De l'information sur l'influenza pour les professionnels de la santé
Information sur la pandémie
Information sur les médicaments antiviraux
Lectures supplémentaires et liens utiles
Remerciements
| Information sur la pandémie |
Quels sont les symptômes de la grippe saisonnière et de la grippe pandémique H1N1 2009?
Les symptômes de la grippe saisonnière et de la grippe H1N1 2009 comprennent la fièvre, la toux, les maux de gorge, les écoulements nasaux ou la congestion nasale, les douleurs, les céphalées, les frissons et la fatigue. Certaines personnes peuvent vomir et faire de la diarrhée. Certaines personnes peuvent aussi être infectées par la grippe, y compris la grippe H1N1 2009, et souffrir de symptômes respiratoires, sans pour autant faire de fièvre.
Nommez quelques-unes des principales complications, tout de même rares, de la grippe saisonnière et de la grippe pandémique H1N1 2009?
Les complications de la grippe H1N1 2009 se classent en deux catégories, soit les manifestations pulmonaires et non pulmonaires :
Manifestations pulmonaires
- Grave pneumonie hémorragique d’origine virale
- Pneumonie bactérienne secondaire (causée par un streptocoque de groupe A, un staphylocoque doré ou un Streptococcus pneumoniae)
- Pneumonie virale et bactérienne mixte
- Pneumonie virale focale
- Laryngotrachéobronchite grave (croup)
- Exacerbation d’une maladie pulmonaire chronique
Manifestations non pulmonaires
- Myosite aiguë
- Myocardite ou péricardite
- Profil rappelant le choc toxique (attribuable à une sepsie bactérienne secondaire envahissante)
- Encéphalite ou encéphalopathie
- Syndrome de Reye
- Syndrome de Guillain-Barré
Les cliniciens de première ligne doivent envisager toutes les complications précédentes chez les patients qui présentent les manifestations cliniques pertinentes. Ils doivent être particulièrement vigilants à l’égard de ce qui suit :
une détérioration clinique pendant l’évolution de la maladie ou après le rétablissement initial, démontrée par :
- une nouvelle poussée de fièvre,
- une dyspnée,
- des douleurs thoraciques ou abdominales inexpliquées,
- une léthargie ou des modifications du niveau de conscience.
Quand les cliniciens devraient-ils présumer la présence d’une myocardite?
Certaines manifestations exigent des mesures particulières puisque leur prise en charge initiale peut différer (p. ex., réanimation liquidienne des patients ayant une myocardite).
Afin de distinguer les patients ayant une myocardite des autres, les cliniciens doivent observer les éléments suivants :
- une tachycardie et une hypotension disproportionnées par rapport à la maladie sous-jacente;
- une présentation rappelant l’état de choc, notamment un choc réfractaire aux liquides, défini dans les publications comme exigeant une solution de remplissage de plus de 60 ml/kg pour parvenir à une stabilité hémodynamique;
- une cardiomégalie observée à la radiographie;
- une acidose métabolique ou une acidose lactique inexpliquée.
Quelles maladies sous-jacentes rendent les enfants et les adolescents plus vulnérables à une grave issue de la grippe pandémique H1N1 2009?
- Des troubles neurologiques, comme :
- l’épilepsie ou l’infirmité motrice cérébrale, notamment lorsqu’elle s’accompagne de troubles neurodéveloppementaux (p. ex., des troubles intellectuels modérés ou profonds [retard intellectuel] ou un retard du développement).
- des troubles neuromusculaires (p. ex., la dystrophie musculaire), lorsqu’ils s’associent à une atteinte du fonctionnement respiratoire.
- Des maladies respiratoires chroniques associées à une atteinte de la fonction pulmonaire ou à des difficultés à réagir aux sécrétions pulmonaires, un asthme persistant modéré ou, surtout, grave, et la dépendance aux technologies (p. ex., les enfants sous oxygénothérapie, ayant une trachéotomie ou sous ventilation).
- Une déficience intellectuelle modérée ou profonde (un retard intellectuel) ou un retard du développement, en particulier lorsqu’il s’associe à d’autres troubles précis (voir ci-dessus).
