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La santé des enfants autochtones
L’enjeu
Historique
Appels à l’action
Le rôle du gouvernement fédéral
Le rôle de la Société canadienne de pédiatrie
L’enjeu
Améliorer la santé des enfants et adolescents autochtones
Historique
Les enfants de moins de 16 ans représentent 40 % de la population autochtone du Canada. Bien qu’ils constituent la proportion la plus élevée, et à la croissance la plus rapide, des communautés autochtones, ils traînent loin derrière les autres enfants canadiens en matière de santé.
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Le taux de mortalité des nourrissons est de deux à trois fois plus élevé dans les communautés des Premières nations et des Inuits (ISPC, 2004).
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Le taux de suicide parmi les autochtones est de deux à six fois plus élevé que celui de l’ensemble de la population canadienne (ISPC, 2004).
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Les enfants autochtones sont plus vulnérables aux blessures non intentionnelles et aux décès prématurés attribuables à la noyade et à d’autres causes. Les blessures sont les principaux facteurs contributifs aux décès prématurés au sein des Premières nations des réserves. Les taux sont quatre fois plus élevés que dans l’ensemble de la population canadienne (ISPC, 2004, Santé Canada, 2005).
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Les taux de diabète (découlant largement de l’obésité) sont plus élevés chez les adolescents autochtones que chez les autres adolescents (ISPC, 2004).
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Une plus grande proportion de familles autochtones affronte des problèmes d’abordabilité du logement et des aliments (ISPC, 2004).
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Les populations des Premières nations et du Canada présentaient des proportions similaires de naissances de bébés de petit poids en 2000. Cependant, presque deux fois plus de bébés des Premières nations étaient classés parmi les bébés de poids élevé que dans l’ensemble du Canada (Santé Canada, 2003).
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Les taux d’immunisation chez les enfants des Premières nations sont plus faibles que ceux des autres enfants du Canada (Santé Canada, 2003).
Appels à l’action
Une stratégie nationale s’impose pour donner lieu à des mesures concrètes qui amélioreront la santé des enfants et des adolescents autochtones, surtout pour estomper les inégalités en matière de santé.
Le gouvernement du Canada devrait adopter la déclaration du sommet Rassemblés autour d’un rêve : « Nous élèverons une génération d’enfants et d’adolescents métis, inuits et des Premières nations qui n’auront pas à se remettre de leur enfance. Nous commençons maintenant, armés de notre force, de notre courage et de notre détermination. »
Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux devraient adopter le principe de Jordan, un principe de l’enfant d’abord visant à garantir que les conflits de compétence n’entraînent pas de délais dans les soins et les services de santé aux enfants indiens inscrits.
Le rôle du gouvernement fédéral
Santé Canada dépense 1,1 milliard de dollars pour les services de santé aux communautés des Premières nations et des Inuits (Santé Canada, 2005).
Santé Canada offre plusieurs programmes dans les réserves, ciblés vers les enfants et leur famille, y compris le Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP), le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les réserves (PAPAR) et des projets sur le syndrome d’alcoolisation fœtale et sur l’effet de l’alcool sur le fœtus.
Le rôle de la Société canadienne de pédiatrie
La SCP, par l’entremise de son comité de la santé des Premières nations et des Inuits, élabore des politiques et des lignes directrices à l’intention des professionnels de la santé afin d’améliorer les soins de santé aux enfants et adolescents autochtones.
La SCP travaille également en collaboration avec des groupes autochtones nationaux à un projet à long terme afin d’implanter une nouvelle vision de la santé des enfants autochtones. En décembre 2005, ce groupe a organisé conjointement un sommet de trois jours intitulé Rassemblés autour d’un rêve : De nouvelles perspectives sur la santé des enfants et des adolescents inuits, métis et des Premières nations, qui représente la première étape vers la mise sur pied d’un mouvement général en vue :
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d’inciter les professions qui travaillent avec les enfants à adopter la vision généralisée de la santé des enfants et adolescents autochtones élaborée au sommet Rassemblés autour d’un rêve, dans le respect des cultures, contextes et langages diversifiés des peuples autochtones;
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d’améliorer la santé et le bien-être des enfants et adolescents autochtones, de leur famille et de leur communauté par une stratégie durable de défense d’intérêts et de collaboration, axée surtout sur les risques de santé structurels et systémiques;
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de décrire les principaux risques en matière de santé pour les enfants et adolescents autochtones, de même que les solutions en matière de politique, de pratique et de recherche nécessaires pour s’y soustraire;
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de réorienter les recherches, politiques et pratiques inadéquates en mettant sur pied des solutions plus efficaces;
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de dépister les lacunes en matière de connaissances, de politiques et de pratique et d’élaborer des stratégies pour y pallier;
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de repérer des processus pour assurer un échange efficace du savoir entre les peuples autochtones et non autochtones, pour le bien de tous les enfants et les adolescents.
La SCP est d’avis que des mesures interdisciplinaires (santé, éducation, services sociaux, etc.) et sectorielles (organismes sans but lucratif, gouvernement, secteur privé) conjointes sont essentielles pour répondre aux besoins de santé des enfants et adolescents autochtones.
La SCP a élaboré des outils pour ses membres, afin de promouvoir l’action.

Mise à jour : janvier 2008
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