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Document de principes

L’Initiative Amis des bébés : protéger, promouvoir et soutenir l’allaitement

Affichage : le 1 juin 2012 Mise à jour : le 22 mai 2015 Reconduit : le 30 janvier 2017

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Auteur(s) principal(aux)

CM Pound, SL Unger; Société canadienne de pédiatrie , Comité de nutrition et de gastroentérologie, Section de la pédiatrie hospitalière
Paediatr Child Health 2012;17(6):322-6

Résumé

L’allaitement procure de nombreux avantages pour la santé des nourrissons, de leur mère, des familles et de la société en général (1). Le lait maternel est adapté à l’espèce et offre une matrice bioactive unique d’éléments qui ne peuvent être reproduits par les préparations artificielles. Il contient des éléments cellulaires vivants, des substances et des hormones immunoréactives ainsi que d’autres éléments nutritifs nécessaires pour une croissance, une santé et un développement optimaux du nouveau-né. Le lait maternel est à la fois la norme physiologique et l’alimentation idéale pour le nourrisson humain.

Mots-clés :  Baby-Friendly Initiative; Breastfeeding; Breast milk

L’allaitement procure de nombreux avantages pour la santé des nourrissons, de leur mère, des familles et de la société en général [1]. Le lait maternel est adapté à l’espèce et offre une matrice bioactive unique d’éléments qui ne peuvent être reproduits par les préparations artificielles. Il contient des éléments cellulaires vivants, des substances et des hormones immunoréactives ainsi que d’autres éléments nutritifs nécessaires pour une croissance, une santé et un développement optimaux du nouveau-né. Le lait maternel est à la fois la norme physiologique et l’alimentation idéale pour le nourrisson humain.

L’importance de l’allaitement

L’alimentation par du lait humain réduit l’incidence de multiples maladies infectieuses pendant la première enfance [2], y compris la méningite bactérienne [3][4], la bactériémie [4][5], la diarrhée [6]-[9], les infections des voies respiratoires [9]-[11], l’otite moyenne [6][12][13] et les infections urinaires [14][15]. Une étude menée en Espagne [16] a conclu que chaque mois supplémentaire d’allaitement exclusif peut réduire de jusqu’à 30 % les hospitalisations attribuables à une infection au cours de la première année de vie. Une méta-analyse de 33 études sur les nourrissons en santé des pays industrialisés a révélé des résultats similaires, les nourrissons alimentés à l’aide de préparations lactées présentant trois fois plus de maladies respiratoires graves que ceux ayant profité d’un allaitement exclusif pendant quatre mois [10]. L’allaitement est également lié à une diminution de la mort subite du nourrisson (MSN) [17], même si la position du sommeil et le tabagisme étaient deux facteurs de risque difficiles à contrôler dans ces études. De plus, le lait maternel s’associe à une meilleure performance aux tests neurocognitifs [18]-[21]. L’allaitement représente une mesure de santé préventive importante pour la mère allaitante, car il favorise une diminution de l’incidence de cancer du sein [22][23] et de cancer des ovaires [24], une reprise de l’ovulation plus tardive et une perte de poids plus marquée pendant la période postpartum [25]. L’allaitement est économique pour les familles, car il évite l’achat de biberons et de préparations lactées. D’après les analyses de coûts, la société en général fait également des économies supplémentaires, car en améliorant la santé des mères et des nourrissons, l’allaitement réduit la perte de productivité causée par la maladie [26]. Les bienfaits de l’allaitement sont multiples et abondamment cités par la Société canadienne de pédiatrie, Santé Canada, l’OMS, l’UNICEF et de nombreux autres organismes [27]-[30].

Étant donné les avantages de l’allaitement pour les nourrissons et les enfants, la Société canadienne de pédiatrie et Santé Canada recommandent l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois de vie [27][28], puis la poursuite de l’allaitement accompagnée d’aliments complémentaires pertinents jusqu’à deux ans et même plus tard. Aux États-Unis, le directeur des services de santé a publié un appel à l’action en appui à l’allaitement [31], assorti de « points d’action » pour tous ceux qui participent au soutien de l’allaitement, soit la famille, les amis, les collectivités, les cliniciens, les leaders en santé, les employeurs et les décideurs. Ces points d’action devraient servir de modèle pour l’adoption d’une législation en vue de promouvoir et de soutenir l’allaitement au Canada.