- Des lacunes ou des pathologies de la fonction immunitaire qui exigent la prise de médicaments ou des traitements qui entraînent une immunodéficience marquée (p. ex., certains traitements contre le cancer).
- Une cardiopathie congénitale ou des troubles métaboliques ou endocriniens importants, notamment si l’enfant ou l'adolescent a des troubles respiratoires précis.
- L'enfant ou l'adolescent a des troubles rénaux, hépatiques ou hématologiques (y compris la drépanocytose).
- L'enfant ou l'adolescent reçoit un traitement prolongé à l’aspirine.
- L’adolescente est enceinte, et elle demeure vulnérable jusqu’à deux semaines postpartum, quelle que soit l’issue de la grossesse.
(adapté du site Web de l’AAP : « Novel Influenza A (H1N1) Virus and Children with Underlying Medical Conditions - AAP Work Group Clarifies Children at Highest Risk » – le 1er octobre 2009)
En quoi le virus pandémique H1N1 2009 diffère-t-il du virus de la grippe saisonnière?
Les virus de la grippe saisonnière en circulation depuis 1977 sont de souche A H3N2, de
souche A H1N1 et de souche B. Bien que la souche pandémique H1N1 partage les antigènes H et N de la souche H1N1 saisonnière, elle diffère suffisamment pour que la grippe H1N1 saisonnière ne confère pas d’immunité contre la souche H1N1 pandémique 2009. La souche pandémique contient de nouveaux éléments antigéniques dérivés de la grippe porcine, de la grippe aviaire et du virus de grippe humaine. Une grande différence provient du fait que même si la grippe pandémique 2009 est sensible à l’oseltamivir, la grippe H1N1 saisonnière ne l’est pas. Par contre, la grippe H1N1 saisonnière est sensible à l’amantadine, mais pas la souche pandémique 2009. Les deux sont sensibles au zanamivir.
Quels enfants devraient subir un test de dépistage de la grippe?
Pendant les premières phases de l’éclosion de la grippe pandémique H1N1 2009, les enfants qui ont besoin d’un traitement aux antiviraux, que ce soit en raison d’une grave grippe ou d’une maladie sous-jacente, devraient subir un test de dépistage afin d’éviter l'utilisation généralisée d’antiviraux auprès d’enfants ayant d’autres infections virales que la grippe, car une telle utilisation peut favoriser la résistance. Si on n’a pas obtenu de résultats dans les 24 heures, on peut amorcer un traitement empirique, puis y mettre un terme si on dépiste un autre virus. S’il devient clair que, dans la région, la majorité des virus isolés chez des enfants ayant une maladie respiratoire fébrile sont des virus de grippe pandémique H1N1 2009, on peut cesser d’effectuer le test. Règle générale, le test n’est pas indiqué si l’enfant n’est pas traité, même s’il se peut que l’information soit requise dans des situations exceptionnelles. Si on faisait subir le test à tous les enfants atteints d’une maladie respiratoire fébrile, les risques de transmission augmenteraient, et les laboratoires diagnostiques seraient submergés.
| Information sur les médicaments antiviraux |
Quels sont les médicaments antiviraux contre la grippe?
Les antiviraux contre la grippe sont des médicaments sur ordonnance (comprimé, liquide ou poudre à inhaler) qui réduisent la capacité des virus de la grippe à se reproduire et à se propager d’une cellule à l’autre. Le vaccin annuel contre l’influenza est la première et principale étape pour assurer une protection contre la grippe, mais les antiviraux constituent une deuxième ligne de défense pour le traitement et la prévention de la grippe. Le présent document s’attarde aux agents les plus utilisés, soit l’oseltamivir et le zanamivir. Une forme intraveineuse du zanamivir peut être offerte par l’entremise du programme spécial d’accès au Canada (tél. : 613-941-2108). D’autres médicaments sont en cours d’évaluation et ne sont donc pas facilement accessibles.
Quelle est l’efficacité des antiviraux pour la prévention de la grippe?
