même si on n’a pas utilisé d’adjuvant systématiquement dans les vaccins contre l’influenza par le passé, une étude publiée en 2009 a démontré l’innocuité d’un vaccin adjuvanté contre l’influenza pour les enfants de six à 24 mois.
Le vaccin contre la grippe H1N1 2009 utilisé au Canada est produit ici par GlaxoSmithKline. Puisque ce vaccin n’a pas été utilisé auparavant, des recherches ont été effectuées au Canada pour vérifier l’innocuité du vaccin adjuvanté.
On sait beaucoup de choses sur l’innocuité de l’adjuvant utilisé dans ce vaccin. L’adjuvant a fait l’objet d’essais au Canada dans le vaccin contre la grippe H5N1. Il n’entraîne aucun effet secondaire nocif connu à court ou à long terme.
La plupart des vaccins contre la grippe H1N1 2009 utilisés au Royaume-Uni et en Europe renferment un adjuvant similaire ou identique.
Lorsqu’un vaccin est homologué au Canada, le fabricant doit avoir respecté toutes les étapes pour s’assurer du respect des hautes normes d’innocuité exigées d’un nouveau vaccin. Même si les étapes pour la production du vaccin contre la grippe H1N1 2009 ont été exécutées dans un délai plus court qu’à l’habitude, aucune étape n’a été omise.
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Quand peut-on utiliser le vaccin non adjuvanté contre la grippe pandémique H1N1 2009?
On offrira le vaccin non adjuvanté contre la grippe H1N1 2009 aux femmes enceintes. En effet, le fabricant a décidé de ne pas mettre le vaccin adjuvanté à l’essai chez les femmes enceintes. Auprès d’elles, il a plutôt mis à l’essai une dose plus forte du vaccin à virus tué contre la grippe H1N1 2009. Même si rien n’indique que le vaccin adjuvanté est moins sécuritaire s’il est administré pendant la grossesse, le fabricant a décidé de limiter au minimum l’exposition supplémentaire des femmes enceintes en leur offrant un vaccin sans adjuvant.
Certains médecins se demandent ce qu’ils peuvent faire si un parent refuse d’autoriser leur jeune enfant à recevoir le vaccin adjuvanté contre la grippe H1N1 2009. La première étape consisterait à les assurer de l’innocuité du vaccin adjuvanté. Si le parent refuse toujours, vous pouvez lui administrer le vaccin non adjuvanté conçu pour les femmes enceintes (qui devrait être offert à compter de la mi-novembre). Il sera toutefois important d’utiliser la bonne quantité d’antigène. Dans les pays qui font appel à un vaccin non adjuvanté, il s’agit de 7,5 microgrammes par dose, administrés en deux doses à intervalles de trois à quatre semaines. C’est loin d’être une situation idéale, car l’immunisation sera ainsi retardée et il se peut que le vaccin non adjuvanté ne puisse être accessible pour être utilisé dans ces situations.
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La fièvre est-elle plus courante après le vaccin adjuvanté contre la grippe pandémique H1N1 2009?
Certains médecins s’inquiètent du risque de forte fièvre que pourrait causer le vaccin adjuvanté contre la grippe H1N1 2009, notamment chez les jeunes enfants. D’après une petite étude européenne portant sur ce vaccin, les taux de fièvre de plus de 39 oC chez les trois à cinq ans étaient d’environ 4 % après une demi-dose et 10 % après une dose complète. Ces taux de forte fièvre sont plus élevés qu’après l’administration du vaccin saisonnier habituel contre l’influenza au sein de ce groupe d’âge.
Le vaccin saisonnier habituel contre l’influenza et le vaccin contre la grippe H1N1 2009 sont tous deux des vaccins « à virus fragmenté ». Ainsi, ils sont fabriqués à partir d’un virus tué, traité à l’aide d’un solvant organique pour en supprimer les glycoprotéines de surface afin que le produit soit moins réactogène, c’est-à-dire qu’il provoque moins de fièvre et de réactions au foyer de l’injection. L’ajout de l’adjuvant peut non seulement accroître l’immunogénicité du vaccin, mais il peut également en augmenter légèrement la réactogénicité. Il faudra colliger plus d’information clinique pour déterminer si ces hypothèses sont correctes.
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Comment doit-on prendre en charge la fièvre qui peut accompagner le vaccin adjuvanté contre la grippe pandémique H1N1 2009?
Pour l’instant, les parents doivent être informés du potentiel de fièvre. Certains experts suggèrent d’administrer de l’acétaminophène au moment de l’administration du vaccin, puis toutes les six heures pendant une journée.