L’Initiative Amis des bébés

Depuis quelques décennies, la sensibilisation à l’importance de l’allaitement s’est accrue de par le monde. Dans un document conjoint rédigé en 1989, l’OMS et l’UNICEF ont publié « Dix conditions pour le succès de l’allaitement » pour soutenir l’initiation et la poursuite de l’allaitement [32]. En 1990, les décideurs de 40 pays ont produit la Déclaration Innocenti [33], qui demandait aux gouvernements de lancer des programmes pour protéger, promouvoir et encourager l’allaitement. La déclaration, avalisée par tous les participants, y compris le Canada, concluait : « Dans le but d’assurer une santé et une nutrition optimales aux mères et aux enfants dans le monde entier, il faudrait que chaque femme ait la possibilité de nourrir son enfant au sein exclusivement et que chaque nourrisson soit nourri exclusivement au lait maternel de la naissance jusqu’à l’âge de 4 à 6 mois. Par la suite, il faudrait que les enfants continuent d’être nourris au sein, tout en recevant une alimentation de complément appropriée et adéquate, jusqu’à l’âge de 2 ans et au-delà. Pour atteindre cet idéal en ce qui concerne l’alimentation des enfants, il faudrait sensibiliser le public de manière à créer un climat de soutien approprié afin que les femmes nourrissent leurs enfants de cette manière. » Pour ce faire, des objectifs opérationnels ont été préparés, puis mis à jour en 2005 (tableau 1) [34]. Au Canada, l’Initiative Amis des bébés s’appelle l’Initiative des amis des bébés pour refléter le continum des soins entre les hôpitaux et les services de santé communautaire. Les « Indicateurs de résultats pour les Dix conditions pour le succès de l’allaitement, intégrés pour les hôpitaux et les services de santé communautaire » du Comité canadien pour l’allaitement (CCA) décrit les normes internationales contenues dans les Règles mondiales de l’OMS/l’UNICEF, dans le contexte canadien (tableau 2)[35].

TABLEAU 1
Objectifs opérationnels de la stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, tirés de la Déclaration Innocenti 2005 [34]
  1. Désigner un coordonnateur national doté de pouvoirs appropriés et créer un comité national multisectoriel pour la promotion de l’allaitement maternel, composé de représentants des services gouvernementaux compétents, d’organisations non gouvernementales et d’associations professionnelles dans le domaine de la santé.
  2. Faire en sorte que chaque établissement assurant les prestations de maternité respecte pleinement les « dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel » énoncées dans la Déclaration conjointe de l’OMS et de l’UNICEF sur l’allaitement maternel et les services liés à la maternité.
  3. Mettre en œuvre les principes et l’objectif du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et les résolutions pertinentes adoptées ultérieurement par l’Assemblée mondiale de la Santé.
  4. Promulguer des lois novatrices protégeant le droit des femmes qui travaillent d’allaiter leur enfant et adopter des mesures pour assurer leur application.
  5. Élaborer, mettre en œuvre, suivre et évaluer une politique complète sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, dans le contexte des politiques et programmes nationaux concernant la nutrition, la santé de l’enfant, la santé génésique et la réduction de la pauvreté.
  6. Faire en sorte que le secteur de la santé et les autres secteurs concernés protègent, encouragent et appuient l’allaitement exclusif au sein pendant six mois et sa poursuite jusqu’à l’âge de deux ans ou au-delà, tout en garantissant aux femmes l’accès aux moyens nécessaires – dans la famille, dans la communauté et au travail – pour y parvenir.
  7. Promouvoir une alimentation complémentaire adéquate, sûre, appropriée et à terme, parallèlement à la poursuite de l’allaitement maternel.
  8. Donner des conseils sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants dans des situations de difficulté exceptionnelle et sur le soutien dont ont besoin en pareil cas les mères, les familles et les autres personnes qui s’occupent des enfants.
Envisager la nécessité de nouvelles mesures, législatives ou autres, dans le cadre d’une politique vaste sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, pour donner effet aux principes et aux objectifs du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et aux résolutions pertinentes ultérieures de l’Assemblée mondiale de la Santé.

TABLEAU 2
Indicateurs intégrés de résultats pour les Dix conditions pour le succès de l’allaitement

Condition 1 : Adopter une politique d’allaitement formulée par écrit et portée systématiquement à la connaissance de tous les intervenants en santé et des bénévoles.