Il faut se rappeler que les antiviraux contre la grippe ne remplacent pas le vaccin contre l’influenza ou les mesures de contrôle contre l’infection, y compris une bonne hygiène des mains. Cependant, lorsqu’ils sont utilisés pour prévenir la grippe, les antiviraux assurent une efficacité de 70 % à 90 % contre les virus susceptibles (p. ex., les virus non résistants aux antiviraux).
Les enfants peuvent-ils prendre des antiviraux?
Oui. Les deux médicaments recommandés contre la grippe cette saison peuvent être utilisés chez les enfants (voir le tableau 1).
- L’oseltamivir (TamifluMD) est offert sous forme de suspension orale (liquide) pour les enfants, et de capsules pour les enfants plus âgés et les adultes.
- Le zanamivir (RelenzaMD) est une poudre à inhaler présentée dans un disque pour inhalation et n’est recommandé que pour les enfants plus âgés et les adultes.
Quels antiviraux sont utiles contre les virus d’influenza?
Presque tous les isolats de l’influenza A sont susceptibles à l’oseltamivir par voie orale. Tous les isolats sont susceptibles au zanamivir, mais ce médicament n’est offert que sous forme de disque pour inhalation et est difficile à administrer aux enfants de moins de dix ans. Dans certaines régions du Canada, on constate des pénuries de zanamivir et de préparations pédiatriques d’oseltamivir.
Quelles sont les recommandations relatives à l’utilisation d’antiviraux chez les jeunes enfants?
Le traitement est recommandé pour tous les enfants hospitalisés en raison d’une infection par l’influenza.
Dans le cas des patients ambulatoires, la plupart des experts conseillent d’envisager un traitement auprès des enfants de moins de deux ans et de ceux qui sont atteints d’une maladie chronique (www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/guidance-orientation-amb-07-16-fra.php). Cependant, la décision de traiter les enfants de moins de deux ans qui ne sont pas atteints d’une maladie chronique est d’ordre clinique, car certains enfants atteints d’une maladie bénigne n’ont pas nécessairement besoin d’être traités.
Les enfants de deux à quatre ans qui ne présentent pas de troubles à haut risque et qui sont atteints d’une grippe H1N1 2009 bénigne n’ont pas nécessairement besoin d’un traitement antiviral. Ils sont plus susceptibles de devoir être hospitalisés ou de devoir subir une évaluation médicale d’urgence en raison de la grippe que les enfants et les adultes plus âgés, mais le risque est beaucoup plus faible que pour les enfants de moins de deux ans.
Il n’est pas nécessaire de traiter tous les enfants infectés parce que la plupart de ceux qui sont autrement en santé se rétablissent sans qu’on ait à leur administrer d’antiviraux. De plus, on craint que l’utilisation généralisée des antiviraux accroisse le risque de résistance du virus aux deux seuls antiviraux efficaces actuellement sur le marché. Les dispensateurs de soins doivent faire preuve de jugement clinique pour orienter leurs décisions thérapeutiques auprès des enfants en santé.
Quels sont les effets secondaires des antiviraux chez les enfants?
Les effets secondaires déclarés de l’oseltamivir sont les nausées et les vomissements. Chez les enfants traités à l’oseltamivir qui ont participé à des études cliniques, 14 % avaient des vomissements, par rapport à 8,5 % de ceux qui avaient reçu un placebo. Les nausées et les vomissements peuvent être moins marqués si l’oseltamivir est ingéré avec des aliments. De plus, on recense des déclarations d’automutilation ou de délire chez des personnes ayant la grippe qui ont pris de l’oseltamivir. Il n’est toutefois pas établi si le médicament est responsable de ces événements indésirables. La plupart de ces déclarations trouvent leur origine chez des adolescents du Japon. La Food and Drug Administration des États-Unis conseille que les personnes qui prennent l’un des deux médicaments recommandés contre la grippe (oseltamivir ou zanamivir) fassent l’objet d’une surveillance étroite afin de déceler tout comportement anormal.
On a déclaré des effets secondaires du zanamivir chez moins de 5 % des personnes qui ont participé à des essais cliniques, soit à la même fréquence chez les personnes qui prenaient du zanamivir que chez celles qui recevaient un placebo.