Une récente étude auprès de jeunes enfants à qui on avait administré de l’acétaminophène après la vaccination a révélé une réaction immunitaire globale moins élevée à un vaccin heptavalent. Toutefois, la plupart des enfants qui avaient été vaccinés atteignaient tout de même une réaction immunitaire protectrice. Selon ce résultat, l’acétaminophène aurait un effet plutôt bénin. Il n’existe pas encore d’études sur les effets de l’acétaminophène après l’administration du vaccin contre la grippe H1N1 2009.
Certains experts proposent d’utiliser le vaccin non adjuvanté auprès des enfants plus jeunes s’il est disponible. Le seuil d’âge dépendra de la disponibilité et des protocoles provinciaux et territoriaux. Vérifiez auprès des autorités locales de santé publique.
Puisque les enfants de moins de deux ans sont plus vulnérables à une infection grave par le virus H1N1 2009, ce dont il faut se souvenir, c’est qu’il faut s’assurer que ces jeunes enfants reçoivent le vaccin contre la grippe H1N1 2009.
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Quels sont les risques de syndrome de Guillain-Barré causés par le vaccin contre l’influenza?
Certains craignent que le vaccin contre la grippe H1N1 2009 puisse provoquer le syndrome de Guillain-Barré (SGB), un trouble du système nerveux périphérique entraînant divers degrés de faiblesse musculaire. La plupart des patients se rétablissent entièrement, même de la forme la plus grave du syndrome de Guillain-Barré, mais certains peuvent conserver une certaine faiblesse.
Le SGB est rare. Au Canada, de une à deux personnes sur 100 000 le développent chaque année. Selon une étude menée en Ontario et au Québec, l’incidence de fond du SGB toutes causes confondues était évaluée à 2,02 cas pour 100 000 personnes-années en Ontario, et à 2,30 cas pour 100 000 personnes-années au Québec.
En général, le syndrome de Guillain-Barré se manifeste quelques jours ou quelques semaines après une infection respiratoire ou gastro-intestinale, y compris la grippe. Environ les deux tiers des séries de cas atteints du SGB ont des antécédents d’infection dans les six semaines précédant le diagnostic de SGB. Divers agents infectieux, y compris le Campylobacter jejuni, le cytomégalovirus, le virus d’Epstein-Barr et le Mycoplasma pneumoniae, s’associent au SGB.
En 1976, à cause de la possibilité d’augmentation du risque de SGB, le vaccin contre la grippe porcine a fait l’objet d’un retrait. Lorsque ce vaccin a été administré cette année-là, on a constaté une augmentation d’un cas de SGB par tranche de 100 000 personnes vaccinées, mais pas avant que 45 millions de doses aient été administrées. Certains scientifiques pensent que les cas de SGB découlant du vaccin contre la grippe porcine 1976 étaient attribuables à l’antigène. D’autres scientifiques pensent qu’une infection gastro-intestinale ou une autre infection non dépistée par le Campylobacter pourrait être responsable de cette augmentation de cas de SGB et que l’association avec le vaccin était fortuite. On sait maintenant que le Campylobacter est une cause courante de SGB, mais on ne le savait pas en 1976, et on n’a donc pas effectué d’essais pour le déterminer.
On ne sait pas si d’autres vaccins contre le virus de la grippe s’associent au SGB. Une analyse rétrospective des campagnes de vaccination contre la grippe en 1992-1993 et en 1993-1994 aux États-Unis a révélé un risque relatif rajusté de SGB associé au vaccin contre l’influenza de 1,7 (95 % IC 1,0 à 2,8; p = 0,04). Ces chiffres sont compatibles avec une étude canadienne plus récente portant sur une série de cas auto-appariés tirés de la base de données de la santé de l’Ontario pour les années 1992 à 2004. Cette étude a établi que le risque relatif estimatif d’hospitalisation imputable au SGB dans les deux à sept semaines suivant le vaccin contre l’influenza, par rapport à entre 20 et 43 semaines après son administration, correspond à 1,45 (95 % IC 1,05 à 1,99, p = 0,02). Ces études indiquent que le risque absolu de SGB pendant la période suivant la vaccination est d’environ un cas supplémentaire par million de vaccinés au-dessus du taux de fond de SGB. Il faut soupeser les bienfaits potentiels du vaccin contre l’influenza par rapport à ce très faible risque.