Condition 2 : S’assurer que tous les intervenants en santé ont les connaissances et les habiletés nécessaires pour mettre en oeuvre la politique d’allaitement.

Condition 3 : Informer les femmes enceintes et leur famille de l’importance et de la gestion quotidienne de l’allaitement.

Condition 4 : Placer les bébés en contact peau-à-peau avec leur mère dès la naissance et de façon ininterrompue pour au moins une heure ou jusqu’à la fin de la première tétée ou aussi longtemps que la mère le désire. Aider les mères à reconnaitre quand leur bébé est prêt à téter et leur offrir de l’aide au besoin.

Condition 5 : Aider les mères à initier l’allaitement et à maintenir la lactation en cas de problèmes incluant la séparation de leur nourrisson.

Condition 6 : Soutenir les mères à allaiter exclusivement pendant les six premiers mois à moins que des suppléments soient indiqués médicalement.

Condition 7 : Faciliter la cohabitation 24 heures sur 24 pour toutes les dyades mères-bébés: mères et bébés restent ensemble.

Condition 8 : Encourager l’allaitement selon les signes du bébé. Encourager la poursuite de l’allaitement au-delà de six mois au moment de l’introduction appropriée d’aliments complémentaires.

Condition 9 : Encourager les mères à nourrir et à prendre soin de leur bébé sans avoir recours à une suce d’amusement ou à une tétine artificielle.

Condition 10 : Assurer des liens fluides entre les services fournis par l’hôpital, les services de santé communautaire et les groupes d’entraide en allaitement. Appliquer des principes de soins de santé primaires et de santé des populations pour soutenir les mères sur le continuum de soins et implanter des stratégies qui influenceront positivement les taux d’allaitement

L’Initiative Amis des bébés (IAB) a été lancée en 1991, d’après les dix conditions pour le succès de l’allaitement, la Déclaration Innocenti et le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS (tableau 3) [36]. Les centres des naissances reçoivent la désignation « Ami des bébés » lorsqu’ils adhèrent aux dix conditions et respectent toutes les dispositions du code de l'OMS. Le code de l’OMS vise à protéger l’allaitement en s’assurant que l’industrie adopte des mesures de commercialisation éthique des substituts du lait maternel. Pour recevoir la désignation « Ami des bébés », un centre doit respecter chacune des dix conditions auprès d’au moins 80 % de l’ensemble des femmes et des bébés sous ses soins. Plus de 20 000 centres des naissances et régies de la santé du monde possèdent cette désignation, dont seulement 12 hôpitaux ou centres des naissances et 25 centres de santé communautaires et régies de la santé du Canada en mai 2012. La majorité de ces services se situent au Québec, la première province dotée d’une stratégie provinciale d’allaitement qui inclut la mise en œuvre de l’IAB. Le Comité canadien pour l’allaitement est l’organisme national responsable de conférer la désignation Ami des bébés.

TABLEAU 3
Code international de commercialisation des substituts du lait maternel de l'OMS[36]
  • Interdire la promotion des produits visés par le Code auprès du grand public.
  • Interdire la distribution d’échantillons gratuits aux mères.
  • Interdire la promotion de ces produits dans les établissements de santé.
  • Interdire le recours à des représentants des fabricants pour donner des conseils aux mères.
  • Interdire la distribution de cadeaux ou d’échantillons personnels aux professionnels de la santé.
  • Interdire la promotion écrite ou imagée qui idéaliserait l’alimentation artificielle, y compris de photos de bébés sur les étiquettes des produits.
  • S’assurer que les professionnels de la santé reçoivent une information scientifique et factuelle.
  • Exiger que toute information sur les aliments commerciaux pour bébés, y compris l’étiquette, mentionne clairement la supériorité de l’allaitement au sein et comporte une mise en garde contre les risques et le coût de l’alimentation artificielle.
  • Interdire la promotion des produits inadéquats pour les bébés, comme le lait concentré sucré.
  • S’assurer que tous les produits sont de bonne qualité et à ce qu’on prenne en considération les conditions climatiques et d’entreposage du pays dans lequel ils sont utilisés.
  • Promouvoir et soutenir l’allaitement maternel exclusif pendant six mois à titre de recommandation de santé publique mondiale et la poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans ou au-delà.
  • Encourager une alimentation complémentaire adéquate après l’âge de six mois, étant entendu que tout aliment ou boisson administré avant qu’il soit nécessaire sur le plan nutritionnel peut nuire à l’allaitement.
  • Ne pas commercialiser des aliments complémentaires de manière à compromettre l’allaitement exclusif et soutenu.