Puisque le zanamivir est administré par inhalation, les bronchospasmes en sont le principal effet secondaire. Le zanamivir ne devrait pas être utilisé chez les personnes ayant une maladie respiratoire sous-jacente, y compris l’asthme. On a également déclaré des réactions allergiques.
Qui n’a généralement pas besoin de recevoir un traitement aux antiviraux contre la grippe?
D’ordinaire, le traitement aux antiviraux n’est pas nécessaire pour les personnes qui ne sont pas très vulnérables aux complications ou qui ne sont pas atteintes d’une grippe grave. Cependant, tout patient qu’on présume atteint de la grippe et qui manifeste des signes annonciateurs d’urgence (par exemple, des troubles respiratoires ou un essoufflement), des signes de maladie des voies respiratoires inférieures ou une aggravation de la maladie peut recevoir une antivirothérapie rapidement lorsque la situation le justifie.
Les médecins peuvent se fonder sur leur jugement clinique et décider de traiter des personnes qui ne font pas partie des groupes les plus vulnérables. Par ailleurs, ils peuvent également se fier à leur jugement clinique pour décider que le traitement n’est pas nécessaire pour certaines personnes faisant partie d’un groupe très vulnérable.
Quand devrait-on amorcer un traitement aux antiviraux?
Une fois la décision d’administrer des antiviraux prise, il faut amorcer le traitement au zanamivir ou à l’oseltamivir le plus rapidement possible après l’apparition des symptômes. Selon les données tirées d’études sur la grippe saisonnière, les antiviraux sont les plus bénéfiques lorsque le traitement est amorcé dans les 48 heures suivant l’apparition de la maladie. Cependant, certaines études sur l’oseltamivir administré aux patients hospitalisés pour la grippe saisonnière font état de bienfaits, y compris une réduction de la mortalité ou de la durée d’hospitalisation, même chez les patients qui ont commencé à recevoir le traitement plus de 48 heures après l’apparition de la maladie. Ainsi, les personnes atteintes d’une grippe grave devraient recevoir des antiviraux même s’ils se présentent à l’hôpital plus de 48 heures après l’apparition de la maladie.
Que peut-on faire pour réduire le délai de traitement aux antiviraux contre la grippe?
Les cliniciens peuvent prendre plusieurs mesures pour réduire le délai de traitement, dont les suivantes :
- informer les personnes plus susceptibles aux complications de la grippe des signes et symptômes de grippe et de la nécessité de se faire traiter rapidement.
- garantir un accès rapide à une consultation téléphonique et à une évaluation clinique à ces patients, de même qu’à ceux qui se disent atteints d’une maladie grave.
- envisager le traitement empirique des patients plus vulnérables aux complications de la grippe d’après la conversation téléphonique si l’hospitalisation n’est pas indiquée et si cette mesure réduira considérablement le délai avant l’amorce du traitement.
Quelle est la durée habituelle du traitement aux antiviraux?
On recommande d’administrer le traitement pendant cinq jours. Cependant, les patients hospitalisés en raison d’une grave infection peuvent avoir besoin d’un traitement plus long.
Quels enfants devraient recevoir un antiviral si on présume ou qu’on confirme leur exposition à la grippe pandémique H1N1 2009?
La plupart des experts recommandent un traitement précoce plutôt qu’une prophylaxie en raison du risque de précipiter la résistance virale. Il faut mettre des systèmes en place pour permettre aux enfants très vulnérables exposés à communiquer avec leur dispensateur de soins et à recevoir un traitement d’urgence dès l’apparition des symptômes. Cependant, il serait raisonnable de proposer une prophylaxie aux enfants à très haut risque qui ont eu des contacts étroits avec la grippe H1N1 2009, surtout si l’administration d’un traitement précoce s’associe à des troubles logistiques.
Pour les enfants, un contact étroit se définit par la cohabitation avec une personne atteinte de la grippe H1N1 2009. En général, le contact étroit n’inclut pas des activités comme marcher près d’une personne infectée ou être assis près d’une personne infectée dans une salle d’attente ou un bureau.