Le virus de la grippe H1N1 2009 est très différent de celui de la grippe porcine 1976, et l’antigène contenu dans le vaccin contre la grippe H1N1 2009 diffère beaucoup de celui utilisé dans le vaccin contre la grippe porcine 1976.
Avant d’en avoir administré une multitude de doses, on ne peut pas savoir avec certitude si le vaccin contre la grippe H1N1 2009 provoquera une augmentation du nombre de cas de SGB. On suivra la situation de près au cours de la prochaine année. Le Canada dispose d’un excellent programme de surveillance des effets indésirables auprès des enfants. Un programme de surveillance similaire a été mis sur pied pour les adultes. S’il y a une augmentation des cas de SGB après l’administration du vaccin contre la grippe H1N1 2009, nous devrions le dépister rapidement et agir en conséquence.
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Lectures supplémentaires et liens utiles
Renseignements généraux au sujet de la grippe
Société canadienne de pédiatrie (SCP). Le contrôle des infections au cabinet du pédiatre. www.cps.ca/francais/enonces/ID/id08-03.htm (version à jour le 4 mai 2009).
Société canadienne de pédiatrie (SCP). Le nouveau virus de la grippe A : Point de pratique sur le virus de la grippe A (H1N1) à l’intention des dispensateurs de soins aux enfants et aux adolescents. www.cps.ca/francais/enonces/ID/H1N1Mexico2009.htm.
Agence de la santé publique du Canada (ASPC). www.combattezlagrippe.ca et 1‑800 O-Canada (1-800-622-6232).
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Renseignements au sujet des antiviraux contre la grippe
Société canadienne de pédiatrie (CPS). Le recours aux antiviraux contre l’influenza : Les lignes directrices recommandées aux praticiens. www.cps.ca/francais/enonces/ID/ID06-04.htm
Agence de la santé publique du Canada (ASCP). Document d’orientation provisoire pour l’usage d’urgence de l’oseltamivir (TamifluMD) chez les enfants âgés de moins d’un an dans le contexte de la pandémie (H1N1) 2009. www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/guidance-orientation-07-20-fra.php.
Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Lignes directrices concernant les soins ambulatoires permettant de traiter le syndrome grippal dans le contexte du virus pandémique H1N1. www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/guidance-orientation-amb-07-16-fra.php.
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Renseignements au sujet du vaccin contre l’influenza
Agence de la santé publique du Canada (ACSP). Guide canadien d’immunisation Septième édition – 2006. Partie 4. Agents d’immunisation active. Vaccin contre l’influenza. www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cig-gci/p04-inf-fra.php (version à jour le 15 octobre 2009).
Institute of Medicine. Immunization safety review: influenza vaccines and neurological complications. http://www.nap.edu/openbook.php?record_id=10822 (version à jour le 15 octobre 2009).
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Remerciements
Une partie de cette documentation est adaptée des sources Internet de l’American Academy of Pediatrics (AAP), de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis.
Nous tenons à remercier les personnes suivantes qui ont fourni de l’information précieuse : Anna Taddio (Toronto), Marry Appleton (Halifax) et Francoise Bayles (Halifax).
COMITÉ DES MALADIES INFECTIEUSES ET D’IMMUNISATION
Membres : Docteurs Robert Bortolussi (président), Halifax (Nouvelle-Écosse); Jane Finlay, Richmond (Colombie-Britannique); Jane MacDonald, Montréal (Québec); Heather Onyett, Kingston (Ontario); Joan Robinson, Edmonton (Alberta); Élisabeth Rousseau-Harsany (représentante du conseil), Montréal (Québec)
Représentants : Docteurs Upton Allen, Toronto, (Ontario) (Groupe canadien de recherche sur le sida chez les enfants); Charles Hui, Ottawa (Ontario) (comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages); Nicole Le Saux, Ottawa (Ontario) (Programme canadien de surveillance active de l’immunisation); Larry Pickering, Atlanta (Géorgie) États-Unis (American Academy of Pediatrics); Marina Salvadori, Ottawa (Ontario) (comité consultatif national de l’immunisation)
Conseillers : Docteurs James Kellner, Calgary (Alberta); Noni MacDonald, Halifax (Nouvelle-Écosse); Dorothy Moore, Montréal (Québec)
Auteurs principaux : Docteurs Noni MacDonald, Halifax (Nouvelle-Écosse); Robert Bortolussi, Halifax (Nouvelle-Écosse); Upton Allen, Toronto (Ontario); Heather Onyett, Kingston (Ontario)
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Mise à jour : le 21 décembre 2009
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