Comprendre que l’aide financière de la part de l’industrie de l’alimentation des nourrissons peut nuire au soutien sans équivoque de l’allaitement par les professionnels.

Les données tirées des publications scientifiques

Au Canada, des études récentes démontrent que le taux d’initiation de l’allaitement est élevé, car il se situe entre 87,3 % et 89 %. Une minorité de bébés seulement sont encore allaités exclusivement à six mois, les taux déclarés oscillant entre 25,3 % et 26 % [37]. Les provinces maritimes présentent le plus bas taux d’allaitement exclusif à six mois, et la Colombie-Britannique et les Territoires du Yukon, le plus élevé. Une enquête sur les expériences des centres des naissances des hôpitaux canadiens a établi une faible adhésion aux pratiques de l’IAB [38][39], malgré la panoplie de données probantes démontrant que leur respect accroît à la fois la durée et l’exclusivité de l’allaitement. À Cuba [40], le taux d’allaitement exclusif est passé de 25 % à 72 % entre 1990 et 1996, lorsque 49 des 56 centres des naissances du pays sont devenus Amis des bébés. En Chine [40], où l’on trouve plus de 6 000 hôpitaux Amis des bébés, l’allaitement exclusif dans les régions rurales est passé de 29 % en 1992 à 68 % en 1994. Dans les régions urbaines, il est passé de 10 % à 48 %. Dans un essai aléatoire groupé mené dans la République du Bélarus [40], les femmes qui accouchaient dans un centre des naissances offrant une intervention fondée sur l’IAB étaient plus susceptibles d’allaiter exclusivement leur nourrisson à trois mois (43,4 % par rapport à 6,4 %) et à six mois (7,9 % par rapport à 0,6 %) que celles qui accouchaient dans d’autres centres. Une étude américaine plus récente démontre que 68 % des mères qui avaient été exposées à au moins cinq des dix conditions décrites par l’OMS et l’UNICEF allaitaient toujours au bout de 16 semaines, par rapport à 53 % des autres mères [41]. Aucun des hôpitaux qui avaient participé à cette étude ne respectait les critères de l’IAB. En 2004, le Maternal and Child Health Bureau des États-Unis a publié les obstacles à la mise en œuvre de chacune des dix conditions ainsi que des suggestions pour les surmonter [42].

L’allaitement devrait être perçu comme le mode d’alimentation normal du bébé. Les données probantes tirées de recherches canadiennes démontrent que les hommes et femmes en âge d’aller à l’université associent souvent des sentiments de restriction ou de résistance à l’allaitement (p. ex., « il est préférable d’allaiter en privé »), même s’ils conviennent de la désirabilité d’allaiter leurs propres futurs enfants [43][44]. Leur intention d’allaiter était prédite par leur connaissance de l’allaitement et par leurs perceptions des normes sociales. Cette observation appuie l’importance d’une éducation précoce en matière d’allaitement.

Il existe des considérations particulières à l’égard de l’allaitement et de l’IAB, notamment à l’unité de soins intensifs néonatals (USIN), où il n’est pas toujours médicalement faisable de respecter l’ensemble des dix conditions pour le succès de l’allaitement (p. ex., installer le bébé dans la chambre de la mère). Cependant, le lait humain comporte des bienfaits supplémentaires pour les nourrissons les plus vulnérables, tels que ceux de très petit poids de naissance. Lorsque la mère n’a pas assez de lait, l’utilisation de lait humain pasteurisé de donneuses devrait être fortement envisagée en cas d’hospitalisation de prématurés ou de certains nourrissons à terme, mais malades [45].

Même si la sucette (suce) contribue peut-être à la protection contre la mort subite du nourrisson [46], il peut être prudent de retarder son utilisation jusqu’à ce que l’allaitement soit établi. Les données probantes sur le sujet sont conflictuelles et doivent faire l’objet d’études supplémentaires [47][48]. À l’USIN, les suces peuvent être utilisées pour habituer le nourrisson à téter [49] et pour soulager la douleur [50].