On décourage la prophylaxie postexposition pour prévenir la maladie chez les enfants ou les adultes en santé qui ont peut-être été exposés à la grippe H1N1 2009 dans la collectivité, à l’école, au camp ou à d’autres endroits. En plus des inquiétudes en matière de résistance, aucune donnée d’innocuité ne porte sur l’utilisation fréquente ou prolongée d’antiviraux chez les enfants, et les données sont limitées sur les adultes en santé.
La chimioprophylaxie antivirale préexposition devrait être réservée à des situations précises, telles que le contrôle d’une éclosion en milieu fermé, en consultation avec les autorités médicales ou en matière de santé publique locales.
Les antiviraux peuvent-ils être utiles pour les personnes qui ne peuvent se faire vacciner contre la grippe?
Oui. Les experts recommandent l’utilisation d’antiviraux pour les personnes allergiques aux œufs (qui peuvent avoir une réaction allergique au vaccin) ou qui ont déjà souffert des complications du syndrome de Guillain-Barré (SGB) associées au vaccin contre l’influenza. En outre, la prise d’antiviraux peut être recommandée pour les personnes qui n’ont pas une bonne réponse immunitaire au vaccin contre l’influenza.
Quel est le traitement de choix pour les femmes enceintes atteintes d’une infection présumée ou confirmée par la grippe pandémique H1N1 2009?
L’oseltamivir et le zanamivir sont des médicaments de « catégorie C pour la grossesse », c’est-à-dire qu’aucune étude clinique n’a été menée pour en évaluer l’innocuité chez les femmes enceintes. Il ne faut pas considérer la grossesse comme une contre-indication à l’utilisation d’oseltamivir ou de zanamivir. En raison de son activité systémique, l’oseltamivir est favorisé pour le traitement des femmes enceintes. Cependant, certains experts recommandent le zanamivir.
Quel traitement devrait-on utiliser en cas de circulation conjointe de la grippe pandémique H1N1 2009 et de la grippe A saisonnière?
D’autres conseils seront fournis selon la nature de la grippe A saisonnière en circulation. La grippe H1N1 saisonnière était en grande partie résistante à l’oseltamivir, mais était sensible à l’amantadine et au zanamivir.
Quel est le rôle du traitement antibactérien chez les patients atteints de la grippe pandémique H1N1 2009?
Les infections bactériennes secondaires peuvent compliquer l’infection par l’influenza. Les cliniciens doivent connaître cette possibilité. Il n’est pas nécessaire d’administrer systématiquement des antibiotiques. Cependant, dans le cas d’une fièvre secondaire ou d’une détérioration secondaire, il faut envisager la possibilité d’une infection bactérienne secondaire et d’une antibiothérapie aux antipneumococciques et aux antistaphylocoques.
Tableau 1. Posologie d’oseltamivir (TamifluMD) recommandée chez les nourrissons, les enfants et les adolescents
Âge ou poids |
Posologie du traitement*
|
Posologie de la prophylaxie*
|
|
|
|
> 13 ans (ou 40 kg) |
Capsule de 75 mg
2 fois par jour X 5 jours |
Capsule de 75 mg
1 fois par jour X 10 jours
|
|
|
|
1 an à 13 ans |
|
|
|
|
|
< 15 kg |
Capsule ou solution orale# de 30 mg
2 fois par jour X 5 jours
|
Capsule ou solution orale# de 30 mg
1 fois par jour X 10 jours |
> 15 kg à 23 kg |
Capsule ou solution orale# de 45 mg
2 fois par jour X 5 jours
|
Capsule ou solution orale# de 45 mg
1 fois par jour X 10 jours |
24 kg à 40 kg |
Capsule ou solution orale# de 60 mg
2 fois par jour X 5 jours
|
Capsule ou solution orale# de 60 mg
1 fois par jour X 10 jours |
|
|
|
| De la naissance à 12 mois |
|
|
| De la naissance à 1 mois |
2 mg/kg à 3 mg/kg de solution orale
2 fois par jour x 5 jours
|
Non recommandé pour l’instant en raison des données limitées dans ce groupe d’âge |
| > 1 mois à 3 mois |
2.5 mg/kg à 3 mg/kg de solution orale