Les pratiques Amis des bébés sont profitables aux familles et aux nourrissons bien au-delà de la promotion de l’allaitement et ne devraient pas être restreintes à la dyade mère allaitante-nourrisson. Par exemple, les nourrissons devraient profiter d’un contact peau contre peau (la méthode kangourou) dans la demi-heure suivant leur naissance, même si on ne prévoit pas les allaiter [51]. De plus, les mères de bébés issus de mères porteuses ou les mères qui adoptent devraient se voir offrir autant de pratiques tirées de l’IAB que possible, même si l’allaitement n’est peut-être pas possible.

Les contre-indications à l’allaitement

Les contre-indications à l’allaitement sont rares, mais elles existent. Le comité des maladies infectieuses et d’immunisation de la Société canadienne de pédiatrie a produit une liste des contre-indications liées aux maladies infectieuses [52]. Notamment, on recommande aux mères positives au VIH du Canada de nourrir leur nourrisson à l’aide d’une préparation lactée. Les mères sous chimiothérapie cytotoxique devraient être invitées à arrêter l’allaitement pendant la durée du traitement [53]. Les mères qui reçoivent des isotopes radioactifs ou une radiothérapie peuvent également être invitées à suspendre temporairement l’allaitement pendant leur traitement. Les nourrissons présentant une galactosémie classique ne devraient pas recevoir de lait maternel [54]. Enfin, par le passé, on croyait l’allaitement contre-indiqué en cas de phénylcétonurie, mais dans de nombreux centres de maladies métaboliques, sinon la plupart, la pratique actuelle favorise l’allaitement en complément des préparations faibles en phénylalanine, conjointement avec une surveillance étroite des taux de phénylalanine [55].

Même s’il faut prendre toutes les mesures possibles pour aider les mères à arrêter de fumer, les fumeuses devraient être encouragées à allaiter, car l’allaitement pourrait atténuer certains des effets négatifs du tabagisme sur la santé de leur nourrisson [56]. Les mères qui continuent de fumer devraient éviter de le faire en présence de leur nourrisson et à l’intérieur de la maison. Il faut limiter la consommation de boissons alcoolisées, car l’alcool passe directement dans le lait maternel. Les mères et les médecins devraient consulter Motherisk [57] s’ils se posent des questions sur les risques des médicaments par rapport à l’allaitement. Il n’est pas recommandé d’arrêter l’allaitement en cas de jaunisse physiologique ou d’ictère au lait maternel [58], et il faut chercher un autre diagnostic dans les cas prolongés ou réfractaires. En présence d’ictère au lait maternel, le dispensateur de soins doit évaluer attentivement la prise du sein par le nourrisson, enseigner les bonnes techniques d’allaitement et surveiller étroitement les boires. Il faut envisager fortement un aiguillage vers une conseillère en allaitement agréée en cas de difficultés d’allaitement.

Conclusion

Étant donné les bienfaits sanitaires, sociaux et économiques de l’allaitement pour les mères, les enfants et l’ensemble de la société, l’allaitement constitue une initiative de santé publique essentielle. Les professionnels de la santé qui s’occupent de nourrissons et de leur mère doivent admettre l’importance de l’allaitement et chercher à transférer leurs connaissances aux familles avec lesquelles ils travaillent. L’IAB facilite la promotion, la protection et le soutien de l’allaitement, et son efficacité à accroître l’initiation, la durée et l’exclusivité de l’allaitement est démontrée.

Recommandations

En qualité de programme mondial et probant qui améliore l’allaitement des mères et des bébés, l’IAB peut servir de base à une approche complète en vue de protéger, de promouvoir et de soutenir l’allaitement au Canada. Il est essentiel de compter sur le leadership de chaque province et de chaque territoire pour garantir la mise en œuvre de l’IAB dans tous les établissements de santé qui offrent des services aux familles ayant de jeunes enfants. Pour cette raison, la Société canadienne de pédiatrie recommande les mesures suivantes :