2 fois par jour x 5 jours
|
Non recommandé pour l’instant en raison des données limitées dans ce groupe d’âge |
| > 3 mois à 9 mois |
3 mg/kg de solution orale
2 fois par jour x 5 jours
|
3 mg/kg de solution orale
une fois par jour x 10 jours |
| >* Il est à souligner que l’utilisation des antiviraux n’est pas approuvée pour le traitement habituel de l’influenza saisonnière chez les nourrissons de moins d’un an. L’utilisation de l’oseltamivir a été approuvée selon une évaluation des risques et des avantages pendant la pandémie de grippe H1N1 2009. Son utilisation au sein de cette population en cas d’influenza saisonnière doit être traitée au cas par cas. |
Références :
Il est possible de trouver de l’information pertinente dans les sites suivants. Cependant, puisque l’information est périodiquement mise à jour, vous serez peut-être orienté vers d’autres sites :
- États-Unis (FDA) : http://www.fda.gov/Drugs/DrugSafety/
PostmarketDrugSafetyInformationforPatientsandProviders/default.htm
- SCP : www.cps.ca/english/publications/SeasonalPandemicFlu.pdf
- OMS : www.who.int/csr/resources/publications/swineflu/h1n1_guidelines_pharmaceutical_
mngt_part2.pdf
-
ASPC : www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/guidance-orientation-07-20-fra.php
- CDC : www.cdc.gov/h1n1flu/recommendations_pediatric_supplement.htm
Notes de bas de page :
* AVERTISSEMENT : Il faut rajuster la posologie en cas d’insuffisance rénale si la clairance de créatinine est inférieure à 30 mL/min.
#AVERTISSEMENT : La solution orale est prescrite en milligrammes (mg) de solution et non en millimètres (mL). Des erreurs se sont produites lorsque des parents ont interprété les mg comme des mL. Le dispositif doseur fourni avec l’oseltamivir (TamifluMD) n’est gradué que pour 30 mg, 45 mg et 60 mg. Ces graduations conviennent aux enfants de plus d’un an ou de 15 kg. Pour les enfants de moins d’un an ou de 15 kg, il faut remplacer le dispositif doseur fourni dans l'emballage par un compte-goutte gradué ou une seringue orale graduée en mL et fournir des directives claires aux parents quant aux mL prescrits.
Remarque : Les recommandations en matière de posologie peuvent changer à mesure que de nouveaux renseignements seront disponibles. Reportez-vous aux références pour obtenir des mises à jour relativement aux recommandations à cet égard. Les recommandations en matière de posologie selon le poids ne sont pas adaptées aux prématurés. Veuillez consulter un clinicien en infectiologie si vous envisagez un traitement pour ces nourrissons.
Que fait-on s’il n’y a ni suspension orale (formulation orale) ni doses pédiatriques de capsules d’oseltamivir (TamifluMD) de disponibles?
En l’absence de suspension orale et de capsules pédiatriques d’oseltamivir (TamifluMD), il existe une autre possibilité pour en obtenir une prescription pédiatrique. Un pharmacien peut remplir une prescription officinale en modifiant les capsules pour adulte (75 mg) de manière à créer une formulation pédiatrique. Ainsi, un professionnel de la santé mélange des médicaments pour répondre aux besoins uniques du patient. La FDA, aux États-Unis, a affiché un document de principes dans son site Web, à l’adresse www.fda.gov/Drugs/DrugSafety/InformationbyDrugClass/ucm100228.htm, pour rappeler aux dispensateurs de soins et aux pharmaciens les directives qu’elle a approuvées pour préparer d’urgence une suspension orale d’oseltamivir (TamifluMD) à partir de capsules de 75 mg, tel qu’il est décrit dans la notice d’accompagnement du médicament, approuvée par la FDA. La préparation officinale d’une suspension orale à partir de capsules de 75 mg d’oseltamivir (TamifluMD) constitue une possibilité de rechange lorsqu’on ne peut avoir accès facilement à une suspension orale commerciale.