  • Il faut protéger, promouvoir et soutenir l’allaitement puisque le lait maternel est la forme d’alimentation idéale pour tous les nourrissons et jeunes enfants (qualité des preuves II-1A).
  • Les gouvernements devraient s’efforcer d’accroître le taux d’initiation, de durée et d’exclusivité de l’allaitement, car celui-ci confère des bienfaits importants aux nourrissons et aux jeunes enfants sur le plan de la santé, de l’immunologie, de l’affectivité et de la cognition (qualité des preuves II-1A).
  • Tous les établissements de santé et les dispensateurs qui s’occupent de mères, de nourrissons et d’enfants devraient chercher à adhérer aux pratiques de l’IAB, dont la capacité d’accroître l’initiation, la durée et l’exclusivité de l’allaitement est démontrée (qualité des preuves IA).
  • Les ministères de la Santé provinciaux et territoriaux devraient mandater l’élaboration d’une stratégie de mise en œuvre de l’Initiative Amis des bébés dans tous les établissements de santé qui offrent des services à la mère et à l’enfant, y compris les hôpitaux, les unités de santé publique, les centres de santé communautaires et les cabinets des médecins (qualité des preuves II-2B). Il faut nommer un coordonnateur provincial ou territorial pour mettre en œuvre et coordonner la stratégie provinciale ou territoriale de l’IAB (qualité des preuves III).
  • Il faut mettre en œuvre une stratégie provinciale ou territoriale d’éducation à l’allaitement destinée à tous les dispensateurs de soins, les gestionnaires et les bénévoles qui travaillent dans les hôpitaux et les services communautaires où l’on s’occupe de mères et d’enfants (qualité des preuves II-2B).
  • Chaque province et chaque territoire doivent créer un système de collecte de données standardisé permanent pour suivre le taux d’initiation, de durée et d’exclusivité de l’allaitement (qualité des preuves III).
  • Les gouvernements, les établissements de santé et les dispensateurs de soins devraient tout mettre en œuvre pour adhérer au Code international de commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS et aux résolutions pertinentes de l’Assemblée mondiale de la Santé (qualité des preuves II-3A).
TABLEAU 4
Qualité des preuves et catégories de recommandations [59][60]
Qualité des preuves Description
I Données obtenues dans le cadre d’au moins un essai comparatif bien conçu randomisé
II-1 Données obtenues dans le cadre d’essais comparatifs bien conçus, sans randomisation
II-2 Données obtenues dans le cadre d’études de cohortes ou d’études analytiques cas-témoins, réalisées de préférence dans plus d’un centre ou par plus d’un groupe de recherche
II-3 Données comparatives de différents lieux et époques avec ou sans intervention; résultats spectaculaires d’études non comparatives
III Opinions exprimées par des sommités dans le domaine et reposant sur l’expérience clinique; études descriptives ou rapports de comités d’experts
Recommandations de mesures préventives
A Il y a des preuves suffisantes pour soutenir cette recommandation.
B Il y a des preuves acceptables pour soutenir cette recommandation.
C Les preuves sont insuffisantes pour soutenir cette recommandation, mais des recommandations peuvent être formulées pour d’autres motifs.
D Il y a des preuves suffisantes pour soutenir la recommandation d’exclusion.
E Il y a des preuves acceptables pour soutenir la recommandation d’exclusion

Remerciements

Le comité d’étude du fœtus et du nouveau-né, le comité de la pédiatrie communautaire et le comité d’action pour les enfants et les adolescents de la Société canadienne de pédiatrie ont révisé le présent document de principes, qui est avalisé par le Comité canadien pour l’allaitement.

COMITÉ DE NUTRITION ET DE GASTROENTÉROLOGIE
Membres : Dana L Boctor MD; Jeffrey N Critch MD; Manjula Gowrishankar MD; Valérie Marchand MD (présidente); Sharon L Unger MD; Robin C Williams (représentante du conseil)
Représentants : Jatinder Bhatia MD, American Academy of Pediatrics; Genevieve Courant, infirmière praticienne, Comité canadien pour l’allaitement; A George F Davidson MD, Human Milk Banking Association; Tanis Fenton, Les Diététistes du Canada; Jennifer McCrea, Santé Canada; Jae Hong Kim MD (ancien membre); Lynne Underhill, M. Sc., Bureau des sciences de la nutrition, Santé Canada

COMITÉ DIRECTEUR DE LA SECTION DE LA PÉDIATRIE HOSPITALIÈRE
Isabelle M Chevalier MD (présidente désignée); Dawn S Hartfield MD (présidente sortante); Joanna Holland MD (secrétaire-trésorière); Sanjay Mahant MD (président); Jaret McLeod MD (administrateur); Niraj Mistry MD (représentant, section des résidents); Jennifer Walton MD (administratrice)

Auteures principales : Catherine M Pound MD; Sharon L Unger, MD

Références

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Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.