Tableau 2. Posologie de zanamivir (RelenzaMD) pour les enfants et les adolescents
Offerte sous forme de poudre à inhaler
Chez les > 7 ans :
Traitement : 2 inhalations (10 mg) deux fois par jour pendant 5 jours
Prophylaxie : 2 inhalations (10 mg) une fois par jour pendant 10 jours
Le zanamivir ne doit pas être utilisé chez les personnes ayant une maladie respiratoire sous-jacente, y compris l’asthme.
| Lectures supplémentaires et liens utiles |
Renseignements généraux au sujet de la grippe
Société canadienne de pédiatrie (SCP). Le contrôle des infections au cabinet du pédiatre. www.cps.ca/francais/enonces/ID/id08-03.htm (version à jour le 4 mai 2009).
Société canadienne de pédiatrie (SCP). Le nouveau virus de la grippe A : Point de pratique sur le virus de la grippe A (H1N1) à l’intention des dispensateurs de soins aux enfants et aux adolescents. www.cps.ca/francais/enonces/ID/H1N1Mexico2009.htm.
Agence de la santé publique du Canada (ASPC). www.combattezlagrippe.ca et 1‑800 O-Canada
(1-800-622-6232).
US Centers for Disease Control and Prevention (CDC). http://cdc.gov/h1n1flu/recommendations_pediatric_supplement.htm.
American Academy of Pediatrics (AAP). www.aap.org/new/AAP-Work-Group-CSHCN-H1N1-FINAL-10-1-09.pdf.
US Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Influenza-associated pediatric mortality. www.cdc.gov/flu/weekly/index.htm#MS (version à jour le 15 octobre 2009).
The ANZIC Influenza Investigators. Critical Care Services and 2009 H1N1 Influenza in Australia and New Zealand. N Engl J Med. 2009 [cyberpublication avant la publication papier].
Bhat N, Wright JG, Broder KR et coll. Influenza-associated deaths among children in the United States, 2003-2004. N Engl J Med 2005;353:2559-67.
Chowell G et coll. Severe Respiratory Disease Concurrent with the Circulation with H1N1 Influenza. NRJM 2009;361:674-679.
Dodds L, McNeil SA, Fell DB et coll. Impact of influenza exposure on rates of hospital admissions and physician visits because of respiratory illness among pregnant women. CMAJ 2007;176:463-8.
ECDC Technical Emergency Team. Initial epidemiological findings in the European Union following the declaration of pandemic alert level 5 due to influenza A (H1N1). Euro Surveill. 2009;14(18):pii=19204.
Izurieta HS, Thompson WW, Kramarz P et coll. Influenza and the rates of hospitalization for respiratory disease among infants and young children. N Engl J Med 2000;342:232-9.
Kumar A, Zarychanski R, Pinto R et coll. Critically Ill Patients With 2009 Influenza A (H1N1) Infection in Canada. JAMA. 12 oct. 2009 [cyberpublication avant la publication papier].
Moore DL, Vaudry W, Scheifele DW et coll. Surveillance for influenza admissions among children hospitalized in Canadian Immunization Monitoring Program Active Centers. Pediatrics 2006;118:e610-19.
Rasmussen SA, Jamieson DJ, Bresee JS. Pandemic influenza and pregnant women. Emerg Infect Dis 2008;14:95-100.
Renseignements au sujet des antiviraux contre la grippe
Société canadienne de pédiatrie (CPS). Le recours aux antiviraux contre l’influenza : Les lignes directrices recommandées aux praticiens. www.cps.ca/francais/enonces/ID/ID06-04.htm
Agence de la santé publique du Canada (ASCP). Document d’orientation provisoire pour l’usage d’urgence de l’oseltamivir (TamifluMD) chez les enfants âgés de moins d’un an dans le contexte de la pandémie (H1N1) 2009. www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/guidance-orientation-07-20-fra.php.
Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Lignes directrices concernant les soins ambulatoires permettant de traiter le syndrome grippal dans le contexte du virus pandémique H1N1. www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/guidance-orientation-amb-07-16-fra.php.
US Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
www.cdc.gov/h1n1flu/eua/peramivir.htm.
US Centers for Disease Control and Prevention (CDC). www.cdc.gov/h1n1flu/recommendations_pediatric_supplement.htm.
US Food and Drug Administration (FDA), Public Health Alert: Potential Medication Errors with Tamiflu for Oral Suspension. www.fda.gov/Drugs/DrugSafety/InformationbyDrugClass/ucm183649.htm.
American Academy of Pediatrics (AAP). Committee on Infectious Diseases. Antiviral therapy and prophylaxis in influenza in children. Pediatrics 2007;119:852-860.
Renseignements au sujet du vaccin contre l’influenza
Agence de la santé publique du Canada (ACSP). Guide canadien d’immunisation Septième édition – 2006. Partie 4. Agents d’immunisation active. Vaccin contre l’influenza. www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cig-gci/p04-inf-fra.php (version à jour le 15 octobre 2009).
Institute of Medicine. Immunization safety review: influenza vaccines and neurological complications. http://www.nap.edu/openbook.php?record_id=10822 (version à jour le 15 octobre 2009).
Carman WF, Elder AG, Wallace LA et coll. Effects of influenza vaccination of health-care workers on mortality of elderly people in long-term care: a randomized controlled trial. Lancet 2000;355:93-7.
Eisenberg KA, Szilagyi PG, Fairbrother G et coll. Vaccine Effectiveness Against Laboratory-Confirmed Influenza in Children 6 to 59 Months of Age During the 2003–2004 and 2004–2005 Influenza Seasons. Pediatrics 2008; 122 :911- 19.
Halasa NB, Gerber MA, Chen Q, Wright PF, Edwards KM. Safety and immunogenicity of trivalent inactivated influenza vaccine in infants. J Infect Dis 2008;197:1448-54.
Hviid A, Stellfeld M, Wohlfahrt J, Melbye M. Association between thimerosal-containing vaccine and autism. JAMA 2003;290:1763-6.
MacDonald NE. Riley LE, Steinhoff MC. Influenza immunization in pregnancy. Obstet Gynecol 2009;114:365-8.
Neuzil KM, Zhu Y, Griffin MR et coll. Burden of interpandemic influenza in children younger than
5 years: a 25-year prospective study. J Infect Dis 2002;185:147-52.
Nichol KL. Efficacy and effectiveness of influenza vaccination. Vaccine 2008;26 Suppl 4:D17-22.
Zaman K, Roy E, Arifeen SE et coll. Effectiveness of Maternal Influenza Immunization in Mothers and Infants. N Engl J Med 2008;359:1555-64.
Une partie de cette documentation est adaptée des sources Internet de l’American Academy of Pediatrics (AAP), de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis.
Nous tenons à remercier les personnes suivantes qui ont fourni de l’information précieuse : Anna Taddio (Toronto), Marry Appleton (Halifax) et Francoise Bayles (Halifax).
COMITÉ DES MALADIES INFECTIEUSES ET D’IMMUNISATION
Membres : Docteurs Robert Bortolussi (président), Halifax (Nouvelle-Écosse); Jane Finlay, Richmond (Colombie-Britannique); Jane MacDonald, Montréal (Québec); Heather Onyett, Kingston (Ontario); Joan Robinson, Edmonton (Alberta); Élisabeth Rousseau-Harsany (représentante du conseil), Montréal (Québec)
Représentants : Docteurs Upton Allen, Toronto, (Ontario) (Groupe canadien de recherche sur le sida chez les enfants); Charles Hui, Ottawa (Ontario) (comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages); Nicole Le Saux, Ottawa (Ontario) (Programme canadien de surveillance active de l’immunisation); Larry Pickering, Atlanta (Géorgie) États-Unis (American Academy of Pediatrics); Marina Salvadori, Ottawa (Ontario) (comité consultatif national de l’immunisation)
Conseillers : Docteurs James Kellner, Calgary (Alberta); Noni MacDonald, Halifax (Nouvelle-Écosse); Dorothy Moore, Montréal (Québec)
Auteurs principaux : Docteurs Upton Allen, Toronto (Ontario); Heather Onyett, Kingston (Ontario); Noni MacDonald, Halifax (Nouvelle-Écosse); Dorothy Moore, Montréal (Québec)
Mise à jour : novembre 2010
|